Les enfants dits « à double vulnérabilité » (en situation de handicap et confiés à l’aide sociale à l’enfance) évoluent au croisement de plusieurs champs d’intervention – protection de l’enfance, médico-social, santé, éducation – souvent cloisonnés. S’ils occupent une place croissante dans les préoccupations des acteurs publics, associatifs et institutionnels, ils demeurent cependant confrontés à des parcours marqués par des ruptures répétées.
C’est à cet enjeu que s’intéresse DÉPASSE, une démarche inédite de recherche et développement en innovation sociale, menée par l’ALEFPA avec l’Université de Lille, et soutenue par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) dans le cadre de l’appel à projets « expérimenter pour accompagner l’évolution de l’offre médico-sociale et l’adaptation des réponses aux besoins des personnes ».
Fondée sur une analyse approfondie d’une vingtaine de dispositifs sociaux et médico-sociaux répartis sur tout le territoire national, l’étude DÉPASSE part résolument du terrain. Elle ne cherche pas de recettes miracles ni de modèles clés en main. Elle vise à comprendre en profondeur comment les acteurs construisent une offre de service pour ces enfants, et ce que cela révèle des limites et contradictions des cadres et ressources actuels.
Veille documentaire - Personnes en situation de handicap
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Depuis la journée d’étude du 16 novembre 2022 organisée au ministère de la Santé par le Collectif national pour le déploiement des Directives anticipées en psychiatrie (DAP), ce dispositif s’est progressivement mis en place au sein des établissements de santé ayant une activité de psychiatrie. Trois outils principaux sont aujourd’hui utilisés : DAiP, mon GPS et PCC. Pour autant, ces outils sont encore peu connus, mal identifiés, déployés de manière dispersée. En parallèle, les données probantes le montrent, leur utilisation permet de limiter les réhospitalisations et de favoriser le rétablissement. Leur implémentation reste un défi et nécessite l’investissement de tous, personnes concernées, acteurs hospitaliers et de la cité, administratifs et politiques. Sur la base de trois retours d’expérience, ce guide met en lumière les composantes clés d’une démarche de déploiement efficace à destination des membres des directions des CME et des Comissions des soins infirmiers de rééducation et médico-techniques (CSIRMT), de l’encadrement médical, paramédical et socio-éducatif, ainsi qu’à l’ensemble des professionnels de santé qui concourent à la prise en charge des patients concernés par des troubles psychiques. [résumé de l'auteur]
Informations concernant la mission polyhandicap mise en place en Bourgogne Franche-Comté : la mise en place du plan de formation, l'animation des groupes de travail, la création du centre ressources polyhandicap...
Le syndrome de Gilles de La Tourette est encore très mal compris du public, et fait l’objet d’une importante stigmatisation. Le réduire à une « maladie des jurons » ne reflète pas la réalité complexe de ce trouble du neurodéveloppement, puisque seule une minorité de patients est concernée par ces symptômes.
L’espérance de vie des personnes handicapées progresse, révélant un enjeu longtemps ignoré : comment accompagner dignement un vieillissement souvent précoce et plus complexe ? Associations et experts alertent sur un système insuffisamment préparé.
Liste des candidats retenus site à l'appel à manifestation d'intérêt sur la création de missions départementales d’expertise et d’information autour de la Communication Alternative et Améliorée (CAA) en région Bourgogne Franche-Comté.
La vie intime, affective et sexuelle est une dimension essentielle de la dignité humaine. Cette reconnaissance demeure encore trop souvent entravée pour les personnes en situation de handicap. Elles sont pourtant pleinement concernées par les enjeux de santé sexuelle. Pour répondre à ces enjeux, la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Rist, et la ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Charlotte Parmentier-Lecocq, ont lancé jeudi 19 février un plan d’action 2026-2027 pour la vie intime, affective et sexuelle des personnes en situation de handicap et la lutte contre les violences.
Acteurs incontournables depuis des décennies dans l’accompagnement des enfants et adolescents en situation de handicap, les instituts médico-éducatifs (IME) sont aujourd’hui confrontés à des défis majeurs d’inclusion sociale et scolaire (tensions capacitaires, hausse et diversification des besoins…). Dans son rapport, l’Inspection générale des affaires sociales dresse un état des lieux des IME et propose des leviers pour assurer une ouverture effective vers le milieu ordinaire sur tout le territoire.
Cette bande dessinée informe sur l'activité physique et sportive en s’appuyant sur la démarche du Facile à lire et à comprendre.
La Communication Alternative et Améliorée (CAA) est désormais obligatoire dans tous les ESMS depuis juin 2025, marquant un tournant dans la reconnaissance du droit à la communication pour tous. Ce guide de l’ANAP, publié en février 2026, rappelle que la CAA ne se limite pas à un outil, mais constitue une démarche globale visant à compenser les difficultés de communication orale ou écrite, qu’elles soient temporaires ou permanentes. Il s’adresse aux personnes âgées, aux personnes en situation de handicap, ainsi qu’à leurs aidants et professionnels. La CAA est encadrée par un arsenal législatif solide, incluant la loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances, et s’appuie sur des principes clés comme la multimodalité, la présomption de compétence et l’absence de prérequis. Les enjeux sont majeurs : réduire l’isolement, favoriser l’autodétermination, améliorer la santé mentale et physique, et renforcer la participation sociale. Des études internationales confirment ses bénéfices, tant pour les utilisateurs que pour les aidants et les professionnels.
Le document fournit des repères clairs pour le repérage (échelles ASRS, WURS-25), le diagnostic (entretiens cliniques, ligne de vie, outils DIVA-5 et CAADID), et la prise en charge (stratégies thérapeutiques multimodales : psychoéducation, TCC, traitements médicamenteux). Il insiste sur la nécessité d'une collaboration interdisciplinaire et propose des protocoles adaptés aux spécificités des patients TDAH en addictologie, notamment pour la prescription de psychostimulants. L'objectif est de réduire les inégalités d'accès aux soins et d'améliorer la qualité de vie des patients et de leur entourage.
Structurée autour de cinq objectifs prioritaires, la stratégie vise à : donner envie de pratiquer, rendre accessibles la pratique sportive, les équipements et les événements, accompagner et former l’ensemble des acteurs, renforcer l’observation du parasport, et territorialiser l’action publique au plus près des besoins.