Le tabac chauffé (TC), nouveau produit du tabac, est présenté par l’industrie du tabac comme une alternative efficace et sûre à la cigarette. Même si les quantités de composés nocifs pour la santé émises par le TC sont inférieures à celles trouvées dans la fumée de cigarette, cette diminution d’exposition ne peut être assimilée à une réduction des risques. Aucune étude n’a apporté la preuve que le passage de la cigarette au TC réduisait le risque des maladies liées au tabac. Le TC ne peut pas être considéré comme un produit de sevrage de la cigarette et a même été conçu comme un produit pour entrer dans la consommation de tabac ou y revenir. Pour faire la promotion de ce produit, l’industrie du tabac exploite essentiellement le concept de réduction des risques et, à ce titre, essaie dans sa communication commerciale de créer la confusion entre le TC et la cigarette électronique alors que ces deux produits n’ont rien à voir. Cette promotion s’appuie, d’une part, sur les données d’études internes contradictoires avec celles d’études indépendantes, d’autre part, de façon illégale, sur les réseaux sociaux et une communication en contradiction avec les avis des autorités de régulation. Le TC est un nouveau leurre de l’industrie du tabac, destiné à assurer le maintien de ses profits dans un monde qui s’éloigne de la cigarette « traditionnelle ». Il doit être formellement déconseillé, tant aux non-fumeurs qu’aux fumeurs.
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La prévalence et la sévérité du tabagisme sont particulièrement élevées dans les populations en situation de précarité et font du tabagisme un déterminant essentiel des inégalités sociales de santé, du fait de son impact particulièrement catastrophique sur la santé de ces populations. La réduction générale du tabagisme, moins importante dans les populations défavorisées, contribue à accroître encore ces inégalités et le tabagisme a tendance à se concentrer dans les populations les plus vulnérables. Les relations entre tabac et précarité sont examinées en identifiant, sur la base d’une revue de la littérature, les principaux facteurs communs de vulnérabilité : stress et adversité sociale, auto-stigmatisation, faible sentiment d’auto-efficacité, fonction sociale du tabagisme, ambivalence de la demande, addictions associées, sévérité de la dépendance au tabac, éloignement des dispositifs d’aide et de soins… Une attention spécifique est prêtée à certaines conditions particulières : troubles mentaux, addictions (hors-tabac), mal-logement, détention, migrations. Sur cette base, des pistes d’actions sont proposées pour améliorer l’accès aux soins et leur efficacité chez les personnes concernées. Un accent particulier est porté sur la mobilisation des professionnels qui ont souvent tendance à négliger les questions de tabagisme au regard de la sévérité immédiate des problèmes à l’origine de la demande des personnes accueillies. Une offre d’accompagnement à la réduction des risques (vapotage notamment) semble particulièrement adaptée à la demande souvent ambivalente des personnes. L’importance du travail en réseau et de l’implication des CSAPA/CAARUD est également soulignée. Sur le plan systémique, tout ceci doit s’accompagner d’un plaidoyer politique pour réduire ces inégalités et déterminants sociaux de santé.
Le concept de littératie en santé a constamment évolué ces dernières années, donnant lieu à plusieurs définitions et conceptualisations. Une compréhension commune et partagée du concept est nécessaire pour son application dans la recherche, la pratique et la politique.
Fil santé jeunes publie les résultats de l'enquête La sexualité, tu en penses quoi? menée auprès de plus de mille participants de 11 à plus de 20 ans. L'étude interroge les pratiques et les représentations des jeunes, notamment sur la question du consentement et des violences sexuelles.
L'alimentation est trop souvent le poste budgétaire sur lequel on arbitre lorsque l'on n'a pas ou peu de moyens financiers. Et si la solution était de créer une nouvelle branche de la sécurité sociale ? Elle ouvrirait un droit à disposer de 150 euros à dépenser chaque mois pour son alimentation. Les cotisations seraient établies en fonction des revenus de chacun. L’idée ancienne d’une “Sécu de l’alimentation” refait surface, portée par des associations et certaines collectivités locales en France, où des expérimentations se multiplient. Mais alors, cela ressemblerait à quoi concrètement ?
Ce document vise à démontrer que les valeurs de justice sociale de la promotion de la santé contribuent à améliorer la santé, le bien-être ainsi que la qualité de vie des personnes présentant une déficience intellectuelle. Il est issu du projet I SAID qui vise à favoriser la capacité d’autodétermination de ces personnes et améliorer leur accompagnement, et qui est soutenu par le fonds européen de développement régional.
Le statut migratoire des personnes queers est bien souvent intimement lié à leur orientation sexuelle et/ou de genre. Contraint·es à quitter leur pays en raison des persécutions et des discriminations qui les menacent, les exilé·es queers éprouvent en France d’autres formes d’inégalités. L’accueil et l’accompagnement en matière de santé encore trop souvent empreints d’hétéronormativité représentent des défis importants. Nous devons collectivement repenser nos pratiques afin de cesser les discriminations. C’est justement l’engagement des auteurs et autrices de ce dossier qui nous exposent les enjeux et les solutions vers plus d’inclusivité dans l’accueil et l’accompagnement médico-social des personnes queers.
Dès le début de sa mandature 2021-2026, le CESE rappelait dans ses orientations stratégiques que les transitions doivent « dessiner un horizon désirable, en premier lieu pour la jeunesse, fondé sur un nouveau modèle social ». Fidèle à cette orientation, le CESE a adopté en séance plénière le mercredi 13 décembre 2023 une résolution présentée par le Bureau visant à réaffirmer l’engagement des acteurs de la société civile représentés au sein du CESE, et à orienter les politiques concernant les jeunes.
L’éco-anxiété peut affecter tout le monde à des degrés variables. Bien qu’il soit normal de réagir émotionnellement face à des informations préoccupantes, il est essentiel de surveiller l’ampleur des émotions déclenchées. Dans ce contexte, Emmanuelle Cheminat, éco-thérapeute, propose un éclairage sur le sujet. Dans une vidéo réalisée par l’Ireps dans le cadre du projet Pass’Santé Jeunes Bourgogne-Franche-Comté elle répond à certaines questions clés. Qu’est-ce que l’éco-anxiété ? Comment se manifeste-t-elle ? Et comment vivre sereinement avec ?
Naviguant à l’interface de différents milieux afin de faciliter les interactions et fluidifier les communications, les personnes avec un rôle de courtage de connaissances sont considérées comme la force humaine derrière le transfert de connaissances. Le courtage s’appuie sur le postulat que le contact interpersonnel peut contribuer à favoriser le changement. Ce rôle d’intermédiaire est unique et surtout rempli de défis. Les compétences décrites comme étant importantes pour assumer cette fonction sont nombreuses. Bien que les connaissances et les habiletés techniques soient essentielles pour agir en courtage, la littérature montre que les compétences relationnelles peuvent souvent être déterminantes dans la réussite d’un processus de transfert de connaissances ou de soutien à l’implantation. Celles-ci réfèrent, entre autres, à la capacité de créer et maintenir un lien de confiance, d’être à l’écoute des besoins, de pouvoir fédérer des équipes et favoriser la collaboration ou de pouvoir gérer les conflits; ainsi qu’à l’authenticité, l’ouverture, le respect des valeurs d’équité et d’inclusion, l’empathie, la curiosité, la flexibilité et la confiance en soi. Cette présentation réalisée dans le cadre du 90e colloque de l’ACFAS visait à brosser un portrait de l’étendue des compétences clés en courtage de connaissances, de présenter les compétences spécifiques aux personnes courtières avec un rôle de soutien à l’implantation et d’aborder l’importance plus spécifique des compétences relationnelles.
L’accessibilité de l’Éducation Thérapeutique du Patient (ETP) est essentielle pour contribuer à une réduction des inégalités sociales et répondre aux défis posés par l’accroissement des maladies chroniques. En France, la répartition de l’offre d’ETP sur le territoire est inhomogène et les patients y occupent une place encore trop modeste. Dans ces perspectives, un centre municipal de santé a élaboré un dispositif innovant d’ETP en impliquant, dès le début, des patients concernés. Les objectifs de cet article sont de présenter la méthodologie mise en œuvre pour co-construire un dispositif d’ETP pour des patients porteurs d’une ou de plusieurs maladies prévalentes sur le territoire, ainsi que les résultats de la co-construction.