Le Pass'Santé Jeunes (PSJ), lancé en 2013, est un dispositif régional de prévention des comportements à risque chez les jeunes de Bourgogne-Franche-Comté, en France. Le programme, soutenu par l'Agence Régionale de Santé et Promotion Santé Bourgogne-Franche-Comté, associe des ressources numériques à des partenariats locaux pour promouvoir des comportements favorables à la santé chez les jeunes. Cet article examine l'approche globale de promotion de la santé du PSJ, dans le but d'identifier les stratégies clés de déploiement qui pourraient servir de modèle à d'autres régions ou organisations de promotion de la santé.
Veille documentaire
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Le Programme national nutrition santé (PNNS) a pour objectif d’améliorer l’état de santé de l’ensemble de la population en agissant sur la nutrition qui englobe les questions relatives à l’alimentation et à l’activité physique. L’axe 4 du PNNS vise à impulser une dynamique territoriale par la promotion et la facilitation des initiatives locales pour des environnements plus favorables à la santé. Les collectivités, entreprises et établissements peuvent mettre en place un programme d’actions et formaliser leur engagement par la signature d’une charte « Ville, Département, Entreprise ou Établissement Actif PNNS. En Bourgogne-Franche-Comté, le réseau des acteurs du PNNS est animé par Promotion Santé BFC. Il s’inscrit dans la mise en œuvre du Projet Régional de Santé (PRS). Combien d'acteurs se sont engagés dans la dynamique du réseau PNNS ? Quelles actions ont été mises en oeuvre sur les territoires ? Quels sont les besoins et perspectives du réseau PNNS Bourgogne-Franche-Comté en 2024 ?
Cet article étudie les effets différenciés de l'exposition des jeunes enfants à la pollution de l'air sur leur recours à des soins en lien avec les maladies respiratoires, en fonction du niveau de vie des parents et de facteurs de vulnérabilité liés à leur état de santé. Il s’appuie sur un appariement de bases de données administratives françaises, l’EDP- Santé. Fondée sur une méthode quasi-expérimentale, cette étude met d’abord en vidence des effets significatifs sur les admissions aux urgences et la délivrance de édicaments contre les maladies respiratoires lors de chocs de pollution de l'air, supposés exogènes car liés à des inversions thermiques. En utilisant une approche de machine learning générique, elle met ensuite en évidence des effets hétérogènes d’un enfant à l’autre : ces effets sur le recours au soin affecteraient principalement 10% des jeunes enfants, caractérisés par une fragilité de leur santé à la naissance et un niveau de vie parental plus faible. Nos résultats indiquent que les politiques localisées de réduction de l’exposition à la pollution de l’air, si elles étaient ciblées prioritairement en fonction de la vulnérabilité particulière de certaines populations, pourraient être plus efficaces.
Ce rapport présente les travaux du groupe d’experts réunis par l’Inserm dans le cadre de la procédure d’expertise collective pour répondre à la demande de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) concernant le polyhandicap. Ce travail s’appuie essentiellement sur les données issues de la littérature scientifique internationale disponible en date du second semestre 2023. Plus de 3 400 documents ont été rassemblés à partir de l’interrogation de différentes bases de données (Web of sciences, Pubmed, Scopus, Psycinfo, SocINDEX…). Le Pôle expertise collective, rattaché à l’Institut thématique Santé publique de l’Inserm, a assuré la coordination de cette expertise.
Améliorer notre mode de vie peut-il ralentir le développement de la démence et sa principale cause, la maladie d’Alzheimer ? Cette question est au cœur de nombreux travaux de recherche et notamment ceux menés par des scientifiques de l’Inserm et de l’université de Bordeaux au sein du Bordeaux Population Health Research center. Dans une étude récente menée par l’épidémiologiste Jeanne Neuffer, l’équipe de la chercheuse Inserm Cecilia Samieri a montré qu’adopter un mode de vie plus sain peut retarder l’apparition de la démence[1] et ralentir le déclin cognitif, même chez les personnes présentant un risque génétique élevé pour la maladie d’Alzheimer. Les résultats de cette étude ont fait l’objet d’une publication scientifique parue dans la revue Alzheimer’s & Dementia.
Comment les professionnelles des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (ehpad) ont – elles fait face à l’épidémie de Covid – 19 ? À partir d’une enquête menée entre 2021 et 2022 qui articule méthodes qualitatives et quantitatives, cet article vise à étudier la dimension relationnelle des conditions de travail dans les ehpad pendant la première année de la crise sanitaire. Il montre que les travailleuses de première ligne du secteur (aides-soignantes, infirmières, agentes de service) ont surmonté l’aggravation de leurs conditions de travail et l’incertitude liée à l’épidémie grâce à la solidarité qui s’est exprimée sous la forme d’un soutien moral mais aussi d’une forte entraide concrète au travail. L’épidémie a par ailleurs bouleversé l’organisation du travail en ehpad en amenant certains cadres à « remettre la blouse ». Si ces pratiques n’ont pas perduré sur le long terme faute d’une institutionnalisation de la part des établissements, les sentiments d’injustice et de manque de reconnaissance partagés par de nombreuses soignantes et agentes de service depuis la sortie de la crise risquent d’affaiblir leur engagement et la force des collectifs de travail à moyen et long terme.
Cet article étudie comment les conditions de travail en ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) ont été impactées par le premier confinement lié à l’épidémie de Covid-19 (mars-juin 2020) en se montrant attentif à la fois aux transformations objectives du travail et aux expériences subjectives des professionnel·les. S’appuyant sur les témoignages de professionnel·les recueillis dans le cadre de l’enquête Covidehpad et travaillant dans une cinquantaine d’ehpad, il décrit comment la période de confinement s’est caractérisée à la fois par une intensification du travail, un accroissement de sa pénibilité et une augmentation de la charge mentale. Les relations sociales au travail ont, quant à elles, été marquées à la fois par des solidarités et des tensions. En conclusion, l’article s’interroge sur ce qui a permis à la plupart des professionnel·les de tenir au travail malgré ces conditions dégradées.
Précarité et inégalités d’accès aux soins sont liées dans la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, comme ailleurs, avec une véritable perte de chances pour les familles en situation de précarité et de vulnérabilité. Les secteurs de psychiatrie se sont créés dans un esprit d’accessibilité pour tous. Avec les changements des politiques de santé et les évolutions démographiques, le secteur est le dernier outil pour un accès à des soins pluriprofessionnels spécialisés de qualité, de proximité, sans obstacle financier, social ou culturel.
Avec ce dossier d’études, l’ambition de documenter une politique publique dédiée au développement et au bien-être du jeune enfant par des savoirs complémentaires est pleinement atteinte. Il s’agit de la restitution des connaissances issues d’évaluations menées auprès de huit Caf qui ont accepté d’être les relais de Premiers Pas auprès de leurs partenaires, d’identifier un dispositif répondant au cahier des charges de cette démarche et de porter son évaluation. En complément de cette approche, les parties prenantes de projet Premiers pas ont souhaité produire des connaissances à partir de l’évaluation d’actions et dispositifs spécifiques, déjà existants, ancrés dans des territoires particuliers et dont les finalités pouvaient être rapprochées aux enjeux visés de développement et de bien-être du jeune enfant.
La théorie de la dissonance cognitive et la recherche ont suggéré que l'engagement dans des interventions de prévention pour d'autres étudiants peut être un moyen de réduire ses propres comportements problématiques afin de réduire la dissonance cognitive potentielle. Cette étude a évalué les effets d'un nouveau programme d'intervention obligatoire en matière de prévention pour les étudiants en santé en France. L'objectif était de mesurer les effets d'un programme de prévention dans les écoles sur l'augmentation habituelle de la consommation de substances dans les populations d'élèves.
Dans le cadre de la feuille de route interministérielle « Insertion par et dans le sport » signée en novembre 2022, le PRN SI pilote l’action de capitalisation des outils et méthodes d’évaluation d’impact social par le sport.
L’enfance change d’une manière que nous sommes encore en train de déballer, affectée par la numérisation, la mondialisation et le changement climatique, ainsi que des chocs comme la pandémie de COVID-19. Dans de nombreux systèmes éducatifs de l’OCDE, l’autonomisation des enfants est de plus en plus un objectif explicite des politiques et des pratiques. Mais elle est souvent mal définie, ce qui risque de la transformer en un simple slogan. Avec la promotion des droits de l’enfant, les enfants sont de plus en plus inclus comme parties prenantes dans les processus de prise de décision. Ce rapport donne des exemples de la façon dont les enfants des pays de l’OCDE peuvent et participent à la prise de décisions sur les questions qui les concernent. Le rapport examine le bien-être émotionnel et l'activité physique des enfants, et le rôle des écoles en tant qu'espace physique pour créer et soutenir les relations. Il souligne également le potentiel inexploité de l'éducation aux médias lorsqu'il s'agit de saisir les opportunités dans l'enfance. Donner à tous les enfants les moyens de tirer le meilleur parti des opportunités numériques commence par réduire encore l’écart en termes d’accès aux outils numériques et à Internet, où les inégalités sont persistantes et omniprésentes. Alors, que signifie l’autonomisation des enfants aujourd’hui ? Les enfants habilités ont la possibilité et la capacité d'agir sur des questions importantes et pertinentes pour eux, peuvent apprendre en faisant des erreurs et sont des contributeurs clés à la démocratie.