À l’occasion de la rentrée scolaire, l’Agence régionale de santé Île-de-France, en partenariat avec les trois rectorats (Versailles, Créteil et Paris), reconduit la campagne de vaccination gratuite au sein des établissements scolaires franciliens.
Veille documentaire - Maladies infectieuses et vaccination
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Après un été marqué par des épisodes caniculaires exceptionnels durant lesquels les établissements sanitaires et médico-sociaux ont été fortement mobilisés, il convient d’anticiper dès maintenant les tensions liées aux épidémies saisonnières. Grippe, COVID-19 et infections respiratoires aigües (IRA) restent en effet des enjeux majeurs pour les établissements sanitaires et médico-sociaux (ESMS).
Dans le champ de la santé mentale, l’expression d’un besoin et le recours aux soins sont des phénomènes complexes. Cet article mobilise l’enquête Épidémiologie et conditions de vie sous le Covid-19 (Epicov) pour estimer la part de la population résidant en France hexagonale, Martinique, Guadeloupe et à La Réunion, qui exprime un besoin de soins de santé mentale et, parmi les personnes concernées, celles qui n’ont pas consulté de professionnel de santé ou de psychologue. Partant d’une revue de la littérature dédiée à ces questions, nous avons utilisé des statistiques bivariées et des modélisations multivariables pour identifier les principaux facteurs associés à l’expression d’un besoin et le non-recours à la consultation.
D’après cette étude, l’expression d’un besoin de soins de santé mentale touche 14 % de la population. Parmi ces personnes, un cinquième déclare ne pas avoir consulté de professionnel de santé ou de psychologue, une situation qui concerne plus particulièrement les jeunes, les personnes d’origine extra-européenne et celles ayant peu de soutien social. Les disparités constatées dans l’expression du besoin et le recours à la consultation semblent surtout liées à des différences de capital culturel, plutôt qu’à des inégalités économiques.
En France, la surmortalité des immigré∙es et descendant∙es d’immigré∙es lors des premières vagues de la pandémie de Covid-19 a été documentée et expliquée par les conditions matérielles de vie. Ces dernières ont, certes, joué un rôle prépondérant, mais le risque de décès par Covid-19 parmi les minorités ethnoraciales a également pu être accentué par des prévalences plus élevées du diabète et de l’obésité. À notre connaissance, il n’existe pas de données disponibles en France sur les différentiels de prévalence du diabète et de l’obésité selon l’origine. En nous appuyant sur les données de l’enquête Épidémiologie et conditions de vie sous le Covid-19 (Epicov), une enquête représentative de la population de France hexagonale, nous souhaitons contribuer à une meilleure connaissance de la prévalence du diabète et de l’obésité dans la population et des dynamiques d’inégalités sociales de santé qui sont en jeu. Nous mettons en évidence des disparités importantes selon l’origine, avec une approche démographique par les taux standardisés par âge qui met en lumière non seulement le surrisque des immigré∙es d’Afrique et d’Asie, mais également celui des descendant∙es d’immigré∙es des mêmes régions et des personnes originaires des départements et régions d’outre-mer, par rapport à la population majoritaire. Ces différences observées ne s’expliquent pas entièrement par la position sociale des individus, ce qui suggère que d’autres facteurs entrent en ligne de compte.
L’enquête nationale de cohorte à l’échelle de la population, Epicov (Épidémiologie et conditions de vie sous le Covid-19), a été menée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), en collaboration avec l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et Santé publique France. Un échantillon de 371 000 personnes a été tiré au sort dans les fichiers démographiques sur les logements et les individus (Fidéli) de l’Insee. Quatre vagues d’enquête ont eu lieu en mai 2020, novembre 2020, juin 2021 et octobre 2022. Les données ont été collectées à l’aide d’un questionnaire administré par téléphone ou par Internet, complété par un autoprélèvement sérologique réalisé à domicile. Epicov constitue ainsi une source précieuse pour la recherche et la statistique publique, tant d’un point de vue méthodologique que par la diversité et le caractère multidisciplinaire des thématiques abordées.
Chaque année, à partir de l’automne et jusqu’à la fin de l’hiver, la bronchiolite touche près de 30% des nourrissons de moins de 2 ans. En plus des gestes simples à adopter pour limiter sa contagion, des traitements préventifs sont proposés cette année encore pour éviter les formes graves de la maladie.
Apparue il y a plus d’un siècle, la vaccination est l’un des moyens les plus efficaces pour prévenir ou contrôler les maladies infectieuses. Grâce à elle, la variole a été éradiquée et certaines maladies, comme la poliomyélite ou la rougeole, ont fortement reculé. Pour autant, la vaccination suscite toujours des interrogations quant à son utilité, son efficacité ou sa sécurité. Dans ce nouvel épisode de La biologie pour tous, CNRS Biologie revient sur quatre idées reçues fréquemment associées aux vaccins :
- Le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole provoque-t-il l’autisme ?
- Les sels d’aluminium contenus dans certains vaccins sont-ils dangereux ?
- Les vaccins à ARN messager sont-ils expérimentaux ?
- Peuvent-ils modifier notre ADN ?
Présentation destinée aux infirmières scolaires sur la vaccination contre les virus du papillome humain (VPH), par Chantal Sauvageau de l'Institut national de santé publique du Québec en collaboration avec le Centre de recherche du CHU de Québec et de l'Université Laval.
Les scientifiques continuent à décrypter progressivement les causes du Covid long, qui affecte des millions de personnes dans le monde. Ce syndrome très handicapant pourrait notamment trouver son origine dans des anomalies vasculaires.
Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) actualise les recommandations relatives à la conduite à tenir autour d’un cas d’infection invasive à Haemophilus influenzae (IIHi), datant de 2012, en tenant compte de l’évolution de l’épidémiologie de ces infections à l’ère post-vaccinale en France. En effet, comme dans le reste du monde, les années 2000 sont marquées par l’émergence régulière des souches non typables chez les personnes âgées et une recrudescence des cas de Hib chez les jeunes enfants malgré une couverture vaccinale élevée.
Selon une étude de Santé publique France parue en 2021, la région Île-de-France et plus particulièrement la Seine-Saint-Denis, possèdent le taux de vaccination contre le cancer du col de l’utérus le plus bas. Pour pallier ce déficit, le Crips Île-de-France, en partenariat avec l’Agence régionale de santé, a mis en place un projet de recherche et d’action afin d’améliorer la couverture vaccinale HPV chez les jeunes filles et garçons de
Pantin.
Ce projet-pilote, développé par l’ARS Île-de-France et le Crips Île-de-France, s’inscrit dans les objectifs nationaux de promotion de la santé. Il a pour objectif d’améliorer la couverture vaccinale chez les filles et les garçons de 11 à 19 ans, dans le département de la Seine-Saint-Denis.