L'objectif de ce guide n’est pas de conduire à un diagnostic mais de sensibiliser chacun à une attention particulière devant ce qui fait manifestation du mal être dans le cadre scolaire. Il s’agit d’accéder à un essai de compréhension, en évitant le simplisme des causalités ou des réponses univoques. Il s’agit donc de se garder de voir dans toute difficulté ou originalité du vivre, avec ou sans mal-être apparent, une pathologie ou handicap à identifier, normaliser ou compenser.
Veille documentaire
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L'une des principales mesures d'adaptation aux changements climatiques est le verdissement urbain. Or, il est prouvé que le verdissement des cours d'école apporte de multiples cobénéfices pour le bien-être et la santé de tous ceux qui fréquentent les écoles ou travaillent en milieu scolaire. En effet, un contact physique quotidien avec la nature incite à l'activité physique, améliore la santé mentale, augmente les performances scolaires et favorise la productivité des employés. Il n'est pas nécessaire d'aller à l'extérieur pour en ressentir un bénéfice. Une fenêtre offrant une vue sur une cour arborée génère de multiples bienfaits pour ceux qui sont assis dans une classe ou travaillent dans un bureau.
Le Conseil Economique Social et Environnemental Régional (CESER) du Grand Est a fait le choix de s’autosaisir de la thématique de la santé mentale des jeunes après avoir pris en compte les multiples alertes issues des études, des rapports et des articles de presse. Les acteurs de terrain font état de la fragilité d’une partie de la jeunesse, d’un accès aux soins de plus en plus difficile dans tous les territoires et de la nécessité de prendre en compte cette problématique dans toutes les politiques publiques.
L’Insee et la Drees publient des projections d’effectifs de personnes âgées en perte d’autonomie à l’horizon 2070. Ces travaux s’appuient sur différentes enquêtes de la Drees, notamment l’enquête Vie quotidienne et santé (VQS), l’enquête Autonomie-Ménages, l’enquête auprès des établissements d’hébergement pour personnes âgées (EHPA) ainsi que sur Omphale, outil méthodologique de projections d’habitants, d’actifs, de logements et d’élèves développé par l’Insee.
Les enfants de 0 à 5 ans qui utilisent de façon importante les écrans ont un risque accru de présenter des difficultés sur le plan du développement et de la santé. Pendant la petite enfance, les parents jouent un rôle majeur concernant l’usage des écrans de leur enfant. Leurs perceptions à l’égard de cet usage font partie des multiples facteurs qui influencent la durée d’utilisation des écrans du tout‑petit. Cette synthèse de connaissances documente ces perceptions dans la littérature internationale. Les constats qui en ressortent ne peuvent être généralisés à la population du Québec, mais donnent une idée de certaines réalités parentales.
Ce livret a pour objectif d'aider les adolescents (et les adultes) à réguler leur stress et leurs émotions à travers un grand nombre d'activités concrètes, de conseils et exercices de compréhension de leur fonctionnement (émotions, sensations, sentiments, besoins, anxiété, ruminations, confiance en soi, estime de soi, valeurs...). Un outil très illustré et ludique qui peut servir dans un contexte familial ou professionnel, en atelier CPS et philo entre autres.
Le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE) publie aujourd’hui la première édition de son Atlas de la pauvreté et des inégalités sociales, fruit du travail de son comité scientifique. Ce nouvel outil cartographique et analytique vise à éclairer les politiques publiques en offrant une lecture fine et territorialisée des contextes de pauvreté en France.
Le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) a fait de l’accessibilité et de la représentation des personnes handicapées dans l’espace public un de ses axes majeur de travail. C’est dans ce cadre que le CNCPH publie sont Guide pour mieux parler du handicap dans l'espace public.
Introduction : L’énoncé savoir expérientiel en santé désigne une catégorie de ressources forgées par les patients au contact de la maladie, à l’épreuve de l’expérience de la vulnérabilité. Deux enjeux guident cette étude : analyser de manière longitudinale la diffusion du terme, d’abord en sciences humaines et sociales puis dans le domaine de la santé ; et cartographier les terrains de recherche et les domaines d’application identifiés dans la littérature scientifique. Cette démarche permet d’analyser les ancrages disciplinaires et théoriques à partir desquels s’organisent les régimes de validité du savoir expérientiel en santé, dans les pratiques et les recherches.
Méthode : La démarche est conduite à partir d’une revue de littérature portant sur l’énoncé savoir expérientiel en santé. Sa réalisation conjugue deux plans : une approche longitudinale, visant l’examen des conditions d’émergence de cet énoncé ; une approche dite latérale, dont l’enjeu est d’examiner la diffusion de cette notion à partir des données produites via les bases Isidore (sciences humaines et sociales) et PubMed (santé).
Résultats : Trois niveaux de résultats sont formalisés. Un premier niveau porte sur l’établissement d’une chronologie permettant d’appréhender, de manière temporelle, la diffusion du concept ; un deuxième concerne l’identification des domaines d’application en médecine et en santé, via la cartographie des contextes et des champs de recherche ; un troisième met au jour le réseau des notions qui participent à la constitution de ce paradigme.
Discussion : L’énoncé savoir expérientiel en santé est traversé par deux dynamiques contradictoires. D’une part, il est marqué par une diffusion qui s’intensifie et se diversifie dans de nombreux contextes (santé mentale, maladie chronique, éducation thérapeutique, etc.). D’autre part, paradoxalement, le travail de définition permettant d’intégrer, dans un même énoncé, savoir et expérience reste inabouti, et ne prend pas systématiquement en compte, à partir d’une méthodologie documentée, les vécus du corps.
Introduction : Avec deux appels à projets (AAP) en 2019 et 2020, la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) a financé des programmes d’éducation thérapeutique du patient (ETP) dans les maladies rares, encourageant le développement de l’ETP à distance (e-ETP), l’implication des aidants et la collaboration inter-filière de santé maladies rares (FSMR).
Méthode : Décrire l’impact des AAP sur le développement de l’ETP dans les maladies rares, en analysant les obstacles et les leviers rencontrés.
Résultats et discussion : Parmi les 217 programmes d’ETP répertoriés, 63 % (n=137) ont répondu au questionnaire. 34 % des programmes sont concentrés en Île-de-France. Les programmes s’adressent à diverses classes d’âge, enfants (44 %), adolescents (63 %), adultes (64 %), personnes âgées (23 %). Les financements ont permis de créer 100 nouveaux programmes, d’en actualiser 22 existants et d’en déployer 13 dans de nouvelles régions. Parmi les nouveaux programmes, 83 incluaient des modalités innovantes (e-ETP et/ou aidants). 75 % des programmes s’adressent à la fois aux patients et à leurs aidants. Les parents sont les aidants majoritaires (56 %), suivis des conjoints (29 %), de la fratrie (28 %), et des autres aidants familiaux (30 %). 90 % des programmes incluent des ateliers en présentiel, 43 % sont mixtes (présentiel et à distance), et 10 % exclusivement à distance. La mutualisation entre FSMR reste limitée, seulement 5 collaborations déclarées.
Conclusions : Les AAP ministériels 2019 et 2020 ont permis un développement significatif de l’e-ETP et une forte implication des aidants. Cependant, la mutualisation des programmes entre FSMR reste limitée. Des obstacles administratifs et de ressources sont identifiés, suggérant la nécessité d’améliorer l’accessibilité et la personnalisation de l’ETP.
Introduction : Le projet OCTAVE, mené dans des territoires de santé de Bretagne et Pays de la Loire, a pour objectif de sécuriser le parcours médicamenteux des personnes âgées polymédiquées hospitalisées. Cela passe notamment par la réalisation systématique après la sortie d’hospitalisation d’un bilan partagé de médication par le pharmacien d’officine référent du patient, transmis ensuite à son médecin traitant. La communication entre ces deux professionnels de santé est donc indispensable au bon déroulé des parcours, mais difficilement évaluable en pratique.
But de l’étude : Analyser l’effet du projet OCTAVE sur les relations interprofessionnelles entre médecins généralistes et pharmaciens d’officine, à l’issue du parcours de leur patient dans OCTAVE.
Méthode : Dans cette étude qualitative, quinze entretiens semi-dirigés ont été réalisés avec des pharmaciens d’officine et médecins généralistes d’Ille-et-Vilaine dont un patient a été inclus dans OCTAVE, entre juin 2023 et janvier 2024.
Résultats : Malgré des besoins identifiés et une volonté commune de limiter la iatrogénie médicamenteuse chez leurs patients âgés, le projet OCTAVE n’a pas amené les professionnels à communiquer davantage entre eux. Les pharmaciens d’officine ont pourtant profité de ce projet pour affirmer et valoriser leurs nouvelles missions, dont fait partie le bilan partagé de médication. Mais le manque d’information et d’investissement des médecins généralistes, ainsi que les représentations de chacun sur leurs rôles propres, a constitué un frein évident à une coopération accrue.
Conclusion : OCTAVE n’a pas eu d’effet direct sur les relations entre pharmaciens d’officine et médecins généralistes. Des pistes d’amélioration ont été mises en évidence.
Introduction : L’accès à la santé pour les personnes trans et issues de la diversité de genre est marqué par des inégalités, notamment en raison de la stigmatisation. Peu de professionnel·le·s s’impliquent dans leur accompagnement, restreignant l’accès de ces personnes au système de santé. Cet article propose une perspective originale d’analyse en explorant les expériences, les motivations et les leviers évoqués par des professionnel·le·s du champ médico-social engagé·e·s dans l’accompagnement en santé des personnes trans.
Méthodes : Treize professionnel·le·s ont été intérrogé·e·s dans le cadre d’entretiens individuels puis d’un focus groupe. Une analyse thématique a révélé plusieurs leviers et freins dans leur pratique.
Résultats : Les leviers comprennent un engagement à lutter contre les injustices, une relation de soin horizontale et une connaissance préalable de la communauté trans. Les principaux freins incluent le manque de formation et de recommandations officielles, la crainte de dépasser ses compétences et les contraintes d’une organisation des soins basée sur la binarité homme/femme. Les pistes d’amélioration proposées par les participant·e·s incluent la création de directives par la Haute Autorité de Santé, la production de données scientifiques robustes et l’implémentation de formations spécifiques lors de la formation initiale ou continue. Ces actions doivent être mises en place sur la base d’un travail collégial avec les personnes concernées. Enfin, les participant·e·s affirment que réduire les inégalités d’accès à la santé dépendent de l’augmentation du nombre de professionnel·le·s s’impliquant dans cet accompagnement.
Discussion : Transformer le système de santé en un espace plus inclusif pour les personnes trans nécessite l’engagement des professionnel·le·s, des réformes institutionnelles et la participation active des personnes concernées, afin d’améliorer l’accès aux soins et de renforcer la qualité et l’équité en santé pour tou·te·s.