La Délégation interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté (DIPLP) publie son rapport d’activité 2025. Ce document annuel propose un état des lieux et une rétrospective des actions menées tout au long de l’année. Il vise à rendre compte de la poursuite et du déploiement des 25 mesures nationales du Pacte des solidarités, des dynamiques engagées ainsi que du renforcement et de la valorisation des actions conduites sur les territoires. Ce rapport constitue un levier pour accompagner et renforcer les politiques publiques de prévention et de lutte contre la pauvreté.
Veille documentaire - Personnes en situation de précarité
Un appel à projet auquel candidater ? Une publication incontournable ? Une actualité indispensable? Une vidéo particulièrement percutante ? Retrouvez ici les informations repérées chaque jour par notre équipe concernant toutes les thématiques du Rrapps.
Et pour ne rien manquer, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter quotidienne La Veille du jour en vous inscrivant depuis cette page.
Parce que manger sainement ne devrait être un luxe pour personne, il est urgent de permettre l’accès à 100 aliments bons pour la santé à prix coûtant. Emmenées par foodwatch, Familles Rurales et le Secours catholique, 32 associations de consommateurs, de lutte contre la précarité, de malades, de professionnels de santé, de défense de la santé environnementale s’allient dans une mobilisation inédite portée par une pétition commune, pour rendre cette mesure enfin obligatoire dans tous les super et hypermarchés.
Comment, et à quel point, la pauvreté persiste-t-elle d’une génération à l’autre en France ? Pour y répondre, nous suivons une cohorte d’élèves pendant seize ans, de leur entrée au collège jusqu’à l’âge de 26-27 ans (entre 2007 et 2023). Nous montrons que plus l’exposition à la pauvreté en sixième est intense, plus les conditions de vie à l’entrée dans l’âge adulte sont défavorables : sortie précoce du système scolaire, probabilité accrue de n'être ni en emploi, ni en études, ni en formation (NEET), et en emploi de percevoir un bas salaire (parmi les 20 % les plus faibles de la cohorte). Ces écarts entre les jeunes exposés et non exposés à la pauvreté restent significatifs après contrôle d’un large ensemble de caractéristiques familiales et sociodémographiques au début de l’adolescence. En outre, les effets de la pauvreté sur les trajectoires diffèrent selon le sexe : il existe une « surpénalité féminine » en termes de probabilité d’être NEET et de percevoir un faible salaire, dans le sens où la pauvreté pénalise encore plus fortement les femmes que les hommes.
Les inégalités sociales de santé sont des différences systématiques de l'état de santé entre les groupes de population, qui sont socialement construites : elles peuvent se déconstruire et sont par-là modifiables.; Les inégalités sociales de santé ne concernent pas seulement les populations en situation de précarité socioéconomique mais toute la société : l'état de santé d'une personne dépend de la position qu'elle occupe dans la hiérarchie de la société. Cette position appelée position sociale se caractérise par différentes dimensions et identités sociales de genre, d'origine migratoire et de position socioéconomique (niveau d'éducation, catégorie socioprofessionnelle, ressources) et ne peut se résumer à une seule dimension : c'est souvent l'interaction de ces dimensions qui est la plus significative en termes d'impact en santé.
Après deux ans d'échanges sur le terrain, de rencontres, de paroles entendues, le CESE présente sa résolution sur les quartiers urbains populaires. Son objectif, changer le regard pour faire mieux connaître les actions au quotidien menées par les associations, les élus et les citoyens. Résilients, ces territoires sont une source de solutions multiples assurant le lien social, le développement économique et durable, l'innovation.
Après avoir annoncé en novembre leur prochaine fermeture, le ministère de la Justice détaille la requalification progressive des centres éducatifs fermés – et des foyers de la protection judiciaire de la jeunesse – en unités judiciaires à priorité éducative. Avec pour ambition de remettre l'éducation au centre du dispositif.
La précarité énergétique est un phénomène bien réel, mais difficile à cerner précisément. Selon la manière dont elle est mesurée, certaines personnes peuvent ne pas être reconnues comme concernées et passer à côté des dispositifs d’aide, qu’il s’agisse de se chauffer correctement en hiver ou de se protéger de la chaleur en été.
Santé publique France publie une synthèse méthodologique sur l’impact de la position sociale et son rôle dans la prise en compte des inégalités sociales de santé en s’appuyant sur des outils concrets et des modèles conceptuels robustes.
En supprimant le financement de la santé communautaire, le gouvernement abandonne toute ambition sérieuse en matière de réduction des inégalités sociales de santé, estime un collectif de 200 professionnels de santé, parmi lesquels Riwana Baudu, médecin généraliste et Arnaud Bontemps, président de La Place santé, dans une tribune au « Monde ».
Cette étude s’appuie sur l'Enquête nationale sur les pratiques physiques et sportives de 2020 qui montre que 78 % des habitants QPV déclarent avoir exercé au moins une activité physique ou sportive (APS) dans l’année (vs 88 % en milieu urbain hors QPV). Parmi les freins à la pratique sportive, 42 % des résidents des QPV citent une offre trop restreinte contre 33 % hors QPV. L'exploitation de la base permanente des équipements (BPE) de l'INSEE montre que près de 90 % des QPV, tout comme les autres quartiers des unités urbaines de l’hexagone, disposent d’au moins une salle multisports, mais l’offre d’équipements y est moins diversifiée : plus de 45 % des équipements correspondent à des plateaux et terrains de jeux extérieurs et à des salles multisports.
Les jeunes faisant l’objet d’une mesure judiciaire au pénal constituent une population globalement vulnérable dont l’état de santé, et plus largement les déterminants de santé, méritent une attention particulière. Ces jeunes pris en charge par la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) cumulent en effet de nombreux facteurs de risques pour la santé. Mieux connaître leur état de santé représente alors un enjeu important, afin de comprendre les trajectoires qui amènent à ces états de santé dégradés et proposer des stratégies pour améliorer leur prise en charge.
Le manque de données récentes sur l’état de santé de ces jeunes a conduit le ministère de la Justice, via la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) à mettre en place une grande enquête nationale. L’objectif principal est d’actualiser les données sur la santé de ces jeunes et ses déterminants : état de santé perçu, comportements de santé et conduites à risque.
Ce Focus présente une sélection d’indicateurs issus de l’analyse de cette enquête, dont les résultats détaillés sont présentés dans un rapport publié simultanément.
Les notions de précarité et de vulnérabilité recouvrent des réalités multiples et complexes, qui ont un impact sur l’état de santé des personnes ainsi que sur leur recours aux soins. Afin de faciliter leur accès aux soins, l’ARS Bretagne publie le répertoire départemental des dispositifs santé précarité des Côtes d'Armor.