La gratuité totale des transports en commun convainc peu les spécialistes du sujet. Selon Félicien Boiron, centrer l’évaluation sur des critères d’« efficacité » de la mesure légitime certaines normes dans la fabrique des politiques publiques de transport.
Veille documentaire
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Au rapport déjà étudié entre questions environnementale et sociale, la RFAS vient ajouter un troisième terme, celui de « communs ». Ce quatrième numéro de l’année 2025 s’est donné pour objet, dans une démarche exploratoire, d’examiner en quoi les communs, qui sont à la fois une ressource partagée et les règles et les relations sociales qu’implique ce partage, peuvent représenter un chemin vers une transition écologique juste.
En effet, les conséquences sociales de la déstabilisation anthropique de la biosphère, mais aussi des politiques environnementales (taxe carbone, zones à faibles émissions), nous incitent à proposer de nouvelles formes de protection sociale, nommées ici communs écosociaux.
Ce document présente diverses initiatives de santé inclusives du handicap mises en œuvre dans la Région européenne de l’OMS, en lien avec les objectifs du Cadre d’action européen 2022–2030. Les études de cas montrent des exemples reposant sur la co-conception avec les personnes handicapées, la coordination intersectorielle, la formation des professionnels de santé et l’accessibilité des services.
Cette étude s’appuie sur l'Enquête nationale sur les pratiques physiques et sportives de 2020 qui montre que 78 % des habitants QPV déclarent avoir exercé au moins une activité physique ou sportive (APS) dans l’année (vs 88 % en milieu urbain hors QPV). Parmi les freins à la pratique sportive, 42 % des résidents des QPV citent une offre trop restreinte contre 33 % hors QPV. L'exploitation de la base permanente des équipements (BPE) de l'INSEE montre que près de 90 % des QPV, tout comme les autres quartiers des unités urbaines de l’hexagone, disposent d’au moins une salle multisports, mais l’offre d’équipements y est moins diversifiée : plus de 45 % des équipements correspondent à des plateaux et terrains de jeux extérieurs et à des salles multisports.
Cette fiche pose les fondamentaux : définitions (situation de handicap, PMR), enjeux législatifs (loi du 11 février 2005...) et principes de la conception universelle. Elle rappelle que le handicap peut être temporaire, évolutif ou invisible, et insiste sur la nécessité du langage respectueux et inclusif. La fiche promeut la concertation (consulter, concerter, co‑construire) avec les personnes concernées et préconise une approche transversale impliquant services techniques, élus et associations. Elle renvoie vers des ressources pratiques et notamment la boîte à outils nationale pour les élus.
Les jeunes faisant l’objet d’une mesure judiciaire au pénal constituent une population globalement vulnérable dont l’état de santé, et plus largement les déterminants de santé, méritent une attention particulière. Ces jeunes pris en charge par la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) cumulent en effet de nombreux facteurs de risques pour la santé. Mieux connaître leur état de santé représente alors un enjeu important, afin de comprendre les trajectoires qui amènent à ces états de santé dégradés et proposer des stratégies pour améliorer leur prise en charge.
Le manque de données récentes sur l’état de santé de ces jeunes a conduit le ministère de la Justice, via la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) à mettre en place une grande enquête nationale. L’objectif principal est d’actualiser les données sur la santé de ces jeunes et ses déterminants : état de santé perçu, comportements de santé et conduites à risque.
Ce Focus présente une sélection d’indicateurs issus de l’analyse de cette enquête, dont les résultats détaillés sont présentés dans un rapport publié simultanément.
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie une étude à partir des données du modèle Lieux de vie et autonomie (LIVIA) rendues publiques en décembre 2025. Ces données permettent de réaliser des projections du nombre de personnes âgées de 60 ans ou plus jusqu’à 2070. Elles sont ventilées par département, sexe, tranche d’âge, niveau de perte d’autonomie et trois lieux de vie (Ehpad, résidence autonomie et logement ordinaire).
Les notions de précarité et de vulnérabilité recouvrent des réalités multiples et complexes, qui ont un impact sur l’état de santé des personnes ainsi que sur leur recours aux soins. Afin de faciliter leur accès aux soins, l’ARS Bretagne publie le répertoire départemental des dispositifs santé précarité des Côtes d'Armor.
Un symposium international sur la réduction des méfaits liés à l'alcool a été coorganisé par Santé publique France et EuroHealthNet le 3 décembre 2024 à Bruxelles. Deux thèmes principaux ont été abordés : comment élaborer et promouvoir des recommandations efficaces en matière de consommation d'alcool à faible risque, et comment contrer l'influence de l'industrie de l'alcool sur les politiques de santé. Conclusion du symposium : pour réduire efficacement les méfaits liés à l'alcool, il est nécessaire d'informer les citoyens, notamment en s'appuyant sur des repères de consommation fondés sur les preuves et des avertissements sanitaires, des campagnes de santé publique solides, ainsi que d'un ensemble de mesures politiques fortes. La coopération internationale et l'échange d'expériences entre différents pays sont essentiels. Le symposium a souligné la nécessité de poursuivre les efforts communs de plaidoyer, de recherche et d'innovation en matière de politique publique pour lutter contre les méfaits de l'alcool et l'influence des intérêts économiques.
Ainsi, avant d’agir, il faut comprendre. Le premier chapitre de ce document revient sur
le principe Une seule santé, les concepts qui la sous-tendent et les conditions politiques, juridiques et règlementaires de son essor. Ce chapitre présente notamment les enjeux d’évolution du cadre juridique pour intégrer l’approche Une seule santé dans le droit national. Des premières tentatives, telle que la proposition d'une loi et d'une stratégie Une seule santé pour la France, sont présentées.
Ensuite, plusieurs phénomènes emblématiques des enjeux Une seule santé sont présentés : l’antibiorésistance, les zoonoses, les espèces exotiques envahissantes et les perturbateurs endocriniens. Ils illustrent la complexité des interactions entre les espèces et les écosystèmes et les enjeux de santé qui en résultent. Le deuxième chapitre s’intéresse aux nombreuses synergies entre la conservation de la nature et les approches Une seule santé. Les aires protégées et les Solutions fondées sur la Nature convergent dans leurs principes et leurs objectifs avec l’approche Une seule santé : il s’agit de promouvoir et d’agir selon une vision systémique et intégrée du vivant. Les exemples de Parcs naturels régionaux en France et celui de la ville d’Abomey-Calavy au Bénin le montrent. Ce chapitre s’intéresse ensuite à deux domaines d’action où les priorités d’action en matière de conservation de la nature et de santé se rejoignent : le commerce et l’utilisation durable des espèces sauvages et l’agriculture, abordée à travers la question de l’élevage. Dans ces domaines, l’UICN propose de nouvelles approches pour accompagner une transformation des pratiques et concilier enjeux socio-économiques, conservation et santé. L’exemple mahorais montre l’importance de la santé des sols comme pilier essentiel pour protéger la biodiversité et garantir une production alimentaire durable et une approche intégrée de la santé, reliant celle des écosystèmes, des animaux et des humains.
Enfin, Une seule santé ne peut se construire sans mobilisation. C’est ce que démontre le dernier chapitre : la recherche ouvre la voie, avec des initiatives et des programmes comme PREZODE et COHESA en Afrique. La société civile et les territoires s’engagent aussi : Pays de la Loire, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Bouches-duRhône, Lorient Agglomération, Marseille… Chaque exemple raconte une volonté d’agir et rappelle que la formation et la sensibilisation sont nécessaires pour faire vivre cette approche.
Cette note de l’Observatoire Vies numériques restitue les résultats de trois focus groups menés avec des jeunes en situation de décrochage scolaire, révélant une grande hétérogénéité dans leurs usages des écrans, leurs motivations et leurs difficultés. Le smartphone y occupe une place centrale, mais les pratiques varient selon les besoins (communication, apprentissage, créativité, gestion du quotidien). Les jeunes expriment un sentiment d’injustice face aux discours adultes, souvent perçus comme déconnectés de leurs réalités, et soulignent l’importance d’être écoutés et accompagnés plutôt que contrôlés. Le rapport met en lumière les tensions entre autonomie et encadrement, ainsi que les risques relationnels en ligne (harcèlement, usurpation, publicités intrusives).
Le Baromètre Santé-Social 2025 dresse un état des lieux alarmant : 65 % des Français ont renoncé à des soins en 2025, soit 3 points de plus qu’en 2024, et 87 % de la population vit dans un désert médical. La densité des médecins généralistes reste inégalement répartie, avec des écarts criants entre les territoires (ex. : 288 médecins/100 000 habitants dans les Hautes-Alpes contre 39 à Mayotte). La permanence des soins, bien que stabilisée, reste largement en deçà de son niveau de 2012, et les délais d’attente pour les soins de santé mentale atteignent des records, notamment pour les jeunes (25 % des 15-29 ans présentent des signes de dépression). Les inégalités territoriales et sociales s’aggravent, exacerbées par le vieillissement de la population et la pénurie de professionnels de santé.