Date limite de dépôt de dossier : 12 mars 2026.
L’IReSP et l’INCa renouvellent leur appel à projets (AAP) de recherche portant sur les conduites addictives, incluant la consommation et la polyconsommation de drogues licites ou illicites et les comportements à pouvoir addictif, qu’ils fassent partie d’un consensus scientifique (jeux d’argent et de hasard, jeux vidéo), ou soient encore peu documentés (écran, achats compulsifs, troubles du comportement alimentaire, sexuel, au sport, au sport, au travail, etc.).
Cet appel à projets a pour objectif de développer une recherche d’excellence, ambitieuse et innovante ouverte à l’ensemble des disciplines de recherche afin d’améliorer les connaissances sur les conduites addictives et in fine d’orienter les prises de décisions politiques en santé publique.
Les projets relevant des Sciences Humaines et Sociales (SHS), de la santé publique, de la Recherche Interventionnelle en Santé Publique (RISP), et/ou proposant des approches pluridisciplinaires sont particulièrement attendus. Les projets intégrant des approches participatives et communautaires sont également fortement encouragés. L’exploitation de bases de données existantes, de données épidémiologiques et cohortes, et de données issues d’infrastructures de recherche notamment en données ouvertes est également attendue. Une attention particulière sera accordée aux projets portant sur les inégalités sociales, territoriales et de santé (incluant les particularités ultramarines), le rôle de l’entourage (dont les travailleurs pairs, les pairs-aidants et les patients experts), les stratégies et interventions de prévention et de Réduction des Risques et des Dommages (RdRD), notamment les usages innovants (IA) et/ou leur évaluation, ou la santé mentale, reconduite grande cause nationale 2026.
Veille documentaire - Addiction
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Les addictions à l’alcool, tabac, cannabis, et autres conduites addictives ou à risques, avec ou sans substances, constituent un enjeu majeur pour les communes, encore plus dans un contexte d’explosion du narcotrafic. Elles impactent directement la vie quotidienne : propreté, tranquillité publique, qualité de vie dans les espaces urbains, soutien aux familles, prévention en milieu scolaire, développement d’environnements protecteurs, réduction des risques et des dommages… Face à ces défis, les municipalités disposent de leviers d’action essentiels.
Un outil pratique, directement mobilisable par les candidates et candidats
La Plateforme rassemble un ensemble de mesures concrètes, structurées autour des principales compétences municipales. Elle propose notamment :
Des actions opérationnelles “clés en main” pour renforcer la prévention et réduire les risques dans les lieux de vie
Des pistes pour mieux encadrer l’accessibilité des produits addictifs, notamment l’alcool et le tabac
Des recommandations pour améliorer la tranquillité publique et prévenir les nuisances liées aux usages ;
Des repères pour créer des environnements plus protecteurs, en particulier pour les jeunes et les publics vulnérables.
Un symposium international sur la réduction des méfaits liés à l'alcool a été coorganisé par Santé publique France et EuroHealthNet le 3 décembre 2024 à Bruxelles. Deux thèmes principaux ont été abordés : comment élaborer et promouvoir des recommandations efficaces en matière de consommation d'alcool à faible risque, et comment contrer l'influence de l'industrie de l'alcool sur les politiques de santé. Conclusion du symposium : pour réduire efficacement les méfaits liés à l'alcool, il est nécessaire d'informer les citoyens, notamment en s'appuyant sur des repères de consommation fondés sur les preuves et des avertissements sanitaires, des campagnes de santé publique solides, ainsi que d'un ensemble de mesures politiques fortes. La coopération internationale et l'échange d'expériences entre différents pays sont essentiels. Le symposium a souligné la nécessité de poursuivre les efforts communs de plaidoyer, de recherche et d'innovation en matière de politique publique pour lutter contre les méfaits de l'alcool et l'influence des intérêts économiques.
Les espaces sans tabac, en réduisant la visibilité du tabagisme et dénormalisant sa place dans notre société, jouent un rôle essentiel. Cette stratégie de débanalisation est aujourd'hui reconnue comme l'une des approches les plus efficaces pour freiner l'entrée des jeunes dans le tabagisme.
A l’hôpital René-Muret de Sevran, une filière spécialisée a été ouverte en janvier pour prendre en charge les jeunes consommateurs de « proto » qui peuvent avoir des symptômes moteurs, des troubles cognitifs… Les professionnels de santé doivent s’adapter face aux cas d’intoxication.
Les conséquences du binge drinking ne sont pas seulement liées à la quantité d’alcool ingérée. Des travaux de recherche expérimentaux menés sur des rongeurs suggèrent que la fréquence des épisodes d’alcoolisation importante altère la plasticité cérébrale, qui plus est de façon différente selon le sexe. Des résultats qui expliqueraient pourquoi, chez les jeunes, des déficits mnésiques peuvent apparaître dès les premiers épisodes de binge drinking.
Alors que certains d’entre nous se sont lancés dans le Défi de janvier, mois de pause dans sa consommation d’alcool après les fêtes, Claire, 42 ans, revient sur ce qui l’a fait plonger dans l’addiction à l’alcool, très jeune. Et ce qui lui a permis d’en sortir, il y a deux ans.
Première évaluation du Dry January en France : une étude menée en 2024 auprès de 2 123 participants identifie les facteurs clés de réussite et confirme des bénéfices rapides sur le sommeil, la santé mentale et la confiance à refuser l’alcool.
L’Organisation mondiale de la santé recommande la mise en place de campus sans fumée (CSSF), et en 2024, le Conseil européen a exhorté les États membres à adopter des politiques antitabac dans les établissements d’enseignement. Cependant, contrairement à l’Amérique du Nord, à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande, l’Europe a tardé à adopter les CSSF. En France, l’École de santé publique EHESP est devenue la première école CSSF en 2018. Cette recherche a évalué le soutien des étudiants à cette politique depuis sa mise en œuvre et a examiné les facteurs associés.
Pour endiguer la consommation de protoxyde d’azote, les politiques restrictives seules ne suffiront pas, affirme, dans une tribune au « Monde », un collectif d’acteurs issus des champs institutionnel, sanitaire et associatif. Il faudra aussi, expliquent-ils, des politiques de jeunesse plus globales.
Comme chaque année, l’opération « Dry January », ou « Défi de Janvier », propose de réfléchir à sa consommation d’alcool et de la mettre entre parenthèses durant le mois de janvier. Les bénéfices à en tirer sont nombreux. Pourtant, la sixième édition se tient, une fois de plus, sans le soutien de l’État.
La Fédération Addiction publie, en ce début d'année, un nouveau guide dédié à l'amélioration de la prise en charge du tabac en première intention dans les consultations jeunes consommateurs. Ce document constitue un important appui méthodologique pour les professionnels de ces dispositifs. Il témoigne de l’attention que la Fédération Addiction porte à la question du tabac et sera suivi, courant 2026, d'un volet portant sur les CAARUD.