Les « déterminants commerciaux de santé » sont les activités des entreprises qui vendent des produits à risque affectant la santé des gens et l’environnement.
Depuis 1991, la loi Évin encadre la publicité pour le tabac et l’alcool, mais l’industrie de l’alcool travaille à affaiblir cette loi en passant par un lobbying actif.
Cette loi s’applique aussi aux plateformes sociales et aux influenceurs mais, dans les faits, de très nombreux contenus ne respectent pas la législation.
En France, le lobbying protabac et proalcool n’est pas produit par l’industrie elle-même, mais plutôt via les buralistes et des organismes censés représenter les viticulteurs.
Au-delà de la loi Évin, de nombreuses actions ont conduit à une diminution très significative de la consommation de tabac, comme l’interdiction de fumer dans les lieux publics, l’interdiction de publicité, le paquet neutre, etc.
Veille documentaire - Addiction
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L’OFDT publie les résultats du troisième volet de l’Enquête nationale en collège et en lycée chez les adolescents sur la santé et les substances (EnCLASS) menée en 2024 auprès de 11 000 élèves du secondaire, sur leurs comportements d’usage d’alcool, tabac, cigarette électronique, cannabis et autres substances illicites. Les résultats pour l’année 2024 montrent que les usages continuent de diminuer, quoiqu’avec une ampleur variable, pour la plupart des produits.
Ce rapport permet de soutenir deux mesures de la Stratégie pour un Québec sans tabac 2020-2025, soit la réduction de l’accessibilité géographique aux produits du tabac (1.2) et la mise en place d’un système de permis tarifés de vente de produits du tabac et de vapotage (1.3). Il synthétise les connaissances disponibles sur des mesures actuellement non implantées au Québec ayant un potentiel de réduire l’accessibilité géographique aux produits du tabac et de vapotage. Il a été élaboré à la demande du MSSS dans le cadre de l’entente pour la lutte contre le tabagisme.
Le document fournit des repères clairs pour le repérage (échelles ASRS, WURS-25), le diagnostic (entretiens cliniques, ligne de vie, outils DIVA-5 et CAADID), et la prise en charge (stratégies thérapeutiques multimodales : psychoéducation, TCC, traitements médicamenteux). Il insiste sur la nécessité d'une collaboration interdisciplinaire et propose des protocoles adaptés aux spécificités des patients TDAH en addictologie, notamment pour la prescription de psychostimulants. L'objectif est de réduire les inégalités d'accès aux soins et d'améliorer la qualité de vie des patients et de leur entourage.
En 2023, en France, le tabagisme a été responsable de plus de 68 000 décès prématurés et évitables. Ce nombre représente 11 % de l'ensemble des décès enregistrés en 2023 : 16 % des décès masculins, 6 % des décès féminins. Le cancer est la principale cause des décès attribuables au tabagisme avec 57 % des décès estimés. Le tiers des décès d'une maladie respiratoire chronique et un décès sur dix d'une maladie cardio-neuro-vasculaire est attribuable au tabac. Les Hauts-de-France, le Grand Est et la Corse sont les régions françaises qui présentent le fardeau le plus lourd en termes de mortalité attribuable au tabagisme.
Le tabac est responsable de plus de 68 000 décès prématurés, soit 11 % de la mortalité totale. Ces données, issues d’une méthodologie révisée et actualisée, confirment que le tabac demeure la première cause de mortalité évitable dans le pays, malgré une légère diminution par rapport à 2015.
Après le succès de la 10ᵉ édition du Mois sans tabac, cette campagne crée un lien entre l’élan collectif de novembre et l’accompagnement individuel de Tabac info service tout au long de l’année. Les supports (vidéos, bannières, spots audio) illustrent des parcours variés, montrant que chaque tentative compte et que devenir ex-fumeur est possible.
Date limite de dépôt de dossier : 12 mars 2026.
L’IReSP et l’INCa renouvellent leur appel à projets (AAP) de recherche portant sur les conduites addictives, incluant la consommation et la polyconsommation de drogues licites ou illicites et les comportements à pouvoir addictif, qu’ils fassent partie d’un consensus scientifique (jeux d’argent et de hasard, jeux vidéo), ou soient encore peu documentés (écran, achats compulsifs, troubles du comportement alimentaire, sexuel, au sport, au sport, au travail, etc.).
Cet appel à projets a pour objectif de développer une recherche d’excellence, ambitieuse et innovante ouverte à l’ensemble des disciplines de recherche afin d’améliorer les connaissances sur les conduites addictives et in fine d’orienter les prises de décisions politiques en santé publique.
Les projets relevant des Sciences Humaines et Sociales (SHS), de la santé publique, de la Recherche Interventionnelle en Santé Publique (RISP), et/ou proposant des approches pluridisciplinaires sont particulièrement attendus. Les projets intégrant des approches participatives et communautaires sont également fortement encouragés. L’exploitation de bases de données existantes, de données épidémiologiques et cohortes, et de données issues d’infrastructures de recherche notamment en données ouvertes est également attendue. Une attention particulière sera accordée aux projets portant sur les inégalités sociales, territoriales et de santé (incluant les particularités ultramarines), le rôle de l’entourage (dont les travailleurs pairs, les pairs-aidants et les patients experts), les stratégies et interventions de prévention et de Réduction des Risques et des Dommages (RdRD), notamment les usages innovants (IA) et/ou leur évaluation, ou la santé mentale, reconduite grande cause nationale 2026.
Les addictions à l’alcool, tabac, cannabis, et autres conduites addictives ou à risques, avec ou sans substances, constituent un enjeu majeur pour les communes, encore plus dans un contexte d’explosion du narcotrafic. Elles impactent directement la vie quotidienne : propreté, tranquillité publique, qualité de vie dans les espaces urbains, soutien aux familles, prévention en milieu scolaire, développement d’environnements protecteurs, réduction des risques et des dommages… Face à ces défis, les municipalités disposent de leviers d’action essentiels.
Un outil pratique, directement mobilisable par les candidates et candidats
La Plateforme rassemble un ensemble de mesures concrètes, structurées autour des principales compétences municipales. Elle propose notamment :
Des actions opérationnelles “clés en main” pour renforcer la prévention et réduire les risques dans les lieux de vie
Des pistes pour mieux encadrer l’accessibilité des produits addictifs, notamment l’alcool et le tabac
Des recommandations pour améliorer la tranquillité publique et prévenir les nuisances liées aux usages ;
Des repères pour créer des environnements plus protecteurs, en particulier pour les jeunes et les publics vulnérables.
Un symposium international sur la réduction des méfaits liés à l'alcool a été coorganisé par Santé publique France et EuroHealthNet le 3 décembre 2024 à Bruxelles. Deux thèmes principaux ont été abordés : comment élaborer et promouvoir des recommandations efficaces en matière de consommation d'alcool à faible risque, et comment contrer l'influence de l'industrie de l'alcool sur les politiques de santé. Conclusion du symposium : pour réduire efficacement les méfaits liés à l'alcool, il est nécessaire d'informer les citoyens, notamment en s'appuyant sur des repères de consommation fondés sur les preuves et des avertissements sanitaires, des campagnes de santé publique solides, ainsi que d'un ensemble de mesures politiques fortes. La coopération internationale et l'échange d'expériences entre différents pays sont essentiels. Le symposium a souligné la nécessité de poursuivre les efforts communs de plaidoyer, de recherche et d'innovation en matière de politique publique pour lutter contre les méfaits de l'alcool et l'influence des intérêts économiques.
Les espaces sans tabac, en réduisant la visibilité du tabagisme et dénormalisant sa place dans notre société, jouent un rôle essentiel. Cette stratégie de débanalisation est aujourd'hui reconnue comme l'une des approches les plus efficaces pour freiner l'entrée des jeunes dans le tabagisme.
A l’hôpital René-Muret de Sevran, une filière spécialisée a été ouverte en janvier pour prendre en charge les jeunes consommateurs de « proto » qui peuvent avoir des symptômes moteurs, des troubles cognitifs… Les professionnels de santé doivent s’adapter face aux cas d’intoxication.