L’activité de l’année 2025 a été particulièrement intense pour les médiateurs. Confrontés à des problématiques sociétales et familiales de plus en plus complexes ainsi qu’à une forte augmentation des conflits et des violences au sein des établissements, ils ont poursuivi leur mission de pacification et de résolution amiable des litiges tout en répondant à une demande croissante d’écoute, de considération et d’explications de la part des usagers comme des personnels, souvent inquiets, vulnérables et exigeants vis-à-vis de leur administration.
Les mutations sociétales et le contexte international créent, par ailleurs, chez les jeunes en particulier, beaucoup d’anxiété, entraînant une souffrance psychique et un sentiment d’insécurité. Ce constat largement partagé, qui s’est aggravé depuis la crise sanitaire, a fait de la santé mentale des élèves, des étudiants et des personnels une question prioritaire pour les ministères chargés de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur. Qu’il s’agisse de renforcer la prévention, de faire de la santé mentale un objet d’éducation et de formation ou de promouvoir le bien‑être à tous les niveaux du système éducatif, le sujet ne fait plus débat dès lors que l’équilibre psychique et la qualité de vie au travail sont reconnus comme des enjeux à fort impact sur les apprentissages et la réussite de tous.