L’usage de produits psychoactifs en contexte sexuel est pris en compte par les politiques de santé quasi exclusivement sous l’angle de la pratique du chemsex, qui renvoie à une forme spécifique d’usage de produits chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH). Des études récentes appellent à documenter l’ampleur et la diversité des pratiques de consommation de produits psychoactifs en contexte sexuel dans la population générale, afin d’élaborer des politiques de santé adaptées à chaque public. L’objectif de cet article est précisément de proposer une mesure de ces pratiques et de cartographier leur diversité à travers des indicateurs de prévalence.
Veille documentaire
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Le cancer du col de l’utérus reste un enjeu majeur de santé publique, bien que largement évitable grâce à la vaccination et au dépistage. En France, malgré la généralisation du programme national de dépistage organisé (PNDOCCU) en 2018, la participation demeure insuffisante et marquée par des inégalités sociales et comportementales. Certaines dimensions individuelles, comme l’orientation sexuelle, les pratiques sexuelles ou les antécédents de violence influençant cette participation, restent peu explorées dans les études françaises.
En France, le paysage contraceptif s’est diversifié et partiellement démédicalisé au cours des deux dernières décennies. Cette étude explore ce phénomène et ses déterminants. L’analyse porte sur les données de l’enquête Contexte des sexualités en France (CSF-2023) concernant 4 420 femmes, âgées de 18 à 49 ans, exposées au risque de grossesse non prévue. Sont étudiés la pratique contraceptive avec un focus sur les méthodes non médicalisées et l’absence de contraception. Les associations avec les caractéristiques sociodémographiques, l’activité sexuelle et l’état de santé sont examinées par régressions logistiques multivariées.
Les dysfonctions sexuelles couvrent un large spectre de symptômes qui peuvent aboutir à une atteinte à la qualité de la vie sexuelle. En s’appuyant sur une conceptualisation à la fois psychosociale et physiologique de la fonction sexuelle, la présente étude vise à fournir des données actualisées sur la prévalence des dysfonctions chez les personnes vivant en France hexagonale (Corse incluse), ainsi que sur leurs conséquences pour la sexualité.
L’enquête Contexte des sexualités en France (CSF-2023) fournit des données sur la fréquence des séances reçues selon les cycles et sur les éléments de contenu abordés. Au total, 2 086 personnes ont été interrogées sur ces deux sujets. Ces données montrent que la majorité des 18-29 ans a bénéficié d’au moins une séance d’éducation à la sexualité au cours de sa scolarité, principalement durant le collège. Les sujets les plus souvent abordés sont ceux relatifs aux risques, mais les thématiques relationnelles sont de plus en plus présentes dans les séances au fil du temps. Chez les femmes, un lien est identifiable entre le fait d’avoir eu ces séances au cours de la vie et de déclarer avoir eu son premier rapport sexuel au moment adéquat. Des efforts restent cependant nécessaires pour développer le suivi qualitatif et soutenir le développement des contenus relatifs au plaisir et au désir dans les séances.
L’origine migratoire est un déterminant social majeur de la santé. Elle concourt à la position sociale d’un individu et interagit avec les autres déterminants sociaux tels que le sexe, l’éducation, l’emploi et les ressources financières. ; En France, l’origine migratoire est insuffisamment étudiée dans les travaux de santé publique au prisme des inégalités sociales de santé. ; Pour caractériser l’origine migratoire, l’approche la plus commune, utilisée par la statistique publique en France, repose sur la collecte de données objectives d’état civil, telles que la nationalité et le pays de naissance des personnes, voire celles de leurs parents. ; La collecte de ces données dans les enquêtes en santé permet de comparer la santé des Français avec celle des étrangers, des natifs (non-immigrés) avec celle des immigrés. ; Cette démarche permet d’appréhender dans quelle mesure l'origine migratoire peut être un facteur d'inégalités sociales de santé et en quoi elles peuvent être liées aux inégalités d’accès aux différentes ressources (services de santé, logement, éducation, emploi, loisirs, services publics, espaces verts, etc.) et aux discriminations.
Le rapport 2026 du GPMB, intitulé « Un monde au bord du gouffre : priorités pour un avenir résilient face aux pandémies » , constate que, à mesure que les épidémies de maladies infectieuses deviennent plus fréquentes, elles deviennent également plus dommageables, avec des répercussions sanitaires, économiques, politiques et sociales de plus en plus importantes, et une capacité de rétablissement moindre. Ce rapport utilise le cadre de surveillance du GPMB pour évaluer comment les impacts des six nouvelles urgences de santé publique de portée internationale (USPPI) de la dernière décennie ont évolué et identifie les domaines où ils sont maintenant les plus aigus.
Pour rétablir la confiance et promouvoir l'équité, le monde a besoin d'un suivi indépendant des risques pandémiques, d'un accès équitable aux contre-mesures et d'un financement durable, rendus possibles par une attention politique soutenue.
Porté par les avancées des innovations et de l'intelligence artificielle, le développement des robots « dits » sociaux – bien qu'il reste aujourd'hui balbutiant – s'inscrit dans le contexte de la recherche de nouvelles solutions pour renforcer ou maintenir les capacités des personnes âgées ou des personnes en situation de handicap.
Dans cette analyse, la HAS a choisi de recourir à la méthode des scénarios pour appréhender les défis et éclairer des zones de vigilance, à partir d'éléments rationnels et des recherches en cours.
Ces objets soulèvent d'ores et déjà des questions éthiques et opérationnelles majeures, qui appelleront à brève échéance des choix, notamment en matière d'évaluation, de conditions de déploiement et de respect du cadre de protection des données. Leur intégration réussie suppose une appropriation lucide de leurs potentialités comme de leurs limites, ainsi qu'un effort structuré de formation et d'acculturation des usagers et des professionnels, afin de prévenir les mésusages et de réduire les inégalités d'accès. La HAS souligne, en outre, que le développement des robots dits sociaux ne peut se concevoir qu'en complémentarité des interventions humaines : ces robots ne doivent ni se substituer aux interactions humaines, ni avoir pour effet de les diluer. Enfin, un suivi continu des usagers, incidents et effets (en particulier psychoaffectifs) permettrait d'ajuster les pratiques au fil du temps et de faire de ces innovations un levier de progrès au service du bien-être individuel et du bien-être collectif.
Ce document présente une étude sur l'habitat intermédiaire, un modèle de logement conçu pour offrir une alternative entre le domicile classique et l'institution. Il détaille diverses options comme l'habitat inclusif, la colocation solidaire ou les résidences sociales, adaptées aux besoins des personnes âgées ou en situation de handicap. Le texte met en avant huit propositions majeures pour développer ces structures, notamment par une simplification des aides financières et une meilleure formation des professionnels. L'objectif est de garantir aux résidents un espace privé tout en encourageant la vie sociale et l'entraide communautaire. Enfin, cette source souligne l'importance de rendre les logements plus accessibles et d'intégrer ces lieux de vie au cœur des quartiers.
Le Haut conseil pour le climat (HCC) publie un rapport sur l’action des collectivités territoriales en matière d’atténuation des émissions, de puits de carbone et d’adaptation au changement climatique. Il met en évidence des avancées importantes, mais encore insuffisantes au regard de l’urgence climatique, et formule des recommandations pour une transition dans les territoires plus ambitieuse, plus juste et mieux mise en œuvre.
Parler du suicide permet de le prévenir. Comment identifier et comprendre les conduites suicidaires ? Comment les aborder ? Ce numéro de Rhizome cherche à saisir la manière dont ces expériences, traversées par la souffrance, les ruptures et les traumatismes, appellent à des réponses politiques et cliniques ajustées. Il montre comment les ressources relationnelles préviennent et soutiennent la traversée de la crise suicidaire, mais aussi comment la précarité et l’isolement creusent les vulnérabilités face au suicide. Ces constats nous rappellent combien la santé mentale est aussi une affaire sociale.
Dans la continuité d'un précédent rapport de 2024, l'inspection générale des affaires sociales (Igas) et l'Inspection générale de l'environnement et du développement durable (IGEDD) analysent les diverses formes d'habitat partagé adapté aux personnes âgées en perte d'autonomie.
Selon les projections démographiques, le nombre de personnes âgées en perte d'autonomie devrait continuer à augmenter jusqu'aux années 2050, pour atteindre près de 2,8 millions, soit environ 700 000 personnes supplémentaires par rapport à 2021. Cette évolution présentera des disparités territoriales marquées selon les départements.
Face à ces enjeux, des formes d'habitat en alternative au domicile « historique », se se développent. Elles proposent un cadre de vie assorti de services, notamment d'animation collective, sans relever du modèle des Ehpad. Ces logements recouvrent les résidences autonomie, les résidences services seniors privées ou encore l'habitat inclusif. Leurs avantages sont mulitples comme la lutte contre l'isolement, un cadre sécurisé, la prévention de la perte d'autonomie ou encore l'optimisation des ressources humaines dédiées à l'accompagnement. Toutefois, leur développement reste encore limité, avec moins de 300 000 logements, soit une offre bien inférieure à celle en Ehpad.
Les modèles économiques de ces habitats partagés demeurent fragiles. Le secteur des résidences autonomie est en difficulté, avec une partie de l'offre vieillissante et une diminution du nombre de places. Les résidences services seniors nécessitent une taille importante afin de trouver des économies d'échelle. Les habitats inclusifs, de petite taille, peinent à atteindre un équilibre financier.