~ DES DÉFINITIONS ~
« Il y aurait deux grand types de comportements de santé selon Matarazzo et al. (1984) : les comportements à risque (health-impairing habits) qui sont pathogènes et accroissent la probabilité d'être malade (fumer, boire de l'alcool, consommer trop de matières grasses ou de sucre, etc.) et les comportements sains – ou protecteurs – (health-protective behaviors), qui diminuent le risque d'être malade (faire de l'exercice, suivre les prescriptions médicales, consulter régulièrement un médecin, dormir suffisamment, mettre sa ceinture de sécurité, se brosser régulièrement les dents, mettre de la crème solaire, manger des fruits et des légumes, utiliser des préservatifs, etc.). [...] Les comportements sains sont donc ceux qui permettent de prévenir ou détecter une maladie mais aussi de protéger des risques et de promouvoir ou d'améliorer un état de santé satisfaisant. »
Bruchon-Schweitzer Marilou, Boujut Émilie. Psychologie de la santé : concepts, méthodes et modèles. Paris : Dunod, 2016, p. 399. (Psycho Sup).
« Pour élaborer des actions pertinentes d’éducation pour la santé, il est nécessaire de comprendre les facteurs d’influence et de genèse des comportements de santé, les processus d’apprentissage de la santé, de même qu’en épidémiologie ou en médecine générale on cherche à établir le lien causal entre agent et maladie, entre risque et maladie, entre comportement, risque et conséquence…
Il faut donc analyser les besoins éducatifs, poser un "diagnostic éducatif et/ou comportemental" (Green et coll., 1980 ; Green et Kreuter, 1991). Toute méthode d’analyse des besoins repose sur un modèle explicatif ou une théorie des comportements de santé.
Dans le champ de l’éducation pour la santé, plus de vingt modèles ont été élaborés ou utilisés. Ils peuvent être regroupés en huit catégories principales : le modèle biomédical, les théories de l’information et de la communication, les théories de la personnalité, les théories valeur-attentes, le modèle PRECEDE, les théories de l’apprentissage social, la théorie des représentations sociales et les modèles intégratifs.
À ces modèles peuvent s’ajouter ceux qui touchent aux processus (et aux étapes) de changement individuels, tels ceux décrits par Prochaska et Diclemente (1992), mais qui ne constituent pas des cadres explicatifs ou de compréhension des comportements de santé. Chacun de ces théories ou modèles présente à la fois des qualités et des limites, du fait qu’ils ont été élaborés à partir d’observations et d’expérimentations, souvent dans le cadre de disciplines et de perspectives «limitées», pédagogiques, psychologiques (cognitivistes, comportementalistes…), épidémiologiques […] et sans articulation interdisciplinaire. »
Arwidson Pierre, Bury Jacques, Choquet Marie. Éducation pour la santé des jeunes : démarches et méthodes. Paris : Inserm, 2001, pp. 25-26. En ligne : https://www.ipubli.inserm.fr/handle/10608/42
~ DES ILLUSTRATIONS ~
Bruchon-Schweitzer Marilou, Boujut Émilie. Psychologie de la santé : concepts, méthodes et modèles. Paris : Dunod, 2016, p. 533. (Psycho Sup).
Écocitoyenneté des adultes : accompagner le changement. Fiche 7 : le modèle transthéorique. Lyon : Graine Auvergne-Rhône-Alpes, 2016. En ligne : https://www.graine-ara.org/nos-actions/les-outils-ecocitoyennete-des-adultes-accompagner-le-changement#Leprojet