Le document part du constat d’une mortalité plus précoce, d’un vieillissement prématuré et de parcours de santé discontinus chez les personnes en situation de précarité, particulièrement celles sans « chez-elles » ou hébergées en dispositifs sociaux ou médico-sociaux. Ces personnes cumulent pathologies somatiques, troubles psychiatriques, addictions, isolement et obstacles structurels à l’accès aux soins (cadre hospitalier peu adapté, exigences administratives, rigidité des organisations, non-acceptation des animaux, faible confiance envers le système de soins). La fin de vie amplifie ces vulnérabilités et fait émerger des questions fortes autour de la dignité, du lieu de fin de vie, de la place des « familles de cœur » et du respect des volontés, dans un contexte de méconnaissance des dispositifs (directives anticipées, personne de confiance) et de littératie parfois limitée. Le guide s’inscrit dans la Stratégie décennale des soins d’accompagnement 2024‑2034, qui vise un accès plus juste aux soins palliatifs et à l’accompagnement, quel que soit le lieu de vie ou de soins.
Veille documentaire - Personnes en situation de précarité
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En France, les taux de scolarisation frôlent les 100 %. Pourtant, derrière ces chiffres rassurants, des milliers d’enfants connaissent des ruptures d’école parfois longues, parfois répétées. Placements, procédures judiciaires, hospitalisations : autant de situations où l’institution scolaire se désynchronise des parcours de vie. Si l’absence de données à leur sujet est criante, les travaux de recherche identifient progressivement ces situations, dont certaines ne sont pas inconnues des services de l’État.
La pauvreté est en hausse en France. Son taux est passé de 13,8 % en 2017 à 15,4 % en 2023, ce qui représente 9,8 millions de personnes. Derrière ces chiffres, qu’en est-il de la pauvreté ressentie et vécue ?
Le 31e rapport sur l’état du mal-logement en France, réalisé par la Fondation pour le logement, met en évidence une situation alarmante : 2025 marque une nouvelle dégradation, dans un contexte de baisse continue des moyens publics consacrés au logement, depuis 2018.
La pauvreté progresse : 9,8 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté en 2023, soit 15,4 % de la population. L’hébergement chez un tiers, forme de mal-logement encore insuffisamment visible, concerne 590 000 personnes en 2020, en hausse de 15 % en sept ans. Cette précarité touche des publics divers : jeunes adultes, familles monoparentales, personnes âgées ou personnes en situation administrative fragile.
Le rapport annuel comporte 5 focus :
inégalités et mal-logement, sortir du cercle vicieux ;
être hébergé chez un tiers, un mal-logement invisible ;
municipales, élections décisives face au mal-logement ;
une année de reculs entre austérité et stigmatisation ;
et les chiffres du mal-logement.
La loi de finance 2026 adoptée début février renforce le budget du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace. Parmi les mesures qui seront adoptées pour améliorer la vie étudiante, figure la généralisation des repas à 1 euro dans les restaurants universitaires.
Sur un ring de boxe, dans une voiture ou autour d’un cercle de parole, des psychologues et des associations réinventent l’accompagnement des jeunes en rupture. Ils cherchent à soigner des blessures invisibles que les dispositifs classiques peinent encore à prendre en charge.
Une enquête pilotée par l'Agence nationale de la cohésion des territoires propose d'envisager les cités éducatives à l'aune des transformations qu'elles ont produites au sein des institutions qui les animent. S'agissant des collectivités, on constate notamment que le label entraîne une reconfiguration des services liés à l'éducation et à l'enfance, à l'instar de cette commune ayant créé un pôle ville émancipatrice et solidaire regroupant quatre directions.
L’expérimentation, lancée en 2022, présente des signaux positifs dans le département francilien. Elle permet de rendre à l’Etat une partie du financement du revenu de solidarité active et de mieux accompagner les 90 000 bénéficiaires.
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), service statistique ministériel dans les domaines de la santé et du social, propose un nouveau numéro de sa publication Etudes et résultats. Il y est étudié le niveau de vie des bénéficiaires de minima sociaux : le RSA et l'ASS.
Cette étude conduite par le Réseau national des centres de ressources de la politique de la ville (RNCRPV) en collaboration avec l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) s’inscrit dans le contexte du programme national des Cités éducatives, label visant à renforcer le rôle de l’école, promouvoir la continuité éducative et à ouvrir le champ des possibles pour les enfants et les jeunes de 0 à 25 ans. A l’origine de cette étude, un collectif le groupe de travail (GT) - Éducation / du RNCRPV, qui s’est donné pour objectif de chercher à comprendre comment les coopérations interinstitutionnelles et interprofessionnelles ainsi que les coopérations avec les familles produisent des effets de transformations : les alliances éducatives - entendues comme des coopérations structurées entre institutions, professionnels, parents et jeunes - sont-elles porteuses de transformations durables des pratiques, des structures et des cultures professionnelles, des gouvernances territoriales et des relations éducatives elles-mêmes, au sein des territoires labellisés ? La coéducation est posée en préalable comme un processus dynamique, évolutif et transformateur.
Cette étude de l'ONPV sur le sentiment d’insécurité dans les QPV s'appuie sur l’enquête annuelle CVS (Cadre de vie et sécurité) de 2021. Cette enquête résulte du partenariat entre le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), l’Insee et l’Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale (ONDRP, jusqu’à 2020). Entre autres résultats l’enquête révèle que plus d’un habitant en QPV sur quatre se déclare en insécurité dans son quartier. L’analyse met en lumière des inégalités sociales et genrées, comme par exemple un sentiment d’insécurité dans le quartier plus important chez les plus diplômés. Cet indicateur de perception éclaire la perception de leur environnement par les habitants des QPV. Les résultats sont une estimation sur l’ensemble des habitants des QPV interrogés et ne peuvent pas être déclinés par département ni par QPV.
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie une étude sur les inégalités sociales de recours au dépistage du cancer. Les statistiques présentées ici sont issues de l’EDP-santé qui associe l’échantillon démographique permanent (EDP) de l’Insee aux données de consommation de soins et d’hospitalisation du système national des données de santé (SNDS). Les trois types de cancer pour lequel le dépistage est analysé dans cette étude sont ceux faisant l’objet de programmes nationaux : le cancer colorectal, le cancer du sein et le cancer du col de l’utérus.