De récentes enquêtes qualitatives menées auprès de personnes concernées par le tabac et la précarité mettent en avant des problématiques qui, si elles ne leur sont pas spécifiques, semblent agir particulièrement chez elles comme des freins à l’arrêt. Cette fiche mémo, éditée dans le cadre du Mois sans tabac, propose des pistes de réflexion.
Veille documentaire
Un appel à projet auquel candidater ? Une publication incontournable ? Une actualité indispensable? Une vidéo particulièrement percutante ? Retrouvez ici les informations repérées chaque jour par notre équipe concernant toutes les thématiques du Rrapps.
Et pour ne rien manquer, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter quotidienne La Veille du jour en vous inscrivant depuis cette page.
En France, la pratique de l’activité physique par les enfants et adolescents est nettement insuffisante, alors que leur niveau de sédentarité ne fait que s’aggraver. Le manque d’activité physique va croissant avec l’avancée en âge, surtout chez les jeunes filles et les élèves d’établissements situés en zones défavorisées. Seuls 20 % des garçons et 10 % jeunes filles en situation de handicap atteignent les recommandations en activité physique émises par l’OMS. La sédentarité, autre comportement à risque pour la santé, affecte tout particulièrement les enfants et adolescents qui passent en moyenne 3 à 4h30 par jour devant un écran. Même si le rôle des parents est fondamental, l’école et l’environnement périscolaire tiennent une place importante pour changer le comportement des enfants et adolescents. C’est pourquoi l’Académie nationale de médecine recommande de pérenniser les mesures déjà mises en place, renforcer la place de l’EPS (en accordant une attention toute particulière aux jeunes filles, enfants en surpoids ou obèses), sensibiliser tous les enseignants à la lutte contre la sédentarité, impliquer les parents pour promouvoir les déplacements actifs vers l’école. Enfin, une attention toute particulière doit être portée sur la mise en place de programmes d’activité physique adaptés pour les enfants et adolescents en situation de handicap.
En France, le droit à la contraception est un élément fondamental des droits sexuels et reproductifs. Cependant, une nouvelle étude menée par l’Ined en collaboration avec l’Inserm révèle que même avec une couverture totale des soins de santé pour les femmes à faible revenu en France, des inégalités persistent dans l’utilisation des contraceptifs remboursés : les femmes ayant de plus faibles revenus utilisent moins de contraceptifs que les autres, et cela à tous les âges de la vie reproductive. Cette étude met en évidence que la levée d’une barrière financière, à travers le remboursement, ne garantit pas l’absence d’autres barrières qui pourraient entraver l’accès à la contraception pour les femmes à faibles revenus.
Les différents articles publiés seront l’occasion d’aborder des sujets très sensibles comme ceux de la stérilisation forcée ou des avortements illégaux. Les politiques de l’autonomie prennent également une large place dans ce numéro, le sujet étant tout à la fois abordé au travers d’une réflexion sur l’organisation de notre système de santé que du regard des professionnels et des institutions, à l’occasion des séminaires organisés par nos partenaires Lisa et l’OCIRP (Organisme Commun des Institutions de Rente et de
Prévoyance).
Entre 2021 et 2023, les prix des produits alimentaires ont connu une forte inflation, augmentant de 21 %. Dans ce contexte économique difficile, la proportion de personnes déclarant ne pas toujours avoir assez à manger est restée élevée, fluctuant entre 10 % et 16 % au cours de la période. A cela s'ajoute une augmentation de la proportion de personnes ayant suffisamment à manger en quantité, mais pas toujours accès aux aliments souhaités. Cette proportion est passée de 42 % à 51 % en deux ans. Ces difficultés peuvent avoir des répercussions sur la qualité de l’alimentation et donc sur la santé. L'enquête du CRÉDOC « Comportements et attitudes alimentaires en France » réalisée en 2023 montre que les ménages en situation de précarité alimentaire ont une alimentation moins diversifiée que la moyenne et qu'ils consomment moins de produits frais tels que la viande rouge, les fruits et les légumes. Or, la plupart des études montrent qu'une moindre diversité alimentaire conduit souvent à une dégradation de la qualité nutritionnelle. L’étude montre également que les ménages précaires ont une moins bonne perception du lien entre alimentation et santé que la moyenne. Leur connaissance des outils et des recommandations de santé grand public est relativement bonne, mais moins élevée que pour le reste de la population.
La Trousse pour évaluer les retombées de formations visant le développement de compétences en matière de santé mentale est conçue dans le cadre de l’offre de services de l’Observatoire sur la santé mentale étudiante en enseignement supérieur (OSMÉES). Elle s’inscrit en cohérence avec le Plan d’action sur la santé mentale étudiante en enseignement supérieur (PASME, 2021-2026). La trousse est diffusée à l’intention des établissements d’enseignement supérieur dans le but de les inspirer dans les démarches d’évaluation visant à favoriser la santé mentale et le bien-être de la population étudiante. Elle s’adresse plus particulièrement aux personnes qui auront le mandat de mener, collaborer ou coordonner l’évaluation d’une formation en santé mentale. Cette trousse est utile dans une perspective d’amélioration continue pour ajuster et améliorer les actions en santé mentale. La trousse propose une structure d’évaluation en six étapes, appropriée pour un contexte relativement simple d’évaluation des retombées. Le document présente de manière concrète des actions à privilégier et des outils de mesure utiles pour évaluer les retombées de formations en matière de santé mentale offertes par les établissements d’enseignement supérieur.
Ce guide s'appuie sur une enquête nationale réalisée auprès de notre réseau de CCAS et CIAS, permettant de recueillir des témoignages et des bonnes pratiques sur le terrain. Les résultats mettent en lumière les efforts déployés par nos acteurs locaux pour répondre aux besoins croissants en matière de santé mentale : une analyse des dispositifs locaux tels que le Conseil local de santé mentale et le Contrat local de santé ; des témoignages de professionnels engagés qui partagent leurs expériences et leurs succès ; des outils pratiques pour les CCAS et CIAS, visant à améliorer l'accompagnement en santé mentale.
L'Observatoire a développé des outils de transfert de connaissances dont des fiches synthèse,un court documentaire vidéo et un document de référence sur les trois thématiques suivantes : la notion d'inégalité sociale, les inégalités économiques et les inégalités sociales de santé y sont présentées de manière accessible et concise. Cette démarche s'inscrit dans la mission de l'Observatoire qui vise à sensibiliser un large public, y compris les jeunes, aux inégalités. L'Observatoire souhaite ainsi contribuer à une éducation citoyenne aux inégalités afin de favoriser une conscience plus vive et une réflexion critique sur les différentes formes d'inégalités présentes dans la société québécoise et leur impact sur la vie des personnes affectées.
La place de la santé dans les politiques locales est loin d’avoir toujours été une évidence. Aujourd’hui, les démarches territoriales constituent la méthode d’intervention privilégiée de nombreuses politiques publiques locales, au plus près des populations, de leurs besoins et des ressources du territoire. Ceci s’inscrit dans la continuité du processus de décentralisation amorcé dans les années 1980 et remis d’actualité avec la loi 3DS – Différenciation, décentralisation, déconcentration et simplification. Dans le domaine de la santé, ces démarches sont notamment incarnées par les Contrats locaux de santé (CLS), les Ateliers santé ville (ASV), et les Conseils locaux de santé mentale (CLSM). La crise sanitaire a profondément mis en lumière le besoin d’animation et d’articulation intersectorielle que ces démarches peuvent assumer. L’évolution des enjeux de santé publique concernant le vieillissement de la population, l’augmentation des maladies chroniques, la dégradation de la santé mentale et de la santé environnementale associées aux inégalités sociales et territoriales de santé renouvellent leurs préoccupations. Les travaux de Fabrique Territoires Santé ont conduit à interroger les particularités de ces démarches et identifier certaines caractéristiques d’une démarche territoriale de santé, à la fois politique, de projet, territorialisée, ascendante, partenariale, transversale et coordonnée.
En interrogeant les participants de la 6ème Journée annuelle du Pôle fédératif de recherche et de formation en santé publique BFC retrouvent la complexité qui bien souvent définit les problèmes de santé publique et nécessite de multiples acteurs avec son lot de difficultés.
Le think tank a publié une note qui montre combien les enfants et jeunes de l'aide sociale à l'enfance ont difficilement accès à un soutien psychologique ou pyschiatrique.
En France, une femme peut décider d’interrompre sa grossesse avant la fin de la 14e semaine de grossesse depuis mars 2022 (auparavant, avant la fin de la 12e semaine). En 2023, 243 600 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été enregistrées en France, dont 227 400 concernent des femmes résidant en France métropolitaine. La hausse du nombre d’IVG observée en 2022 se poursuit, avec un taux de recours atteignant 16,8 IVG pour 1 000 (‰) femmes âgées de 15 à 49 ans. Cette augmentation s’observe en France métropolitaine (16,3 ‰ contre 15,7 ‰ en 2022) comme dans les départements et régions d’outre-mer (DROM) [31,5 ‰ contre 30,4 ‰].