L’Organisation mondiale de la santé recommande la mise en place de campus sans fumée (CSSF), et en 2024, le Conseil européen a exhorté les États membres à adopter des politiques antitabac dans les établissements d’enseignement. Cependant, contrairement à l’Amérique du Nord, à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande, l’Europe a tardé à adopter les CSSF. En France, l’École de santé publique EHESP est devenue la première école CSSF en 2018. Cette recherche a évalué le soutien des étudiants à cette politique depuis sa mise en œuvre et a examiné les facteurs associés.
Veille documentaire
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La Fédération Addiction publie, en ce début d'année, un nouveau guide dédié à l'amélioration de la prise en charge du tabac en première intention dans les consultations jeunes consommateurs. Ce document constitue un important appui méthodologique pour les professionnels de ces dispositifs. Il témoigne de l’attention que la Fédération Addiction porte à la question du tabac et sera suivi, courant 2026, d'un volet portant sur les CAARUD.
Depuis maintenant 10 ans, la Fédération Addiction en partenariat avec la Fédération des Acteurs de la Solidarité Auvergne-Rhône-Alpes et l'association Addictions France, outille les professionnel.les accompagnant les personnes en situation de précarité ayant des conduites addictives au sein des structures d'accueil-hébergement-insertion et logement (AHI-L). C'est au travers de leur programme commun, financé par l'ARS AURA, que plusieurs outils ont pu être construits de manière participative avec des professionnel.les et des personnes accompagnées volontaires.
Promouvoir l'activité physique (AP) des jeunes et lutter contre la sédentarité sont des priorités de santé publique. Au-delà des campagnes de marketing social et de la diffusion d'informations, de nombreuses initiatives de terrain sont développées depuis plusieurs années pour promouvoir la pratique d'AP. Se pose pour les intervenants et les financeurs la question du choix des interventions et de leur déploiement, dans un contexte de plus en plus marqué par la recherche d'efficacité et d'efficience. Aussi, l'identification, puis la généralisation, d'interventions validées scientifiquement constituent des enjeux majeurs pour l'appui aux acteurs. Les résultats de l'étude Icaps (Intervention auprès des Collégiens centrée sur l'Activité Physique et la Sédentarité) ont démontré qu'il est possible d'augmenter la pratique d'AP et de réduire la sédentarité avec un effet bénéfique sur la santé des jeunes. Cette intervention s'inscrit dans une approche socio-écologique prenant en compte trois axes : le jeune, son soutien social et son environnement physique et organisationnel. Après une phase de déploiement pilote, une seconde phase a débuté en 2019. L'objectif est de soutenir la mise en place de projets Icaps via un opérateur national, en s'appuyant sur la démarche Icaps et en lien avec le milieu scolaire. Ainsi, sur l'année scolaire 2022-2023, dans 13 établissements porteurs, plus de 1300 jeunes sur 1567 ciblés ont atteint les objectifs d'un projet Icaps (i.e., +1h d'AP par semaine et diminution de 20 mn de temps d'écran quotidien). On observe aussi une augmentation significative du nombre de jeunes atteignant les recommandations nationales de pratique d'AP entre le début et la fin de l'année scolaire (de 8% à 26%). Il émerge au sein des établissements 4 catégories d'actions permettant une mise en œuvre efficace de la démarche. Enfin, ces résultats ont été obtenus grâce aux partenariats entre les différents acteurs clés.
« Ce numéro de Pratiques en santé mentale est consacré à un dispositif particulièrement novateur institué par la « loi de modernisation de notre système de santé » de janvier 2016 : il s’agit des Projets Territoriaux de Santé Mentale, désormais appelés par tous PTSM. Le PTSM vise à « l’amélioration continue de l’accès des personnes concernées à des parcours de santé et de vie de qualité, sécurisés et sans rupture ». L’objectif est indéniablement ambitieux et dans la citation précédente tous les mots pèsent leur poids : l’accès à des parcours traduit la volonté d’éviter la stagnation, la sédimentation des personnes concernées par la santé mentale dans des dispositifs figés, mais tout au contraire de construire des processus transversaux, dynamiques et évolutifs. »
Amélioration de la qualité de l'air, promotion de l'activité physique grâce aux modes de transports actifs, augmentation de la qualité nutritionnelle des régimes alimentaires, confort thermique des logements pour faire face aux vagues de chaleur ou de froid… Les politiques climatiques ont de nombreuses externalités positives sur l'état de santé des populations. Les études démontrent que les co-bénéfices sanitaires des politiques visant la neutralité carbone se manifestent localement et à court terme. Ces résultats permettent de sortir du prisme des émissions de carbone en intégrant la lutte contre le dérèglement climatique dans un cadre plus large. Alors que les Etats peinent à respecter leurs engagements climatiques, les co-bénéfices sanitaires des politiques climatiques peuvent représenter un argument décisif en faveur de politiques ambitieuses, tant auprès de la population que des décideurs politiques.
La Drees publie de nouvelles données sur le profil et les conditions de vie des personnes handicapées âgées de 16 ans ou plus, entre 2008 et 2024. Ces données sont issues de l’enquête Statistiques sur les ressources et conditions de vie (SRCV). Les personnes handicapées âgées de 16 à 64 ans ont des conditions de vie dégradées par rapport à l’ensemble de la population : en 2024, environ une personne handicapée sur trois est en situation de privation matérielle et sociale, contre une sur huit dans l’ensemble de la population. Ces proportions sont relativement stables depuis 2013, et le profil des personnes handicapées évolue peu depuis 2008. Par rapport à l’ensemble de la population, elles sont plus âgées, et donc plus souvent divorcées ou veuves et ont plus souvent des enfants, elles sont moins diplômées, vivent plus souvent seules, sont moins souvent propriétaires de leur logement.
À l’approche des élections municipales de 2026, la propreté de l’espace public apparaît comme un enjeu central du cadre de vie. Cette enquête propose de l’aborder par un angle inattendu : la géographie des mégots de cigarette. Déchet minuscule mais omniprésent, le mégot devient un révélateur des usages quotidiens de l’espace public et des transformations sociales et territoriales. Observer où les mégots s’accumulent permet de lire une France vécue au quotidien, rythmée par les mobilités, les temps de travail, de loisirs et de consommation. Plus un lieu est fréquenté, plus il est exposé. Les « hotspots » – lieux de vie qui subissent de manière récurrente une forte concentration de mégots – se concentrent ainsi dans les espaces de transit et d’attente (gares, abribus), de consommation (rues commerçantes, terrasses), aux seuils d’établissements (écoles, bureaux, hôpitaux) et dans les lieux festifs. Un paradoxe s’impose : les villes rendues plus agréables, piétonnes et végétalisées paraissent souvent plus sales, car l’espace public s’étend, attire davantage d’usagers et met les services de propreté sous pression. L’enquête déconstruit les idées reçues : tous les fumeurs ne jettent pas leurs mégots. Le mauvais geste dépend d’un contexte précis (attente, stress, alcool, relâchement), d’automatismes hérités, d’une connaissance imparfaite des impacts environnementaux et, surtout, de l’absence d’alternatives visibles. Une minorité de contrevenants suffit cependant à dégrader durablement un lieu. Trois études de cas illustrent ces mécanismes : Grenoble met en évidence les tensions d’une métropole entre renaturation et incivilités ; Ambérieu-en-Bugey montre l’efficacité d’actions locales fondées sur la proximité et le lien social ; Banyuls-sur-Mer révèle l’effet amplificateur du tourisme et des usages festifs. En conclusion, l’enquête plaide pour une approche combinant équipements adaptés, sensibilisation humaine, mobilisation citoyenne et sanction mesurée, afin de faire de la propreté un levier fédérateur des politiques municipales.
L’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l’Inspection générale de l’administration (IGA) ont évalué les haltes soins addictions (HSA), un dispositif expérimenté depuis 2016 pour réduire les nuisances liées à la consommation de stupéfiants dans l’espace public. Cette évaluation avait pour objectif d’éclairer le Gouvernement sur l’opportunité de maintenir, d’adapter ou arrêter des HSA en évaluant leur pertinence et leur place dans l’éventail des outils de réduction des risques et des dommages, leur impact sur la tranquillité et l’ordre publics, ainsi que leurs modalités de création et la pertinence de leurs lieux d’implantation.
La Lettre annuelle de l’Observatoire national des violences faites aux femmes, piloté par la Miprof, a pour mission de rendre visibles toutes les violences sexistes et sexuelles subies, sur une année, par les femmes et les enfants avec l’objectif de donner aux pouvoirs publics et à la société civile une vision aussi précise que possible de l’ampleur des violences de genre et de leur évolution.
Cet article porte sur l'étude des déterminants de l'intention des étudiants en masso-kinésithérapie de se faire vacciner contre la grippe dans le cadre de la théorie du comportement planifié.
Substance neurotoxique la plus souvent expérimentée à l’adolescence, l’alcool peut être à l’origine de dégâts majeurs si sa consommation s’installe. Pour prévenir ces risques, il est important d’instaurer le plus tôt possible un dialogue avec son enfant. Sans dramatiser ni minimiser.