Les conseils locaux de santé mentale (CLSM) sont des instances de concertation et de coordination autour de la santé mentale à l’échelle locale. Si tous les acteurs de chaque territoire couvert par un CLSM sont invités à y participer, l’engagement des élus locaux, des représentants de la psychiatrie publique, des usagers et des aidants constitue une condition sine qua none pour pouvoir se définir comme CLSM.
Pour poser cette condition, le Centre collaborateur de l’OMS de Lille (CCOMS), qui a contribué à la définition des CLSM, s’est appuyé sur les recommandations internationales en matière de santé mentale. Ces dernières invitent à penser que la collaboration de ces différents acteurs – élus locaux, représentants de la psychiatrie publique, usagers et aidants – augmente les chances que les actions et politiques locales mises en œuvre dans le champ de la santé mentale soient efficaces.
Veille documentaire
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Cette revue de la littérature rapporte les différentes mesures de lutte contre les îlots de chaleur urbains pouvant être mises en œuvre au Québec par les décideurs et gestionnaires immobiliers publics et privés, les acteurs municipaux, les organismes à but non lucratif et autres concepteurs de projets afin d’assurer des milieux de vie sains et confortables aux citoyens.
En mai 2021, plus de 120 chercheurs, acteurs et décideurs ont partagé leurs connaissances et leurs pratiques pour favoriser l’accès à la vaccination contre la Covid‑19 des personnes en situation de précarité due à l’exclusion liée au logement (sans‑abri, bidonvilles, aires d’accueil, personnes hébergées). Ce groupe de Mobilisation des connaissances (MobCo), piloté par Santé publique France, a permis de définir collectivement des pistes d’action.
L'exposition à des températures inhabituellement chaudes ou froides se traduit par une augmentation du risque de mortalité. Dans un contexte d'évolution rapide de la distribution des températures en France, et de mise en place de politiques de prévention des températures extrêmes, il est pertinent de rechercher si l'effet de la température sur la mortalité a évolué au cours du temps. Une analyse multicentrique en séries temporelles a été réalisée pour 18 zones en France métropolitaine sur la période 1970-2015.
En prévention et promotion de la santé et en santé publique en général, évaluer consiste fondamentalement à porter un jugement de valeur sur une intervention en mettant en oeuvre un dispositif permettant de fournir des informations scientifiquement valides et socialement légitimes sur une intervention ou sur n'importe laquelle de ses composantes de façon à ce que les différents acteurs concernés, qui peuvent avoir des champs de jugement différents, soient en mesure de prendre position sur l'intervention et construire un jugement qui puisse se traduire en actions.
Les programmes CPS probants se sont développés dans les pays anglo-saxons dans les années 1970. Ils se présentent encore aujourd'hui sous la forme de cycle(s) d'ateliers psycho-éducatifs en groupe. Ces interventions pragmatiques, structurées et expérientielles permettent aux participants d'explorer et de renforcer leurs propres compétences sociales, cognitives et émotionnelles grâce à des mises en situation et des activités pratiques. Cette notion de programme probant peut renvoyer à deux réalités distinctes qu'il est important de pouvoir différencier. Dans un premier cas, un programme probant est synonyme de programme validé et fait référence à un programme dont l'efficacité a été démontré par une évaluation scientifique. Dans un second cas, il renvoie à une intervention construite selon le paradigme des données probantes (Evidence based) et fait référence à une intervention qui est fondée sur les meilleures connaissances scientifiques et expérientielles disponibles.
Ces dernières années, plusieurs politiques publiques en lien avec les enfants, les jeunes et les parents ont mis en place des actions favorisant le développement des compétences psychosociales (CPS). Ces actions visent à agir favorablement sur le bien-être, la santé mentale, les addictions, la santé sexuelle, la violence, le vivre ensemble et la réussite éducative. Dès à présent, le développement des CPS est promu dans cinq plans de santé publique (Plan national de santé publique - Priorité prévention 2018-2022 ; Feuille de route en santé mentale et psychiatrie ; Plan national de mobilisation contre les addictions 2018-2022 ; Stratégie nationale de santé sexuelle 2017-2030 ; Programme national de lutte contre le tabac - 2018-2022).
En partant du cadre théorique de l'OMS, des principales classifications internationales, et des données probantes actuelles, une nouvelle classification CPS intégrative et centrée sur les CPS clés est proposée. Cette classification actualisée des CPS se focalise sur les principales CPS mise en avant dans la littérature. Ainsi, 9 CPS générales (comprenant au total 21 CPS spécifiques) et regroupées en trois grandes catégories ont pu être identifiées : 3 CPS cognitives (avoir conscience de soi, capacité de maîtrise de soi, prendre des décisions constructives), 3 CPS émotionnelles (avoir conscience de ses émotions et de son stress, réguler ses émotions et gérer son stress) et 3 CPS sociales (communiquer de façon constructive, développer des relations constructives, et résoudre des difficultés). Communication de Béatrice Lamboy lors des Journées CPS Organisées par Santé publique France les 14 et 15 décembre 2021.
Dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, et plus particulièrement du groupe de travail régional relatif à l’accès à l’alimentation co-animé par la ville et la métropole Dijon, une étude a été lancée, en partenariat avec le cabinet FORS, fin 2020 pour disposer d’un état des lieux sur le fonctionnement de l’aide alimentaire en Bourgogne-Franche-Comté. L’objectif était de bénéficier d’une évaluation globale des dispositifs existants afin d’en mesurer les forces, les faiblesses, les menaces et les opportunités.
Pour promouvoir la santé de la population, les services de santé, sociaux et d'éducation ne suffisent pas : certains citoyens ne sont pas en capacité d'accéder à la santé, aux soins, à la prévention. Si l'on veut que ces populations bénéficient des droits fondamentaux, il faut aller-vers elles. Ce numéro spécial est entièrement consacré à cette démarche : il en synthétise l'état des connaissances et en présente des exemples diversifiés sur le territoire national, département d'outre-mer compris. Une trentaine d'experts et de praticiens de terrain ont contribué à ce numéro.
Ce mois de février commence pour nous par la livraison de notre baromètre trimestriel du bien-être
des Français, appuyé sur les données de décembre 2021. Si les principales dimensions du bien-être évaluatif résistent, le sentiment de bonheur s’est assez fortement replié tandis que celui de dépression augmente. L’arrivée annoncée de la vague omicron n’y est sans doute pas étrangère.
L’enquête CONSOL2 (CONfinement – SOLidarités – SOLitude) réalisée en avril-mai 2021 par l’Unité de recherche sur le vieillissement de la Cnav a donné la parole par voie de questionnaire à près de 200 000 retraités du régime général sur leur vécu de la crise sanitaire. Un retraité sur cinq (21 %) a déclaré avoir eu besoin d’une aide pendant cette période. C’est un sur deux parmi les retraités s’estimant en mauvaise santé ou en situation budgétaire difficile. Toutefois, même sans mentionner une demande d’aide, de nombreux retraités ont été affectés par la crise sanitaire. C’est notamment le cas des personnes signalant une dégradation de leur moral depuis mars 2020.