Ayant émergé à la fin des années 90, la médiation en santé est un processus relationnel qui concourt à la réduction d’inégalités sociales de santé grâce à sa fonction d’interface entre populations vulnérables et acteurs du système sanitaire et social. Ses contours ont été progressivement précisés, notamment par la Haute Autorité de santé en 2017, mais elle recouvre encore une hétérogénéité de pratiques et de modalités de mise en œuvre sur le terrain. Cette session de table ronde aborde les contours de la médiation en santé, les résultats de l’étude de la FNASAT et Sidaction sur ce sujet, sur le métier de médiateur.trice, des exemples territoriaux ainsi que des analyses croisées.
Veille documentaire
Un appel à projet auquel candidater ? Une publication incontournable ? Une actualité indispensable? Une vidéo particulièrement percutante ? Retrouvez ici les informations repérées chaque jour par notre équipe concernant toutes les thématiques du Rrapps.
Et pour ne rien manquer, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter quotidienne La Veille du jour en vous inscrivant depuis cette page.
En prenant pour cas d’étude l’émergence d’un problème public lié à la prolifération du moustique-tigre en Occitanie, cet article propose d’entrer dans la fabrique citoyenne de ce problème, qui peut être perçu sous l’angle des nuisances de la vie quotidienne ou bien comme une question de santé publique à traiter. Basé sur une enquête qualitative de trente entretiens avec des citoyens et des acteurs institutionnels, le texte analyse deux processus d’adaptation citoyenne face au moustique tigre : la lutte et le « vivre avec ». Nous interrogeons le rôle effectif qu’endossent les citoyens dans l’action publique. Nous rendons compte de la coexistence de deux formes d’action publique : une action publique formelle portée par les institutions et une action publique citoyenne plus feutrée, se déroulant dans l’espace domestique, que nous qualifions d’« informelle ». Ces deux formes d’action publique peuvent s’exprimer de façon parallèle et indépendante, de manière divergente en se confrontant, ou s’entrecroiser. Nous analysons ainsi les convergences et divergences notables entre ces deux formes de prise en charge du problème.
La situation épidémique actuelle est marquée par une augmentation importante des cas d’infection à Bordetella pertussis en France et des décès survenus très majoritairement chez des nourrissons de moins de 2 mois, en nombre supérieur à celui observé lors du dernier pic épidémique de 2017.
La progression notable de la part de personnes très âgées dans la population ne s’est
pas traduite en France par une forte augmentation du recours aux établissements d’hébergement pour personnes âgées (EHPA). Dans cet article, nous proposons d’analyser la contribution à cette évolution des facteurs individuels de recours : l’âge, le niveau d’éducation, le sexe, le type d’incapacité et l’entourage familial. À partir des données de enquêtes Handicap‑Santé (2008‑2009) et Capacités et Aides et REssources des seniors (2015‑2016), nous estimons la probabilité de vivre en EHPA chez les individus de 75 ans et plus comme une fonction de ces différents facteurs. Une décomposition permet de montrer que la progression de la part des très âgés et des incapacités sévères accroît le recours global, mais que cet accroissement est contrebalancé par l’augmentation des ressources familiales. Le niveau de recours associé aux différents facteurs est stable. La prise en charge à domicile semble positivement influencée par des effets de composition, liés à un entourage familial plus étoffé ; en revanche elle ne semble pas liée, à situation donnée, à une diminution du recours aux EHPA.
L’enseignement des émotions a le vent en poupe. Intégré dans divers programmes éducatifs et de santé publique à travers le monde sous le nom de compétences psychosociales (CPS), cet enseignement vise à promouvoir le bien-être mental et social des individus, particulièrement chez les jeunes. L’empathie, qui figure parmi les CPS, est classifiée comme un apprentissage nécessaire pour “communiquer de façon constructive” (voir tableau ci-dessous). Peut-on donc imaginer qu’elle sera bientôt enseignée comme on enseigne le théorème de Pythagore ?
La promotion de la marche en ville occupe depuis quelques années une place grandissante dans l’action publique urbaine. Mode de déplacement accessible à tous et pauvre en carbone, au service de l’activité physique et de la santé publique, la marche est aussi un vecteur de transformation et d’apaisement des espaces urbains. Mobilisant chercheurs, élus et praticiens du public, du privé ou du secteur associatif, ce numéro propose d’éclairer les racines complexes d’une politique publique en pleine effervescence, des années 1970 à nos jours.
En collaboration avec Action contre la faim, la FAS Ile-de-France vient de publier les premiers résultats de son enquête sur les demandeurs d’asile en hébergement d’urgence. Les objectifs : améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des personnes au plus près des besoins, partager les bonnes pratiques, formuler des recommandations opérationnelles et construire un Plaidoyer. Au total, malgré de grandes disparités, 20 structures HUDA sur les 26 interrogées en Ile-de-France observent des difficultés d’accès à l’alimentation pour les personnes hébergées. Il a aussi été constaté que « la sensation de faim, modérée ou sévère, persiste peu importe les conditions d’hébergement des personnes enquêtées ».
Confrontée à une inflation sans précédent depuis des décennies, la France a vu revenir en force la question des prix bas dans l’offre alimentaire. La mission du CGAAER a analysé la compétitivité prix de l’agriculture et de l’agroalimentaire français et leur place sur ce segment de marché.
La Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt Bourgogne-Franche-Comté propose dans ce rapport 2023 un bilan chiffré de ses activités. Elle met en lumière plusieurs sujets , notamment la sécurité sanitaire des aliments, le Programme national de l'alimentation (PNA 3), le CRALIM (précarité alimentaire), le colloque Ecophyto, etc.
En collaboration avec Action contre la faim, la FAS Ile-de-France vient de publier les premiers résultats de son enquête sur les demandeurs d’asile en hébergement d’urgence. Les objectifs : améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des personnes au plus près des besoins, partager les bonnes pratiques, formuler des recommandations opérationnelles et construire un Plaidoyer. Au total, malgré de grandes disparités, 20 structures HUDA sur les 26 interrogées en Ile-de-France observent des difficultés d’accès à l’alimentation pour les personnes hébergées. Il a aussi été constaté que « la sensation de faim, modérée ou sévère, persiste peu importe les conditions d’hébergement des personnes enquêtées ».
Ce document présente une liste de 47 indicateurs recommandés par l'Action mondiale pour évaluer la santé des adolescents (GAMA), établie en 2018 par l'OMS en collaboration avec l'ONUSIDA, l'UNESCO, l’UNFPA, l'UNICEF, ONU Femmes, le Groupe de la Banque mondiale et le Programme alimentaire mondial. Les 47 indicateurs de santé des adolescents sont le résultat d’un processus de sélection structuré et participatif sur cinq ans. Ils sont applicables à tous les sous-groupes de la population adolescente et couvrent six domaines : (1) politiques, programmes et lois, (2) performances des systèmes et interventions, (3) déterminants sociaux, culturels, éducationnels et environnementaux de la santé (4) comportements et risques sanitaires, (5) bien-être subjectif et (6) conditions et réalisations en matière de santé.
Ce projet, lancé dans le cadre du pacte pour l’émancipation des jeunes de Planoise, vise à créer des livrets de santé accessibles et pratiques. Co-construits avec des experts locaux, y compris des professionnels de santé et des travailleurs sociaux, ces livrets répondent aux besoins des populations difficiles à atteindre.