Publié en septembre 2024, le rapport d’Addictions France 'Promotion de l’alcool : les réseaux sociaux, un nouveau Far West' avait mis en lumière les stratégies des marques et les pratiques des influenceurs en matière de marketing de l’alcool sur les réseaux sociaux. Menée entre juin 2021 et janvier 2024, l’enquête avait permis d’identifier plus de 11 300 contenus promouvant l’alcool, 802 marques d’alcool et 483 influenceurs (dont 276 contactés) publiant des contenus valorisant l’alcool.
Depuis, Addictions France continue à analyser les contenus alcool publiés sur les réseaux sociaux grâce au soutien du Fonds de lutte contre les addictions et en lien avec son partenaire Avenir Santé. Ce rapport présente une mise à jour des chiffres avec un focus particulier sur les influenceurs. Principal constat : depuis un an, rien n’a changé.
Veille documentaire
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Les bénéfices de la pratique d’une activité physique adaptée (APA) régulière sont essentiels et reconnus, y compris chez les personnes atteintes d’un cancer, pendant et après les traitements. OncoNormandie et les comités départementaux normands de la ligue contre le cancer proposent un dispositif d’accompagnement en APA qui en facilite l’accès pour les malades.
But de l’étude : Rendre accessible l’APA pour les personnes atteintes d’un cancer en proposant un modèle de prise en charge financier, sécurisé et de proximité.
L’objectif de l’étude des Trajectoires Addictives et de Services (TAS), était d’identifier les trajectoires addictives et de services suivies par les usagers – de substances comme le tabac, l’alcool, l’héroïne, la cocaïne, le cannabis, etc. – et d’analyser la concordance de ces trajectoires avec leurs besoins.
L’éducation à la sexualité des adolescents devrait théoriquement intégrer les dimensions biologiques, psycho-affectives et sociales, ce qui est difficile à organiser. La maison de santé pluridisciplinaire de Montval-sur-Loir (Sarthe) a imaginé un plan de prévention psycho-affective et sexuelle (PPAS) à destination des classes de quatrième des deux collèges du territoire. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de ce PPAS auprès des élèves de 4e, en termes de connaissances scientifiques et de représentations psycho-sociales.
La santé publique française institutionnelle a relancé le débat sur la notion de données probantes. En 2025, elle vient de rendre public un répertoire des interventions jugées efficaces par un comité d’experts. La preuve d’efficacité est fondée sur la qualité, la solidité et la fiabilité des données scientifiques. Ce répertoire va inciter et orienter les financements publics vers certaines interventions. Dans ce commentaire, nous montrons que cette vision réductrice de l’efficacité s’inscrit dans l’histoire d’une santé publique influencée par la recherche clinique et épidémiologique. Pourtant, il y a 20 ans, la France avait déjà organisé une réflexion solide sur la notion de données probantes et d’efficacité afin de s’inscrire dans un virage mondial sensible à la diversité des connaissances et de la promotion de la santé. En effet, les interventions de santé publique sont par essence complexes et leur efficacité dépend notamment de leurs fondements théoriques et de leurs adaptations aux multiples contextes locaux de leur mise en œuvre. La vision portée par la construction de ce répertoire invisibilise la diversité des savoirs, omet l’indispensable interdisciplinarité et ignore les personnes concernées. Il s’agit donc d’un retour en arrière incohérent avec le contexte actuel et l’évolution des connaissances scientifiques sur l’évaluation des interventions complexes.
Cette bibliographie tente de rassembler la littérature sur les données tangibles concernant l’AME mais aussi de refléter les débats qu’occasionne la prise en charge de la protection sociale des personnes étrangères en France.
L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) publie deux notes de politique visant à soutenir les efforts des gouvernements municipaux et du Québec pour se préparer et réduire les impacts des changements climatiques.
La note Vers une action climatique saine et équitable souligne que les différents événements liés aux changements climatiques, comme les incendies de forêt, les vagues de chaleur ou les inondations, devraient entraîner une augmentation des blessures, des maladies et des troubles de santé mentale.
Amélioration de la qualité de l'air, promotion de l'activité physique grâce aux modes de transports actifs, augmentation de la qualité nutritionnelle des régimes alimentaires, confort thermique des logements pour faire face aux vagues de chaleur ou de froid… Les politiques climatiques ont de nombreuses externalités positives sur l'état de santé des populations. Les études démontrent que les co-bénéfices sanitaires des politiques visant la neutralité carbone se manifestent localement et à court terme. Ces résultats permettent de sortir du prisme des émissions de carbone en intégrant la lutte contre le dérèglement climatique dans un cadre plus large. Alors que les Etats peinent à respecter leurs engagements climatiques, les co-bénéfices sanitaires des politiques climatiques peuvent représenter un argument décisif en faveur de politiques ambitieuses, tant auprès de la population que des décideurs politiques.
Dans la perspective de la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat, l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et le Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) ont évalué les deux programmes en vigueur : le 3e Programme national pour l'alimentation et le 4e Programme national nutrition santé. Cette évaluation vise à éclairer les prochaines programmations en analysant les réalisations antérieures au regard d'enjeux sanitaires, économiques et sociaux majeurs, tout en intégrant mieux la dimension environnementale et climatique.
Longtemps invisibilisées, les femmes rurales apparaissent aujourd’hui comme un angle mort majeur de l’analyse sociale. Leur situation découle de l’articulation entre les inégalités touchant l’ensemble des femmes et celles propres aux territoires peu denses : éloignement des services, faibles opportunités, mobilité contrainte. Ces difficultés s’accentuent encore pour les femmes issues des milieux populaires, produisant une « double marge » où chaque contrainte pèse plus lourdement qu’en ville. Les représentations culturelles, souvent archaïsantes, renforcent cette invisibilisation et l’effacement politique des rurales. Si les mécanismes de domination sont similaires à ceux des espaces urbains, leur intensité augmente : manque de modes de garde, emplois discontinus ou à temps partiel, coût des trajets, accès restreint à la formation et à l’emploi qualifié. Cette situation limite leur autonomie financière et accroît leur vulnérabilité patrimoniale en cas de séparation. La ruralité façonne ainsi durablement les trajectoires féminines, d’où la nécessité de politiques ciblées pour favoriser une égalité réelle. L’analyse repose sur un dispositif mixte associant un volet quantitatif (5 052 répondants) et un volet qualitatif (93 entretiens conduits via un protocole conversationnel encadré), réalisés par Opinion Way.
Les écrans occupent une place importante dans le quotidien de nombreux jeunes. Leur usage prolongé, ainsi que l’exposition à certains contenus peuvent entraîner des effets négatifs sur la santé, le bien‑être et le développement des jeunes. Cette synthèse des connaissances recense les résultats d’études qui s’attardent aux perceptions des jeunes sur cet enjeu. L’exploration de leurs perceptions permet de mieux comprendre leurs comportements, et est utile, à terme, pour mettre en œuvre des actions de prévention pertinentes et adaptées.
Ce document présente l'essentiel à retenir pour intégrer au sein d'un festival de musique, un espace de prévention et de réduction des risques, dans une démarche pluri-partenariale et globale en santé, à savoir :
la prévention en milieu festif ;
les opérateurs à solliciter pour intervenir ;
une checklist pour intervenir en prévention et en réduction des risques Avant / Pendant / Après
un kit clé en main pour communiquer autour d'un espace de prévention.
des retours d'expériences en images.
La Bourgogne-Franche-Comté (BFC) abrite de nombreux festivals musicaux. Ces événements festifs sont synonymes de convivialité et d’évasion. Ils soulèvent aussi des questions de santé publique liées aux expérimentations, pratiques et situations à risques pour la santé : alcoolisation massive, consommation de substances psychoactives, relations sexuelles non protégées et/ou non consenties, écoute de la musique amplifiée, risques en matière de sécurité routière, etc.
Pour y répondre la Direction Territoriale Nord Franche-Comté de l’Agence régionale de santé (ARS) a initié en 2017 un travail autour d’une offre de prévention et de réduction des risques et des dommages (RdRD) efficace, avec une approche globale et de proximité avec le public. Coordonné par l’ARS et Promotion Santé BFC, ce travail a été co-construit au fil des années avec un réseau de partenaires, et a abouti en 2022 au projet «Concert’V sa santé». Expérimenté sous la forme d’un village prévention lors des Eurockéennes de Belfort, l’un des plus grands festivals de France, l’efficacité du dispositif a été démontrée. Il peut maintenant se déployer sur les festivals en région.