L’Organisation mondiale de la santé recommande la mise en place de campus sans fumée (CSSF), et en 2024, le Conseil européen a exhorté les États membres à adopter des politiques antitabac dans les établissements d’enseignement. Cependant, contrairement à l’Amérique du Nord, à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande, l’Europe a tardé à adopter les CSSF. En France, l’École de santé publique EHESP est devenue la première école CSSF en 2018. Cette recherche a évalué le soutien des étudiants à cette politique depuis sa mise en œuvre et a examiné les facteurs associés.
Veille documentaire - Addiction
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Pour endiguer la consommation de protoxyde d’azote, les politiques restrictives seules ne suffiront pas, affirme, dans une tribune au « Monde », un collectif d’acteurs issus des champs institutionnel, sanitaire et associatif. Il faudra aussi, expliquent-ils, des politiques de jeunesse plus globales.
Comme chaque année, l’opération « Dry January », ou « Défi de Janvier », propose de réfléchir à sa consommation d’alcool et de la mettre entre parenthèses durant le mois de janvier. Les bénéfices à en tirer sont nombreux. Pourtant, la sixième édition se tient, une fois de plus, sans le soutien de l’État.
Depuis maintenant 10 ans, la Fédération Addiction en partenariat avec la Fédération des Acteurs de la Solidarité Auvergne-Rhône-Alpes et l'association Addictions France, outille les professionnel.les accompagnant les personnes en situation de précarité ayant des conduites addictives au sein des structures d'accueil-hébergement-insertion et logement (AHI-L). C'est au travers de leur programme commun, financé par l'ARS AURA, que plusieurs outils ont pu être construits de manière participative avec des professionnel.les et des personnes accompagnées volontaires.
À l’approche des élections municipales de 2026, la propreté de l’espace public apparaît comme un enjeu central du cadre de vie. Cette enquête propose de l’aborder par un angle inattendu : la géographie des mégots de cigarette. Déchet minuscule mais omniprésent, le mégot devient un révélateur des usages quotidiens de l’espace public et des transformations sociales et territoriales. Observer où les mégots s’accumulent permet de lire une France vécue au quotidien, rythmée par les mobilités, les temps de travail, de loisirs et de consommation. Plus un lieu est fréquenté, plus il est exposé. Les « hotspots » – lieux de vie qui subissent de manière récurrente une forte concentration de mégots – se concentrent ainsi dans les espaces de transit et d’attente (gares, abribus), de consommation (rues commerçantes, terrasses), aux seuils d’établissements (écoles, bureaux, hôpitaux) et dans les lieux festifs. Un paradoxe s’impose : les villes rendues plus agréables, piétonnes et végétalisées paraissent souvent plus sales, car l’espace public s’étend, attire davantage d’usagers et met les services de propreté sous pression. L’enquête déconstruit les idées reçues : tous les fumeurs ne jettent pas leurs mégots. Le mauvais geste dépend d’un contexte précis (attente, stress, alcool, relâchement), d’automatismes hérités, d’une connaissance imparfaite des impacts environnementaux et, surtout, de l’absence d’alternatives visibles. Une minorité de contrevenants suffit cependant à dégrader durablement un lieu. Trois études de cas illustrent ces mécanismes : Grenoble met en évidence les tensions d’une métropole entre renaturation et incivilités ; Ambérieu-en-Bugey montre l’efficacité d’actions locales fondées sur la proximité et le lien social ; Banyuls-sur-Mer révèle l’effet amplificateur du tourisme et des usages festifs. En conclusion, l’enquête plaide pour une approche combinant équipements adaptés, sensibilisation humaine, mobilisation citoyenne et sanction mesurée, afin de faire de la propreté un levier fédérateur des politiques municipales.
Une étude originale, publiée ce 7 janvier par l'institut Terram, s’intéresse au sort des mégots de cigarettes jetés dans l’espace public. Ce geste banal dessine selon son auteur, l'essayiste Jean-Laurent Cassely, une géographie des usages plus que des habitants. La propreté serait ainsi un révélateur politique du faire commun local. Elle ne se réduit ainsi ni à un problème technique de nettoyage, ni à une simple question de discipline individuelle mais traduit un rapport collectif à l’espace partagé, à la règle, à l’autre et à l’institution municipale.
L’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l’Inspection générale de l’administration (IGA) ont évalué les haltes soins addictions (HSA), un dispositif expérimenté depuis 2016 pour réduire les nuisances liées à la consommation de stupéfiants dans l’espace public. Cette évaluation avait pour objectif d’éclairer le Gouvernement sur l’opportunité de maintenir, d’adapter ou arrêter des HSA en évaluant leur pertinence et leur place dans l’éventail des outils de réduction des risques et des dommages, leur impact sur la tranquillité et l’ordre publics, ainsi que leurs modalités de création et la pertinence de leurs lieux d’implantation.
Substance neurotoxique la plus souvent expérimentée à l’adolescence, l’alcool peut être à l’origine de dégâts majeurs si sa consommation s’installe. Pour prévenir ces risques, il est important d’instaurer le plus tôt possible un dialogue avec son enfant. Sans dramatiser ni minimiser.
Le Défi de janvier, qui consiste à s’accorder une pause dans sa consommation d’alcool pendant un mois, a de nombreux bénéfices sur la santé. Preuve de son succès, les initiatives sans alcool gagnent du terrain.
La psychologue Elizabeth Rossé, spécialisée dans les conduites addictives relatives aux jeux de hasard, évoque, dans un entretien au « Monde », la particularité de cette dépendance, dont « l’absence d’absorption de substances rend la compréhension plus difficile pour l’entourage et pour la personne elle-même »
Premiers résultats chiffrés de la 10è édition du Mois sans tabac en BFC
La consommation modérée d’alcool expliquerait le « French paradox ». Débattue, parfois âprement, depuis de nombreuses années, l’existence de cet effet protecteur est désormais battue en brèche.