La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie une étude à partir des données du modèle Lieux de vie et autonomie (LIVIA) rendues publiques en décembre 2025. Ces données permettent de réaliser des projections du nombre de personnes âgées de 60 ans ou plus jusqu’à 2070. Elles sont ventilées par département, sexe, tranche d’âge, niveau de perte d’autonomie et trois lieux de vie (Ehpad, résidence autonomie et logement ordinaire).
Veille documentaire
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Les notions de précarité et de vulnérabilité recouvrent des réalités multiples et complexes, qui ont un impact sur l’état de santé des personnes ainsi que sur leur recours aux soins. Afin de faciliter leur accès aux soins, l’ARS Bretagne publie le répertoire départemental des dispositifs santé précarité des Côtes d'Armor.
Un symposium international sur la réduction des méfaits liés à l'alcool a été coorganisé par Santé publique France et EuroHealthNet le 3 décembre 2024 à Bruxelles. Deux thèmes principaux ont été abordés : comment élaborer et promouvoir des recommandations efficaces en matière de consommation d'alcool à faible risque, et comment contrer l'influence de l'industrie de l'alcool sur les politiques de santé. Conclusion du symposium : pour réduire efficacement les méfaits liés à l'alcool, il est nécessaire d'informer les citoyens, notamment en s'appuyant sur des repères de consommation fondés sur les preuves et des avertissements sanitaires, des campagnes de santé publique solides, ainsi que d'un ensemble de mesures politiques fortes. La coopération internationale et l'échange d'expériences entre différents pays sont essentiels. Le symposium a souligné la nécessité de poursuivre les efforts communs de plaidoyer, de recherche et d'innovation en matière de politique publique pour lutter contre les méfaits de l'alcool et l'influence des intérêts économiques.
Ainsi, avant d’agir, il faut comprendre. Le premier chapitre de ce document revient sur
le principe Une seule santé, les concepts qui la sous-tendent et les conditions politiques, juridiques et règlementaires de son essor. Ce chapitre présente notamment les enjeux d’évolution du cadre juridique pour intégrer l’approche Une seule santé dans le droit national. Des premières tentatives, telle que la proposition d'une loi et d'une stratégie Une seule santé pour la France, sont présentées.
Ensuite, plusieurs phénomènes emblématiques des enjeux Une seule santé sont présentés : l’antibiorésistance, les zoonoses, les espèces exotiques envahissantes et les perturbateurs endocriniens. Ils illustrent la complexité des interactions entre les espèces et les écosystèmes et les enjeux de santé qui en résultent. Le deuxième chapitre s’intéresse aux nombreuses synergies entre la conservation de la nature et les approches Une seule santé. Les aires protégées et les Solutions fondées sur la Nature convergent dans leurs principes et leurs objectifs avec l’approche Une seule santé : il s’agit de promouvoir et d’agir selon une vision systémique et intégrée du vivant. Les exemples de Parcs naturels régionaux en France et celui de la ville d’Abomey-Calavy au Bénin le montrent. Ce chapitre s’intéresse ensuite à deux domaines d’action où les priorités d’action en matière de conservation de la nature et de santé se rejoignent : le commerce et l’utilisation durable des espèces sauvages et l’agriculture, abordée à travers la question de l’élevage. Dans ces domaines, l’UICN propose de nouvelles approches pour accompagner une transformation des pratiques et concilier enjeux socio-économiques, conservation et santé. L’exemple mahorais montre l’importance de la santé des sols comme pilier essentiel pour protéger la biodiversité et garantir une production alimentaire durable et une approche intégrée de la santé, reliant celle des écosystèmes, des animaux et des humains.
Enfin, Une seule santé ne peut se construire sans mobilisation. C’est ce que démontre le dernier chapitre : la recherche ouvre la voie, avec des initiatives et des programmes comme PREZODE et COHESA en Afrique. La société civile et les territoires s’engagent aussi : Pays de la Loire, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Bouches-duRhône, Lorient Agglomération, Marseille… Chaque exemple raconte une volonté d’agir et rappelle que la formation et la sensibilisation sont nécessaires pour faire vivre cette approche.
Cette note de l’Observatoire Vies numériques restitue les résultats de trois focus groups menés avec des jeunes en situation de décrochage scolaire, révélant une grande hétérogénéité dans leurs usages des écrans, leurs motivations et leurs difficultés. Le smartphone y occupe une place centrale, mais les pratiques varient selon les besoins (communication, apprentissage, créativité, gestion du quotidien). Les jeunes expriment un sentiment d’injustice face aux discours adultes, souvent perçus comme déconnectés de leurs réalités, et soulignent l’importance d’être écoutés et accompagnés plutôt que contrôlés. Le rapport met en lumière les tensions entre autonomie et encadrement, ainsi que les risques relationnels en ligne (harcèlement, usurpation, publicités intrusives).
Le Baromètre Santé-Social 2025 dresse un état des lieux alarmant : 65 % des Français ont renoncé à des soins en 2025, soit 3 points de plus qu’en 2024, et 87 % de la population vit dans un désert médical. La densité des médecins généralistes reste inégalement répartie, avec des écarts criants entre les territoires (ex. : 288 médecins/100 000 habitants dans les Hautes-Alpes contre 39 à Mayotte). La permanence des soins, bien que stabilisée, reste largement en deçà de son niveau de 2012, et les délais d’attente pour les soins de santé mentale atteignent des records, notamment pour les jeunes (25 % des 15-29 ans présentent des signes de dépression). Les inégalités territoriales et sociales s’aggravent, exacerbées par le vieillissement de la population et la pénurie de professionnels de santé.
Les situations territoriales sont extrêmement hétérogènes : certains territoires présentent des fragilités cumulées de longue date, d'autres connaissent une dégradation récente liée aux transitions énergétiques, démographiques ou environnementales, et d'autres encore concentrent des vulnérabilités invisibles, masquées par des indicateurs globaux mais visibles à l'échelle fine. Dans ce contexte, l'enjeu n'est pas d'entrer dans un débat conceptuel sur la définition de la vulnérabilité sociale — déjà largement traitée par les sciences sociales — mais de proposer une approche intégrée, opérationnelle et reproductible, capable d'éclairer la prise de décision, notamment publique. La problématique centrale est donc la suivante : comment interpréter, comparer et cartographier les vulnérabilités sociales territoriales de manière transversale, statistiquement robuste et adaptée aux différentes échelles de décision ?
Cette synthèse méthodique avec méta-analyse par paires et méta-analyse en réseau montre que les interventions à plusieurs composantes ciblant le mode de vie, par comparaison avec la prise en charge habituelle, sont efficaces pour améliorer la composition corporelle des enfants âgés de 4 à 12 ans. Les composantes individuelles centrées sur la nutrition, sur l'exercice physique ou sur le changement de comportement ne semblent pas être efficaces individuellement, par comparaison avec la prise en charge habituelle. Les effets sont les plus marqués chez les enfants dont l'IMC et l'indice de masse grasse sont élevés lors de l'instauration du traitement. Cette méta-analyse présente cependant d'importantes lacunes sur le plan de la méthodologie, comme une hétérogénéité statistique et clinique significative et une description incomplète des interventions et des participants inclus.
Promouvoir l'activité physique (AP) des jeunes et lutter contre la sédentarité sont des priorités de santé publique. Au-delà des campagnes de marketing social et de la diffusion d'informations, de nombreuses initiatives de terrain sont développées depuis plusieurs années pour promouvoir la pratique d'AP. Se pose pour les intervenants et les financiers la question du choix des interventions et de leur déploiement, dans un contexte de plus en plus marqué par la recherche d'efficacité et d'efficience. Aussi, l'identification, puis la généralisation, d'interventions validées scientifiquement constituant des enjeux majeurs pour l'appui aux acteurs.
Les résultats de l'étude Icaps (Intervention auprès des Collégiens centrale sur l'Activité Physique et la Sédentarité) ont démontré qu'il est possible d'augmenter la pratique d'AP et de réduire la sédentarité avec un effet bénéfique sur la santé des jeunes. Cette intervention s'inscrit dans une approche socio-écologique prenant en compte trois axes : le jeune, son soutien social et son environnement physique et organisationnel. Après une phase de déploiement pilote, une seconde phase a débuté en 2019. L'objectif est de soutenir la mise en place de projets Icaps via un opérateur national, en s'appuyant sur la démarche Icaps et en lien avec le milieu scolaire.
Ainsi, sur l'année scolaire 2022-2023, dans 13 établissements porteurs, plus de 1300 jeunes sur 1567 ciblés ont atteint les objectifs d'un projet Icaps (soit +1h d'AP par semaine et diminution de 20 mn de temps d'écran quotidien). On constate également une augmentation significative du nombre de jeunes atteignant les recommandations nationales de pratique d'AP entre le début et la fin de l'année scolaire (de 8% à 26%). Il émerge au sein des établissements 4 catégories d'actions permettant une mise en œuvre efficace de la démarche. Enfin, ces résultats ont été obtenus grâce aux partenariats entre les différents acteurs clés.
Face à la faible proportion d'adolescents respectant les recommandations en matière d'activité physique, Santé Publique France a lancé en septembre 2022 une campagne de marketing social destinée à leurs parents. Cette campagne visait à accroître le soutien parental et, à terme, l'activité physique des adolescents.
Cette revue de littérature a pour objectif de synthétiser et de comparer la recherche actuellement disponible qui porte sur l'interaction entre la sédentarité, la santé mentale et le temps d'écran chez les adolescents (12-17 ans) afin d'en faire ressortir les points
saillants.
Créer un milieu scolaire qui favorise la santé mentale positive demande l'engagement de tout le monde : la direction, le personnel enseignant et professionnel — et surtout les élèves. Pour favoriser le bien-être, l'école doit offrir plus qu'un endroit sécuritaire. Voici quelques idées pour y contribuer au quotidien.