L’un des enjeux de la promotion de la santé est de s’appuyer sur des données probantes pour permettre aux acteurs d’agir et de se saisir des modes d’action les plus prometteurs, ou pour permettre aux décideurs de construire des politiques publiques pertinentes. Plusieurs questions se posent alors pour les acteurs : comment sont-elles produites et par qui ? Comment les utiliser pour agir en promotion de la santé ? Quels obstacles se dressent devant les acteurs pour produire et utiliser ces données probantes ? Quels rôles peuvent-ils jouer ? Cette journée avait pour but de favoriser les rencontres et les échanges sur les questions relatives à l’usage des données probantes en promotion de la santé : de leur production à leur appropriation, en passant par leur diffusion.
Veille documentaire
Un appel à projet auquel candidater ? Une publication incontournable ? Une actualité indispensable? Une vidéo particulièrement percutante ? Retrouvez ici les informations repérées chaque jour par notre équipe concernant toutes les thématiques du Rrapps.
Et pour ne rien manquer, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter quotidienne La Veille du jour en vous inscrivant depuis cette page.
Ce rapport étudie l’impact substantiel des déterminants commerciaux sur les maladies non transmissibles (MNT) dans la Région européenne de l’OMS. Près de 7 500 décès par jour dans la Région sont attribués à des déterminants commerciaux, tels que le tabac, l'alcool, les aliments transformés, les combustibles fossiles et les pratiques professionnelles. Ces produits et pratiques commerciales contribuent à 25 % de tous les décès dans la région. Les chapitres du rapport explorent la manière dont les intérêts commerciaux exacerbent les MNT et les stratégies clés utilisées par les acteurs commerciaux pour influencer négativement les politiques liées aux MNT aux niveaux national et international. Il propose également des études de cas qui illustrent stratégies clés et les résultats de l'influence de l'industrie sur les politiques de santé.
Ce numéro spécial de la revue « Alcoologie et addictologie » est consacré aux Journées de la Société française d’alcoologie. Il propose les résumés des interventions, notamment un retour d’expérience sur des ateliers d'intervention psychosociale au service de la prévention du Binge Drinking en milieu étudiant, un panorama des niveaux et modes de consommation, une présentation de l’application My Défi : coaching sur la consommation d’alcool, etc.
La structure régionale d’appui et d’expertise en addictologie Pays-de-la-Loire (SRAE PDL) propose cette infographie. Les dernières données épidémiologiques concernant les jeunes et l’alcool sont indiquées, selon l’usage en Europe, en France et en région.
Ce rapport présente les résultats de la mise à jour du modèle conceptuel du vieillissement en santé (VES) initialement publié dans le document Perspectives pour un vieillissement en santé : proposition d’un modèle conceptuel (Cardinal et al., 2008). Il a été élaboré dans le contexte de la priorisation du vieillissement en santé par la Direction générale de santé publique du ministère de la Santé et des Services sociaux. Il s’adresse aux intervenants de santé publique œuvrant dans le domaine du vieillissement ou de la promotion de la santé, ainsi qu’aux différents acteurs du réseau de santé publique impliqués dans la promotion du VES.
L'Institut national de santé publique du Québec présente sa nouvelle section sur la santé mentale. Elle propose notamment des repères, des exemples d'intervention et des notions sur la mesure de la santé mentale afin d'approfondir sa compréhension et faciliter la priorisation des actions. Une section destinée aux médias est également disponible en vue d'aborder le sujet de manière nuancée, juste et non stigmatisante dans l'espace public.
Cet article s'interroge sur les raisons structurelles du manque d'engouement pour le dispositif des « chèques psy », mis en place durant la crise sanitaire du Covid-19 pour permettre aux étudiant·e·s qui le souhaitent d'accéder gratuitement à des consultations psychologiques. Il analyse les facteurs qui amènent une partie des bénéficiaires potentiels des chèques psy à ne pas essayer, malgré des souffrances psychiques parfois intenses, de recourir à un dispositif qui leur est pourtant destiné. Sont ensuite examinés les différents problèmes posés par l'utilisation de ce dispositif qui, parce qu'il n'appréhende le problème social des souffrances psychiques des jeunes que comme une somme de problèmes médicaux individuels, échoue finalement à leur apporter une réponse satisfaisante.
La Direction générale de la santé (DGS) a initié une collaboration avec la Délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) fin 2021 afin d’améliorer la prise en compte de la population des apprentis dans ses actions de prévention et de promotion de la santé en direction des jeunes.
Interroger la crise de santé mentale des jeunes par le biais des ressources et de leur appropriation
La France joue un rôle moteur dans l’approche internationale « Une Seule Santé ». Depuis son émergence en 2004 lors du colloque « One World One Health », organisé par la Wildlife Conservation Society et l’université Rockefeller, One Health, “Une Seule Santé”, a dépassé son état théorique pour prendre une forme concrète et organisée. Des projets se déploient à l’échelle internationale avec la mise en œuvre notable, sur initiative franco-allemande, du One Health High Level Expert Panel (OHHLEP). En France, des mesures telles que la publication du plan national santé environnement (PNSE 4) en 2021 qui affirme l’approche Une Seule Santé, la création du Comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires (COVARS) en 2022 et l’animation du Groupe Santé Environnement (GSE) illustrent cette concrétisation. À l’échelon local, de multiples porteurs de projets, soutenus par les plans régionaux de santé environnement (PRSE) coorganisés par les élus des collectivités territoriales et les Agences Régionales de Santé, participent activement à ce changement.
Cette revue systématique vise à fournir une mise à jour des preuves scientifiques concernant les politiques de campus sans tabac/sans fumée (TFC/SFC), en utilisant une approche d'interventions complexes. Participants/méthodes : Nous avons effectué une recherche dans les bases de données PubMed, Scopus et Web of Science en combinant les termes de recherche tobacco-free ou smoke-free, campus, university or college et policy pour tous les articles indexés publiés jusqu'en juin 2023. Les études ont été incluses si elles présentaient des recherches sur la mise en œuvre avant/après du TFC/SFC ou des composantes de la politique. Deux codeurs ont extrait et synthétisé les données et évalué le risque de biais. Résultats : Au total, 113 études ont été incluses, rapportant des données de 2005 à 2023 dans 17 pays. Les données ont été classées dans trois des quatre phases du cadre du Medical Research Council (MRC), à savoir faisabilité (n=24), mise en œuvre (n=34) et évaluation (n=69). Cette étude montre que l'élaboration d'une politique, la communication, les stratégies d'application et les services d'aide au sevrage tabagique sont des éléments essentiels de la politique. Les TCF/SFC sont efficaces pour réduire le tabagisme et l'exposition au tabagisme passif, mais ils favorisent également le vapotage. Peu de recherches ont été menées sur l'effet des TCF/SFC sur la consommation de tabac sans fumée. Conclusion : Cette étude aborde les incertitudes qui subsistent dans les données probantes sur le processus de mise en œuvre de la TFC/SFC. Nous présentons ensuite une série de recommandations à l'intention des administrateurs d'université.
L’édition 2023 de l’étude EROPP a interrogé un échantillon représentatif de 14 984 adultes âgés de 18 à 75 ans de France hexagonale. En 2023, la moitié des adultes de France hexagonale a déjà expérimenté le cannabis. L’usage de cannabis au cours des 12 derniers mois concerne 10,8 % des adultes, en stabilité depuis une dizaine d’années. L’usage de cannabis progresse parmi les groupes les plus âgés tandis qu’il diminue parmi les plus jeunes. La cocaïne reste la drogue illicite la plus consommée après le cannabis, avec 2,7 % des adultes en 2023 qui en ont pris au moins une fois au cours des 12 derniers mois. Les usages de stimulants tels que la cocaïne, la MDMA (ecstasy) sont en forte augmentation entre 2017 et 2023. [Résumé d'éditeur]