Depuis 20 ans, l’infertilité ne cesse d’augmenter dans l’ensemble des pays industrialisés. Alors que 3,3 millions de personnes sont concernées en France, il aura fallu attendre février 2026 pour qu’une véritable stratégie nationale de prévention et de recherche sur l’infertilité ne soit lancée. Intime, voire tabou, le sujet porte également une dimension collective, tant les causes de l’infertilité sont multiples — médicales, environnementales et sociétales — et peuvent se combiner. De nombreux champs peuvent être investis pour agir : information, prévention, prise en charge ciblée, soutien à la recherche médicale ou encore renforcement de la coordination parties prenantes. Entre enjeux démographiques nationaux et parcours de vie de couples inféconds, ce sujet soulève une grande variété d’enjeux que cette étude synthétique tâche de réunir et d’expliquer.
Veille documentaire
Un appel à projet auquel candidater ? Une publication incontournable ? Une actualité indispensable? Une vidéo particulièrement percutante ? Retrouvez ici les informations repérées chaque jour par notre équipe concernant toutes les thématiques du Rrapps.
Et pour ne rien manquer, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter quotidienne La Veille du jour en vous inscrivant depuis cette page.
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), l’Inserm via son Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc-Inserm) et Santé publique France analysent les causes médicales de décès des personnes résidentes et décédées en France en 2024. Trois études complémentaires sont publiées conjointement : un Bulletin épidémiologique hebdomadaire (Santé publique France) et deux Études et Résultats (Drees). Elles s’appuient sur la statistique nationale des causes de décès produite par l’Inserm (CépiDc) à partir du recueil exhaustif des volets médicaux des certificats de décès, de leur codage et de leur analyse. Un jeu de données complémentaires est diffusé ce même jour sur le site de la Drees.
Destiné aux professionnels de santé, du médico-social et de l’accompagnement, ce guide a pour ambition de mieux prendre en compte ces dimensions essentielles de la vie des personnes concernées, souvent peu abordées dans les parcours de soins et d’accompagnement. Ce guide se veut un outil concret pour soutenir les pratiques professionnelles, favoriser une approche globale de la santé et contribuer à une meilleure qualité de vie des personnes en situation d’obésité. Sous l’impulsion de la filière ObéCentre, un groupe de travail pluridisciplinaire associant des professionnels de santé, des acteurs de différents secteurs d’intervention et des patients a été constitué. Les réflexions et travaux menés collectivement ont abouti à la rédaction d’un guide de repères à destination des professionnels, visant à favoriser une meilleure prise en compte de la santé affective, relationnelle et sexuelle des personnes en situation d’obésité.
En 2024, 260 000 avortements (interruptions médicales – IMG – et volontaires IVG de grossesse) ont été pratiqués en France, soit 8 000 IVG de plus qu’en 2023 et 700 IMG de moins. Les IVG sont de plus en plus réalisées par méthode médicamenteuse (80 %) et en cabinet libéral (44 %). Pour la première fois, la majorité des IVG en cabinet libéral ont été effectuées par une sage-femme. Dans les grands centres urbains, l’offre de prise en charge en termes de méthode, lieu et professionnel est relativement diversifiée. Ce n’est pas le cas dans toutes les autres communes, notamment rurales. L’augmentation des effectifs de sages-femmes habilitées permet toutefois un accès grandissant à l’IVG médicamenteuse dans les zones rurales : elles y sont plus présentes en libéral que les médecins et leur lieu d’exercice est plus proche du domicile des femmes. Les établissements de santé restent toutefois des maillons essentiels de l’offre de soins : les IVG après neuf semaines d’aménorrhée y sont réalisées. Cependant, la répartition sur le territoire des établissements réalisant des IVG chirurgicales, a fortiori en fin de délai légal ou sous anesthésie locale, est inégale et, par conséquent, les durées de trajet pour ces IVG sont plus longues. Si l’avortement est réalisable partout, le champ des possibles en termes de méthodes, professionnels et lieux est toutefois assez hétérogène selon la commune concernée.
Malgré les effets déjà ressentis du changement climatique, les réponses pour adapter les territoires restent insuffisantes. Pourquoi n’agit-on pas, malgré tout ce que l’on vit ? Ce dossier bibliographique réalisé par le Cerdd invite à porter le regard des sciences humaines et sociales pour comprendre les causes de l’inaction climatique. Et enfin, identifier des leviers d’accompagnement de transformations nécessaires.
Alors que la France vient de connaître la vague de chaleur la plus précoce de son histoire, Oxfam publie un rapport consacré aux impacts du changement climatique sur la santé, encore largement méconnus du grand public, des professionnels de santé et insuffisamment pris en compte dans les politiques publiques.
Dévoilant des données inédites, ce rapport alerte sur une véritable « double peine climatique » : les vagues de chaleur, inondations et feux de forêt augmentent les risques sanitaires tout en affaiblissant la capacité de réponse d’un système de santé déjà sous tension et fragilisé par des sous-investissements chroniques. En l’absence d’une anticipation renforcée des risques, le changement climatique aggravera les inégalités de santé déjà existantes.
Ce rapport du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) propose un cadre opérationnel pour diagnostiquer et surmonter les obstacles à la couverture vaccinale dans l'Union européenne. S'appuyant sur les sciences sociales et comportementales, le document introduit le modèle des 5C afin d'analyser les leviers de l'acceptation des vaccins, tels que la confiance, la complaisance ou les contraintes pratiques. Il met à disposition des autorités de santé publique un outil d’enquête structuré et une bibliothèque d’interventions concrètes pour adapter les stratégies vaccinales tout au long de la vie. L'objectif final est de transformer l'intention psychologique en un taux de vaccination optimal grâce à une compréhension profonde des préoccupations citoyennes et des barrières structurelles.
La HAS publie un guide consacré à la réalisation du bilan de santé en école maternelle pour les enfants âgés de 3 à 4 ans afin de soutenir les professionnels dans cette mission essentielle. Ce rendez-vous constitue, en effet, un moment clé pour évaluer le développement global de l’enfant, délivrer des messages de prévention aux familles et repérer précocement d’éventuelles difficultés nécessitant un accompagnement.
Depuis 2023, le Collectif EVARS Loire-Atlantique s’est mis en réseau pour faire avancer ensemble, le sujet de l’EVARS dans le département. Pour faciliter le travail des établissements de l’Éducation Nationale, le collectif a créé un guide. Il situe la place des partenaires associatifs dans la mise en oeuvre des séances d’ÉVAR-S dans les établissements scolaires de Loire-Atlantique. C’est un outil pratique pour déployer l’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité en milieu scolaire.
L’année 2025 a marqué le vingtième anniversaire de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Cette loi pose le principe que les services publics en ligne doivent être accessibles aux personnes handicapées. L’État a mis en place, de manière progressive, un dispositif juridique et administratif très complet, avec un pilotage interministériel et des ressources spécifiques (crédits, marchés publics, appui technique aux administrations) et la publication d’un référentiel général d’amélioration de l’accessibilité (RGAA). Le rapport effectue un bilan de son application, vingt ans après, pour les services publics numériques de l’Etat.
En France, les médecins généralistes, tout comme les autres professionnels de santé de premier recours, sont inégalement répartis sur le territoire, avec pour conséquence des espaces mieux dotés que d'autres. Malgré l'attention portée depuis longtemps aux disparités d'accessibilité spatiale aux soins de premier recours, les analyses ont souvent été menées profession par profession, plutôt que selon une approche globale et multiprofessionnelle. Cette étude propose une typologie communale permettant de mesurer ces disparités à partir de différentes dimensions, notamment le niveau d'accessibilité aux soins et son évolution, et les besoins de santé de la population.
Des configurations diverses ont pu être observées, qui confirment l'opposition entre, d'une part, les espaces offrant une meilleure accessibilité aux soins (littoraux, Grand Ouest et grands pôles urbains ainsi que leurs couronnes) et, d'autre part, les zones rurales du centre de la France, moins bien dotées. Les résultats nuancent également la démarcation entre espaces urbains et espaces ruraux en montrant le rôle clé des petites centralités : la présence d'une offre de soins de premier recours dans certaines petites villes et bourgs ruraux permet en effet aux communes rurales environnantes de bénéficier d'une meilleure accessibilité aux soins que certains territoires urbains.
Cet article propose un éclairage sur les connaissances scientifiques actuelles relatives aux pratiques de consommation en contexte festif et aux stratégies de prévention et de réduction des risques mises en œuvre pour en limiter les conséquences sanitaires et sociales. Il vise à fournir aux professionnels, aux décideurs et aux chercheurs des repères fondés sur les données probantes afin d’éclairer les pratiques de terrain et l’élaboration des politiques publiques.