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- DES DÉFINITIONS -

 

"Lieu ou environnement au sein duquel évoluent quotidiennement les individus, où ils jouent, travaillent, s’aiment, partagent, etc. où la santé se crée, se maintient, se dégrade pour reprendre les mots de la Charte d’Ottawa (1986) : le logement, l’école, le travail, le quartier, le village ou la ville, etc.

Au sein de ces milieux de vie, les individus tissent des relations sociales, sont exposés à des conditions matérielles, physiques, organisationnelles, informationnelles et socio-économiques particulières. Les milieux de vie constituent ainsi l’une des catégories des déterminants de la santé : ils favorisent ou entravent le développement des individus ainsi que leur capacité d’agir et d’accomplir les rôles qu’ils entendent assumer."

Guével Marie-Renée, Migeot Virginie. Glossaire de promotion de la santé. 40 notions pour améliorer la santé, le bien-être et l'équité. Rennes : Presses de l'EHESP, 2025, 46 p.


 

"On peut découper les milieux de vie en cinq grandes catégories : le milieu familial, le milieu scolaire et le milieu de garde à l’enfance, le milieu de travail, le milieu d’hébergement, et enfin, la communauté locale et le voisinage.

Le milieu familial doit être considéré tant dans ses aspects sociaux (c’est-à-dire la composition de la famille et ses transformations, les pratiques éducatives des parents et la qualité des rapports entre les membres de la famille) que dans ses aspects matériels et économiques, telles que les caractéristiques du logement et les ressources matérielles dont disposent les individus qui en font partie. Le milieu familial joue un rôle déterminant dans le développement physique, cognitif, social et affectif des enfants, et il continue d’agir sur les comportements des individus et sur leur santé à tous les âges de la vie.

Le milieu scolaire et le milieu de garde sont habituellement le second milieu de vie dans lequel évoluent les enfants et les jeunes, milieu qui agira de façon importante sur tous les aspects de leur développement et de leur santé. Cette catégorie comprend tous les types de milieux de garde et de milieux scolaires, qu’ils soient privés ou publics, et s’étend jusqu’au milieu d’enseignement postsecondaire. Elle comprend les ressources et les services éducatifs, les services préventifs et les activités parascolaires qui y sont offerts. La façon dont s’exerce la gouvernance locale (les politiques et les règles de l’école ou du milieu de garde) et la part qu’y prennent les jeunes ou leur famille auront aussi des répercussions sur leur bien-être et leur santé. Cela inclut les conditions matérielles telles que la salubrité et la sécurité des lieux ainsi que la qualité du climat et des relations entre les jeunes, les familles et le personnel.

Les caractéristiques du milieu de travail viendront renforcer les habiletés et connaissances déjà acquises et confronter l’individu à un environnement physique plus ou moins sain ou dangereux (contaminants, bruit, sécurité des équipements, etc.). Ce milieu se caractérisera aussi par des facteurs psychosociaux plus ou moins favorables à la santé tels que le degré de soutien social dont dispose un travailleur, le degré de contrôle qu’il exerce sur son travail ou la précarité de son emploi.

La catégorie des milieux d’hébergement regroupe les divers milieux qui accueillent pour des périodes plus ou moins longues des personnes de tout âge vivant une perte d’autonomie, une déficience physique ou intellectuelle importante, ou encore des personnes vivant des difficultés (ex. : centres jeunesse, centres de désintoxication). Ces milieux viennent se substituer au milieu familial ou au ménage privé et constituent pour ces personnes un milieu de vie. Les conditions matérielles et sociales qu’elles y trouvent, la nature et la qualité des services et des ressources qui leur sont offerts et même le type de gouvernance qui s’observe dans ces milieux contribueront, selon les cas, à leur rétablissement et à leur intégration, ou tout au moins favoriseront un plus haut niveau de bien-être.

La communauté locale et le voisinage peuvent englober les autres milieux de vie décrits plus haut, mais recouvrent un ensemble encore plus large de conditions matérielles et sociales auxquelles les individus sont exposés. On peut diviser ce milieu de proximité en deux sous-ensembles. Il y a d’abord le pâté de maisons, milieu le plus près du citoyen, qui est la zone la plus souvent fréquentée autour du lieu de résidence, plus petite que le quartier et plus propice à l’instauration de liens affectifs et sociaux. Elle peut être plus ou moins sécuritaire, salubre ou propice à la pratique de l’activité physique. À ce milieu s’ajoute ensuite une zone un peu plus étendue, comprenant les endroits que l’individu fréquente pour se rendre par exemple à l’école, au travail, ou pour utiliser des services commerciaux (banque, épicerie, pharmacie), de loisirs et communautaires. La communauté peut être vue au sens plus large comme un système social structuré de personnes vivant à l’intérieur d’un espace géographique donné (ville, village, quartier, arrondissement). C’est dans le milieu de proximité d’une communauté que la cohésion sociale et les réseaux communautaires se créent. La gouvernance locale et la place qu’y occupent les citoyens constituent des facteurs importants dans la capacité d’une communauté à résoudre ses problèmes et à favoriser la santé de ses membres."

Emond Aline. Cadre conceptuel de la santé et de ses déterminants : résultat d’une réflexion commune. Québec : Direction des communications du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, 2010, 44 p. En ligne : https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/responsabilite-populationnelle/cadre_conceptuel.pdf

 

Mise à jour : 19/06/2026