Le maintien à domicile des personnes âgées représente de nombreux enjeu x : économiques et organisationnels, démocratiques et éthiques. L’ensemble de ces enjeux se trouve renforcé avec l’introduction des technologies de santé, présentées comme une solution prometteuse pour réduire les dépenses, optimiser l’organisation des parcours et augmenter l’autonomie et la qualité de vie pour les personnes âgées. L’évolution en perspective ravive donc de manière aigue un enjeu éthique spécifique, celui de l’équilibre entre l’individualisation et la personnalisation des prises en charge. En effet, selon l’éthique du care, les dispositifs technologiques doivent trouver une place pertinente et adaptée dans une dynamique relationnelle qui favorise l’autonomie, non pas en impliquant uniquement l’individu, la personne âgée, mais en co-construisant avec elle cette autonomie en tant que personne. Le présent article traite spécifiquement de cette problématique en mobilisant les données d’une enquête qualitative réalisée auprès de personnes âgées vivant à domicile et de leurs proches/aidants.
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Première cause de mortalité évitable en France, le tabagisme est à ce titre l’une des principales cibles des politiques de santé publique. La prévalence de la consommation de tabac dépend des nouvelles « entrées » (initiation) et des « sorties » (arrêt). Quels bénéfices en termes de survie peut-on attendre à moyen terme d’une inflexion à la baisse du flux de nouveaux consommateurs et à la hausse du flux d’anciens consommateurs ? Cet article propose une modélisation de leurs effets respectifs sur la mortalité imputable au tabagisme, qui pourra utilement guider les stratégies sanitaires.
Certains professionnels de santé et certains fumeurs pensent que le fait de fumer contribue à réduire le stress et d'autres symptômes de santé mentale, comme la dépression et l'anxiété. Ils craignent que l'arrêt du tabac pourrait aggraver les symptômes de santé mentale. Cependant, des études ont montré que le tabagisme pourrait avoir un impact négatif sur la santé mentale des gens, et qu'arrêter de fumer pourrait réduire l'anxiété et la dépression.
Confinés, les étudiants se retrouvent sur Twitter pour exprimer leur détresse. Une méthodologie médicale de social media listening permet de détecter et de monitorer l’évolution de concepts de santé mentale. En complément des pratiques existantes, ce type d’approche permettrait de suivre l’évolution des déclarations des troubles anxiodépressifs dans la population d’étudiants s’exprimant sur internet. La détection en temps réel d’idéations suicidaires permettrait d’accompagner précocement les étudiants concernés sur ces réseaux sociaux.
Cet article décrit les avantages et les les défis de la télésanté mentale. Il met en évidence les considérations importantes pour les cliniciens, les enfants et les adolescents, les systèmes qui coordonnent et faciliytent les services de santé mentale et les recherches futures.
La pandémie de COVID-19 a provoqué un stress psychologique et économique important chez un grand nombre de femmes enceintes ou en période post-partum. Ceci peut causer des effets délétères sur la santé maternelle et infantile. Cette étude transversale visait à mieux connaitre les sources de stress, les stratégies d’adaptation et les ressources nécessaires pour faire face au stress en lien avec la pandémie de COVID-19 chez les femmes enceintes ou en période post-partum, aux États-Unis.
La feuille de route MDPH 2022 a pour objectif d’améliorer le service public du handicap en faisant des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) les piliers d’un progrès au service des personnes en situation de handicap et de leurs proches.
Annoncée en février dernier, la stratégie décennale de lutte contre les cancers (2021-2030) se traduit par une première feuille de route à cinq ans (2021-2025). Dès cette année l'Inca, lancera, en lien avec ses partenaires, 78 mesures sur les 234 que compte la stratégie. Ces mesures s'inscrivent dans les quatre axes de la stratégie : améliorer la prévention, limiter les séquelles et améliorer la qualité de vie, lutter contre les cancers de mauvais pronostic et s'assurer que les progrès bénéficient à tous.
L’expérimentation de la pleine conscience, ou Mindfulness en anglais, se réfère à la capacité de porter attention à ses pensées, émotions, sensations corporelles ou à son environnement, sans jugement, à chaque instant. Comme toute capacité, elle est le fruit d’un entraînement encadré, permettant de cultiver une qualité de relation à soi et aux autres, de façon bienveillante, afin de répondre de la façon la plus appropriée possible, plutôt qu’à réagir d’une façon automatique aux évènements de la vie. De nombreuses études scientifiques ont démontré l’efficacité des interventions basées sur la pleine conscience, tant sur la santé mentale que physique, ou encore sur la santé sociale, les comportements pro-sociaux et le fonctionnement cognitif, les comportements au travail, et ce à tous les âges de la vie, de la préparation à la naissance au bien vieillir. Les interventions basées sur la pleine conscience sont indiquées dans des situations de stress, de détresse psychologique, et d’autres troubles psychiques, ainsi que dans le cadre de problématiques de santé physique comme la douleur chronique ou la prise en charge du cancer. Elles ont également leur place pour promouvoir un état de bien-être, développer l’intelligence émotionnelle ou en prévention des troubles psychiques, chez les enfants, les jeunes adultes, les adultes et les personnes âgées.
L’expérimentation « Promeneurs du Net » a permis de développer une présence éducative en ligne des professionnels de la jeunesse. L’article s’appuie sur l’évaluation de cette expérimentation menée par l’Agence Phare dans quatre départements. Il présente le dispositif et les principaux enseignements de l’évaluation notamment en ce qui concerne les effets de légitimation des pratiques numériques des professionnels de la jeunesse et les nouvelles modalités d’interaction qu’il permet avec les jeunes. En outre, si le dispositif n’est pas destiné spécifiquement aux parents, ses effets en matière de parentalité sont analysés. Le dispositif répond à un besoin d’accompagnement dans l’éducation au numérique exprimé par les parents. Toutefois, un plus grand investissement des parents dans le dispositif pourrait affecter négativement l’implication des jeunes.