Les programmes CPS probants se sont développés dans les pays anglo-saxons dans les années 1970. Ils se présentent encore aujourd'hui sous la forme de cycle(s) d'ateliers psycho-éducatifs en groupe. Ces interventions pragmatiques, structurées et expérientielles permettent aux participants d'explorer et de renforcer leurs propres compétences sociales, cognitives et émotionnelles grâce à des mises en situation et des activités pratiques. Cette notion de programme probant peut renvoyer à deux réalités distinctes qu'il est important de pouvoir différencier. Dans un premier cas, un programme probant est synonyme de programme validé et fait référence à un programme dont l'efficacité a été démontré par une évaluation scientifique. Dans un second cas, il renvoie à une intervention construite selon le paradigme des données probantes (Evidence based) et fait référence à une intervention qui est fondée sur les meilleures connaissances scientifiques et expérientielles disponibles.
Veille documentaire
Un appel à projet auquel candidater ? Une publication incontournable ? Une actualité indispensable? Une vidéo particulièrement percutante ? Retrouvez ici les informations repérées chaque jour par notre équipe concernant toutes les thématiques du Rrapps.
Et pour ne rien manquer, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter quotidienne La Veille du jour en vous inscrivant depuis cette page.
Ces dernières années, plusieurs politiques publiques en lien avec les enfants, les jeunes et les parents ont mis en place des actions favorisant le développement des compétences psychosociales (CPS). Ces actions visent à agir favorablement sur le bien-être, la santé mentale, les addictions, la santé sexuelle, la violence, le vivre ensemble et la réussite éducative. Dès à présent, le développement des CPS est promu dans cinq plans de santé publique (Plan national de santé publique - Priorité prévention 2018-2022 ; Feuille de route en santé mentale et psychiatrie ; Plan national de mobilisation contre les addictions 2018-2022 ; Stratégie nationale de santé sexuelle 2017-2030 ; Programme national de lutte contre le tabac - 2018-2022).
En partant du cadre théorique de l'OMS, des principales classifications internationales, et des données probantes actuelles, une nouvelle classification CPS intégrative et centrée sur les CPS clés est proposée. Cette classification actualisée des CPS se focalise sur les principales CPS mise en avant dans la littérature. Ainsi, 9 CPS générales (comprenant au total 21 CPS spécifiques) et regroupées en trois grandes catégories ont pu être identifiées : 3 CPS cognitives (avoir conscience de soi, capacité de maîtrise de soi, prendre des décisions constructives), 3 CPS émotionnelles (avoir conscience de ses émotions et de son stress, réguler ses émotions et gérer son stress) et 3 CPS sociales (communiquer de façon constructive, développer des relations constructives, et résoudre des difficultés). Communication de Béatrice Lamboy lors des Journées CPS Organisées par Santé publique France les 14 et 15 décembre 2021.
Dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, et plus particulièrement du groupe de travail régional relatif à l’accès à l’alimentation co-animé par la ville et la métropole Dijon, une étude a été lancée, en partenariat avec le cabinet FORS, fin 2020 pour disposer d’un état des lieux sur le fonctionnement de l’aide alimentaire en Bourgogne-Franche-Comté. L’objectif était de bénéficier d’une évaluation globale des dispositifs existants afin d’en mesurer les forces, les faiblesses, les menaces et les opportunités.
Pour promouvoir la santé de la population, les services de santé, sociaux et d'éducation ne suffisent pas : certains citoyens ne sont pas en capacité d'accéder à la santé, aux soins, à la prévention. Si l'on veut que ces populations bénéficient des droits fondamentaux, il faut aller-vers elles. Ce numéro spécial est entièrement consacré à cette démarche : il en synthétise l'état des connaissances et en présente des exemples diversifiés sur le territoire national, département d'outre-mer compris. Une trentaine d'experts et de praticiens de terrain ont contribué à ce numéro.
Ce mois de février commence pour nous par la livraison de notre baromètre trimestriel du bien-être
des Français, appuyé sur les données de décembre 2021. Si les principales dimensions du bien-être évaluatif résistent, le sentiment de bonheur s’est assez fortement replié tandis que celui de dépression augmente. L’arrivée annoncée de la vague omicron n’y est sans doute pas étrangère.
L’enquête CONSOL2 (CONfinement – SOLidarités – SOLitude) réalisée en avril-mai 2021 par l’Unité de recherche sur le vieillissement de la Cnav a donné la parole par voie de questionnaire à près de 200 000 retraités du régime général sur leur vécu de la crise sanitaire. Un retraité sur cinq (21 %) a déclaré avoir eu besoin d’une aide pendant cette période. C’est un sur deux parmi les retraités s’estimant en mauvaise santé ou en situation budgétaire difficile. Toutefois, même sans mentionner une demande d’aide, de nombreux retraités ont été affectés par la crise sanitaire. C’est notamment le cas des personnes signalant une dégradation de leur moral depuis mars 2020.
La psychologie clinique du vieillissement permet de dresser un tableau du grand âge bien plus contrasté que celui proposé par les tenants de l’idéologie du super-vieillissement. Deux cas cliniques, celui d’un centenaire très sthénique résidant en institution et celui d’une femme hyperactive d’un peu plus de 50 ans, permettent d’aborder le sens du maintien à tout prix de la performance dans le vieillissement. Si l’existence de potentialités humaines sortant de l’ordinaire, support de toutes les convoitises et de tous les fantasmes de généralisation, n’est pas rejetée, l’exigence de l’endurance et de l’exceptionnel, si souvent portée par les médias, vient questionner le fonctionnement psychique de ceux qui se l’approprient au-delà d’une certaine dose où le raisonnable se fait porteur d’élan. L’idéalisation de la performance, l’arrogance de l’exception, le mépris de la différence et du handicap, le déni de la perte et du manque, une tentative de défense contre une dépressivité consécutive aux altérations et un refus de la mort ressortent comme des motifs communs de cette identification individuelle au super-vieillissement. [Résumé auteur]
Proposition de loi visant à améliorer la prise en charge des personnes atteintes du trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité.
L'alimentation structure depuis toujours nos vies. Elle s'inscrit dans un long processus qui mobilise et influence les économies locales, la santé publique, les questions sociales et environnementales, la culture et l'éducation. Notre trajectoire alimentaire, débutée il y a plusieurs millions d'années, va subir, dans les années à venir, de profonds changements, impactée par les crises environnementales, énergétiques, sociales et sanitaires actuelles. En Bourgogne-Franche-Comté, de nombreux acteurs travaillent à la mise en oeuvre de la transition alimentaire. Nos territoires ne cessent de se réinventer pour imaginer un futur alimentaire plus robuste, plus juste, plus résilient. Les 26 projets alimentaires territoriaux développés dans notre région sont le reflet de cette mobilisation. Ce numéro de Repères invite à découvrir les mille et une initiatives locales, tout en regardant au-delà de notre région, pour réfléchir ensemble à ce que sera, demain, le contenu de notre assiette.
Plusieurs études et rapports internationaux ont mis en valeur le rôle central de l’éducation dans la sensibilisation des populations à la préservation de l'environnement. L’enquête Génération 2013, intégrant un questionnaire ciblé sur le développement durable, permet d’apporter un nouvel éclairage. Ce Céreq Bref s’intéresse aux facteurs éducatifs, mais aussi socio-économiques et géographiques qui influent sur les préoccupations environnementales des jeunes. Au-delà du degré de sensibilisation, ce sont surtout les types de problématiques écologiques qui semblent différer selon le niveau de diplôme.