Au moment de finaliser ce numéro de Gérontologie et société consacré aux inégalités sociales dans la vieillesse, la France, comme les autres pays, est touchée par l’épidémie de COVID-19. Celle-ci affecte tout particulièrement les personnes âgées et fait directement écho au thème de ce numéro, que ce soit au regard des inégalités sociales de santé qu’elle met en lumière ou des inégalités socio-économiques que crée l’expérience du confinement. L’hypothèse que l’épidémie et les mesures de distanciations physiques amplifient différentes inégalités sociales préexistantes, en particulier au sein des populations âgées, est aujourd’hui largement partagée et sera sans doute documentée et précisée dans les prochains mois.
Veille documentaire
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Ce rapport présente les résultats d’une étude populationnelle réalisée en 2019 au Québec. Dans le contexte de la Stratégie nationale pour prévenir les surdoses d’opioïdes et y répondre, le but de cette étude était d’établir « un portrait des attitudes de la population québécoise à l’égard des personnes qui consomment des substances psychoactives illicites et des programmes de réduction des méfaits.
L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) vient de publier une nouvelle synthèse des connaissances intitulée Les interventions de renoncement au tabac chez les fumeurs présentant des troubles mentaux ou des troubles liés à l’utilisation de substances. Voici les principaux constats tirés de l’examen de la littérature scientifique : Chez les fumeurs souffrant ou ayant souffert de dépression, le soutien cognitivo-comportemental comportant des composantes spécifiques à la dépression augmente le taux de renoncement au tabac; le bupropion serait efficace chez les fumeurs avec des antécédents de dépression. Chez les fumeurs aux prises avec un trouble mental grave (schizophrénie, troubles psychotiques, trouble bipolaire ou syndrome de stress posttraumatique), les trois classes de médicaments d’aide à l’arrêt tabagique sont efficaces à trois mois : thérapie de remplacement de la nicotine (TRN), bupropion et varénicline. La varénicline serait efficace à long terme. Quant aux personnes avec un trouble lié à l’utilisation de substances, autant de l’alcool que des autres drogues, la TRN est une médication qui augmente le taux de renoncement au tabac alors que le bupropion et la varénicline ne seraient pas efficaces. Le counseling associé à une TRN est également une intervention qui aiderait cette clientèle à cesser de fumer, mais le counseling seul ne serait pas efficace.
Plusieurs décès de patients hospitalisés pour un trouble mental sont causés par des maladies liées à l’usage du tabac, et le fardeau causé par la morbidité et la mortalité associées au tabagisme chez les individus présentant un trouble mental est très préoccupant. Cette étude vise à identifier les différences en matière d’usage de la cigarette et de dépendance à la nicotine entre les adultes fumeurs vivant avec un trouble mental et les autres fumeurs adultes. Les données utilisées dans cette publication proviennent de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) 2015-2016.
Ce rapport présente les enseignements tirés d'une étude consacrée à la description et à l'explication des décalages entre les comportements alimentaires déclarés et les comportements alimentaires réels.
Le cannabis est la drogue la plus utilisée en Belgique mais également dans le monde et en particulier chez les jeunes. Elle a une image de drogue douce, festive, entrainant peu de dépendance. Mais qu’en est-il en réalité ? Cet article fait la différence entre consommation occasionnelle et chronique, sur les conséquences de la consommation surtout sur les cerveaux en croissance sur les facteurs favorisants la dépendance mais aussi sur la prise en charge.
Le manque d’activité physique et l’obésité chez les plus jeunes représentent deux enjeux de santé majeurs. Mis en place dans plus de 10 000 écoles dans le monde, The Daily Mile lutte au quotidien pour aider les enfants à rester en forme, physiquement et mentalement !
La population, et en particulier les jeunes, sont exposes a un environnement obésogénique, comprenant des incitations fortes et répétées à consommer ; Les mesures d'incitation à adopter des comportements alimentaires favorables à la santé doivent être complétées par un ensemble d'autres mesures visant à réduire l'influence de l'environnement obésogénique ; L'impact du marketing alimentaire sur les préférences alimentaires des enfants et des adolescents, leurs comportements et leurs consommations, est établi et reconnu par la majorité des experts en France et à l'international
Dans le contexte d’épidémie de Covid 19, les mesures de confinement et/ou de distanciation physique limitent la mise en œuvre des programmes d’ETP en présentiel. Néanmoins, l’HAS préconise un maintien des séances d’ETP dans la fiche « Assurer la continuité de la prise en charge des personnes atteintes de maladies chroniques somatiques pendant la période de confinement en ville » d’avril 2020. A ce titre, la coordination régionale ETP de la région Centre Val de Loire (CVL) propose ce document, fruit d’une mutualisation des travaux menés dans chaque département par les acteurs de terrain à l’initiative de la coordination régionale ETP CVL et des coordinations départementales ETP CVL.
L’activité physique adaptée (APA) se définit comme une activité physique ou sportive adaptée aux capacités de personnes à besoins spécifiques : atteintes de maladies chroniques, vieillissantes, en situation de handicap ou vulnérables. Elle mobilise des connaissances scientifiques pluridisciplinaires pour évaluer les ressources et les besoins des individus et concevoir avec eux des dispositifs et des projets d’intervention sportifs ou artistiques adaptées à des fins de prévention, de réadaptation, d’inclusion, d’éducation ou de participation sociale. Au-delà de l’accessibilité de la pratique, elle cherche surtout à créer les conditions du développement d’un projet personnel d’activité physique durable, qui s’intègre au parcours de vie des individus. Sollicitée par le ministère des Sports, l’Inserm a réalisé une expertise collective faisant le bilan des connaissances scientifiques sur l’APA, afin d’analyser, dans le cadre des maladies chroniques, son impact et sa place dans le parcours de soin.
Les schémas de production et de reconnaissance des savoirs dans le domaine de la santé se modifient profondément : pour les pathologies chroniques notamment, les expertises propres aux malades émergent comme sources de savoirs : les stratégies classiques d’éducation thérapeutique, proposées par les soignants pour améliorer l’observance des traitements, se doublent de nouveaux courants issus des communautés de malades qui rattachent les maladies à des formations expérientielles, voire à des épisodes autodidactes. Après avoir été resituée historiquement comme constitutive de l’idée de démocratie sanitaire, cette reconnaissance des savoirs expérientiels des patients – en marche dans de multiples lieux – fait ici l’objet d’une revue de littérature qui en regarde les enjeux épistémologiques, thérapeutiques et de pouvoir
La borréliose de Lyme, maladie infectieuse douloureuse, invalidante et difficile à soigner, est en forte expansion dans différentes parties du monde, dont l’Europe. Identifiée par l’OMS comme un problème de santé publique majeur, elle n’est reconnue par les autorités sanitaires françaises que sous sa forme aiguë. La possibilité de sa persistance après traitement selon les recommandations en vigueur et l’existence de sa forme chronique sont en revanche déniées, en dépit de toute évidence et de nombreuses études scientifiques, ce qui empêche la prise en charge des malades, souvent renvoyés vers la psychiatrie ou contraints d’aller se soigner à l’étranger. Pourchassés par le Conseil de l’ordre et les caisses d’assurance maladie, les médecins qui tentent de les soigner et les malades se sont organisés pour faire entendre leur voix. Les négociations récentes auxquelles ils ont participé pour la première fois ont amené certaines avancées, mais les autorités médicales s’obstinent dans une position de déni, bloquant, au prix de méthodes peu soucieuses de démocratie, toute avancée dans la prise en charge thérapeutique et toute recherche. Après avoir présenté l’historique de ces négociations, cet article explore les raisons qui peuvent pousser certains médecins et leur Académie à adopter semblable comportement.