Face à la complexité des inégalités sociales de santé en Ile-de-France, cette étude montre que les associations développent des initiatives, mais souffrent d'un relatif isolement et d'un sentiment d'épuisement. L'approche révèle un paradoxe majeur : alors que les associaitons sont aux avant-postes de la lutte contre les ISS, elles peinent à faire reconnaître la valeur de leurs actions dans un système institutionnel encore trop cloisonné. Les pratiques observées dessinent pourtant les contours d'une conception plus juste de la santé : ancrée dans les territoires, centrée sur les déterminants sociaux, conconstruitre avec les publics et faisant participer tous les acteurs, patients, bénévoles, professionnels. A partir de cette enquête et des réactions livrées par les associations lors de la présentation des résultats, trois pistes d'actions concrètes se dessinent : - Diffuser et faire connaître les actions associatives existantes, l'objectif étant d'oeuvrer en commun là où des besoins persistenbt et non de reproduire l'existant ; - Agir sur le terrain auprès des structures d'exercice coodornnée ; - Enfin, les associations estiment important de construire un plaidoyer commun et adapté chacun des interlocuteurs concernés (institutionnels, professionnels de santé, associations...).
Veille documentaire
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Ce guide, basé sur l’argumentaire de la prise de position du Groupe de Concertation et de Coordination des Centres Spécialisés de l'Obésité (GCC-CSO) et du réseau FORCE, a pour objectif d’accompagner les professionnels de santé et les patients adulte dans l’initiation et le suivi d’un traitement pharmacologique de l’obésité, en fournissant des repères pratiques, des critères de prescription et des recommandations de surveillance pour optimiser la sécurité et l’efficacité de la prise en charge.
Le Groupe de Concertation et de Coordination des Centres Spécialisés de l'Obésité (GCC-CSO) et le réseau FORCE, propose un référentiel relatif à l’obésité de l’adulte destiné à accompagner les prescripteurs et les patients face à l’arrivée des nouveaux traitements médicamenteux de l’obésité TMO). La prise de position du document concerne les traitements pharmacologiques suivants : liraglutide, sémaglutide et tirzépatide. Elle a pour objectif de : préciser la place des TMO dans la prise en charge de l’obésité ; rappeler les indications validées, les prudences d’utilisation et les contre-indications ; accompagner les conditions de prescription et de suivi ; promouvoir une utilisation raisonnée, sécurisée et équitable des TMO ; contribuer à une information claire auprès des professionnels de santé, des patients et des décideurs publics. Cette prise de position s’inscrit dans la mission du GCC-CSO de favoriser, à l’échelle du territoire, une prise en charge multidisciplinaire, fondée sur les données de la science et respectueuse des personnes concernées, tout en anticipant les enjeux cliniques, éthiques et sociétaux liés à l’essor des thérapeutiques médicamenteuses de l’obésité.
L’étude PROPAMENCO évalue l’impact de la pandémie de Covid-19 sur la santé mentale et les parcours de soins, en s’appuyant sur les données SNDS (2016-2021) et 29 entretiens qualitatifs. Elle met en lumière deux groupes particulièrement touchés : les 18-24 ans et les 50-64 ans. Chez les jeunes, on observe une forte augmentation du recours aux soins, surtout parmi ceux déjà suivis avant la crise, avec des parcours souvent irréguliers. Les 50-64 ans, en revanche, montrent une hausse plus modérée, principalement chez les nouveaux patients, mais avec un suivi plus régulier. Parmi ces derniers, la plupart ont consulté ponctuellement, avec un pic de détresse marqué mi-2020. Les entretiens révèlent que la pandémie a servi de déclencheur ou d’amplificateur de troubles psychiques, tout en perturbant les interactions sociales chez les jeunes et en altérant le lien social et la confiance dans la société chez les plus âgés.
En 2024-2025, à la suite d’une étude exploratoire, le PGI a mené une étude sur le modèle des résidences autonomie en région. Quatre thématiques y sont développées : modèle économique, phénomène de vacance, nouveaux profils de résidents et mission de prévention. L’objectif était une meilleure compréhension du modèle afin de proposer des pistes de réflexions et d’actions concrètes pour répondre à ces questionnements et faire émerger des bonnes pratiques pour guider les partenaires et gestionnaires dans la valorisation, la modernisation et la promotion de ce modèle.
Ce document souligne l'importance cruciale de la littératie en santé comme déterminant de la santé et fondement permettant aux individus de faire des choix éclairés face à la profusion d'informations et de désinformation. Il insiste sur le fait qu'améliorer la littératie en santé va au-delà de la simple communication ou éducation et nécessite de renforcer les compétences, les systèmes et les environnements qui permettent aux personnes d'accéder à l'information en santé, de la comprendre et de l'utiliser efficacement. Une faible littératie en santé contribue à des résultats de santé moins favorables et à une augmentation des coûts, tandis qu'investir dans la littératie en santé peut générer des retombées socio-économiques plus importantes. Le document appelle à une action soutenue pour intégrer la littératie en santé aux stratégies nationales et aux systèmes de santé publique.
Les gouvernements sont confrontés à des défis sanitaires complexes, façonnés par l'évolution des interactions entre les populations, les institutions et les environnements urbains ; ces défis sont exacerbés par l'expansion des villes et la croissance de leur population. Ce guide de l'OMS propose un cadre structuré pour relever ces défis de manière stratégique, en évitant les limites et les conséquences indésirables d'initiatives fragmentées et à court terme.
Ce rapport exhaustif examine en détail ce qu'implique la santé urbaine, son importance et les moyens de progresser grâce à une action intégrée et à long terme. Il met en lumière la nécessité de prioriser la santé urbaine selon des perspectives épidémiologiques, économiques, d'équité et de durabilité, et montre comment les décisions prises dans divers secteurs – de l'adaptation au changement climatique à la transformation numérique – influent sur le bien-être des citadins. Ce guide repose sur l'idée que la santé urbaine est une responsabilité partagée et un objectif sociétal stratégique qui requiert une coordination entre les différents niveaux de gouvernement et avec les communautés, la société civile et le secteur privé.
Ce guide propose des approches pratiques pour appréhender la complexité, tirer parti des leviers politiques et stratégiques et renforcer les moyens de mise en œuvre grâce à la gouvernance, au financement, au renforcement des capacités, aux systèmes de données, à l’aide à la décision fondée sur des données probantes, à l’innovation, aux partenariats et à la participation. Il formule également des recommandations pour l’élaboration de stratégies globales de santé urbaine adaptables aux contextes locaux.
S’appuyant sur les contributions d’experts et des exemples concrets de villes du monde entier, ce guide place la santé urbaine au cœur du développement durable, de l’équité et de la résilience. Il propose aux décideurs une feuille de route pour remplacer les actions cloisonnées par des stratégies cohérentes permettant à tous les citadins de s’épanouir aujourd’hui et demain.
En France, les enjeux de la restauration scolaire dépassent désormais la seule fourniture d’un repas. Au défi éducatif de favoriser l’établissement d’habitudes alimentaires saines du futur adulte, s’ajoutent des enjeux de santé publique, de sécurité alimentaire et écologiques. L’introduction du « bio » et de produits de qualité et durables à la cantine est aujourd’hui privilégiée. Les nutritionnistes, les sociologues, les agronomes, ou encore les économistes d’INRAE accompagnent l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques de ce secteur très réglementé.
À la demande de la commission des finances de l’Assemblée nationale, la Cour publie son premier rapport exclusivement consacré à la prestation de compensation du handicap (PCH), après deux décennies de mise en œuvre. La PCH, l’une des trois allocations individuelles de solidarité versées par les départements, a été instaurée par la loi « Handicap » de 2005 qui a reconnu un droit individuel à la compensation, fondé sur une évaluation personnalisée des besoins. Elle rassemble cinq types d’aides – dont les aides humaines qui représentent environ 90 % de son coût – et a connu une forte dynamique de dépenses, accélérée depuis 2021 sous l’effet de nombreuses réformes favorables aux bénéficiaires. Malgré plus de 400 000 bénéficiaires en 2023, la PCH reste marquée par un non-recours probablement élevé quoique mal évalué, et par de fortes disparités territoriales dans les délais, les taux d’accord et les montants attribués. La dépense de PCH pèse de manière croissante sur les départements et n’est plus couverte qu’à hauteur d’un tiers environ (contre 60 % en 2010) par le concours financier que leur verse à ce titre la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), le mécanisme de ce concours étant par ailleurs devenu illisible au fil du temps. Cette prestation souffre également d’un manque de cohérence avec d’autres dispositifs de compensation, notamment à destination des enfants ou des personnes âgées. À cela s’ajoutent une réforme du soutien à la parentalité mal calibrée et des politiques de contrôle d’effectivité encore embryonnaires et disparates, malgré une esquisse récente de pilotage par la CNSA. Le rapport souligne la nécessité de clarifications, d’harmonisations et de rationalisations, détaillées dans plusieurs recommandations visant à améliorer l’équité d’accès, la maîtrise financière et le pilotage national.
Cette commission d’enquête avait pour objectif d’ établir les défaillances des politiques publiques dans la prise en charge de la santé mentale et du handicap et en déterminer les causes ; de mesurer les conséquences pour la santé des personnes concernées ainsi que les conséquences pour les finances publiques et pour l’économie de l’insuffisance de la prévention et des défaillances de prise en charge. En 10 semaines, la commission a organisé 47 auditions et tables rondes, lors desquelles 112 personnes ont été entendues sous serment. Les membres de la commission d’enquête ont en outre effectué une vingtaine de visites de terrain, dans des IME, des CMP et des centres hospitaliers. La présidente et le rapporteur se sont également rendus en Belgique pour y étudier le système d’inclusion scolaire. Dans ce rapport, la commission dresse un état des lieux et souligne que les politiques de la santé mentale et du handicap sont caractérisées par de nombreuses défaillances, qui résultent d’un décalage entre l’offre de prise en charge et les besoins existants, ces défaillances se matérialisant tout au long de la vie. Malgré un niveau de dépenses très élevé et en augmentation régulière, les politiques de santé mentale et du handicap demeurent marquées par des retards de prise en charge, des ruptures de parcours et des pertes de chance pour les personnes concernées. Dans ce contexte, la prévention ne peut être considérée comme un volet accessoire des politiques publiques ; elle représente au contraire un investissement indispensable qui permettra d’éviter des prises en charge plus lourdes et d’améliorer les trajectoires de vie. Aussi, la commission appelle à la mise en place d'une véritable politique de prévention qui doit s’appuyer sur une logique de coûts évités, c’est-à-dire sur une approche permettant d’identifier les interventions dont l’impact est démontré, de distinguer les dépenses qui stabilisent les parcours de celles qui répondent seulement à l’urgence, et de hiérarchiser les choix publics dans le temps long.
L’alimentation est un déterminant majeur de la santé physique et mentale, un facteur clé de justice sociale et un levier de transition écologique. En France, la précarité alimentaire augmente fortement, les inégalités sociales et territoriales d’accès à une alimentation de qualité se creusent et les enjeux de santé liés aux défis climatiques et à l’agriculture ne cessent de s’accroître. Les collectivités disposent de leviers puissants et vecteurs de justice sociale : soutien à la production locale et aux pratiques vertueuses pour l’environnement, restauration collective, soutien aux démarches qui s’inspirent de la sécurité sociale de l’alimentation, Projets alimentaires territoriaux (PAT), aménagement du territoire, politiques sociales, économie circulaire, mobilité, urbanisme commercial, …. En les mobilisant, elles peuvent transformer en profondeur les environnements alimentaires et réduire les inégalités sociales et territoriales de l’alimentation. Les démarches territoriales de santé (ASV, CLS, CLSM) constituent des espaces stratégiques pour faire converger santé, alimentation, lien social et transition écologique. L’alimentation n’est pas qu’une affaire de choix individuels : c’est un marqueur profond d’inégalités sociales et territoriales. L’action locale en matière d’alimentation représente une opportunité majeure de les réduire.