Les avancées scientifiques et technologiques en médecine ont permis des progrès considérables, améliorant l’espérance et la qualité de vie des patients. Cependant, ces avancées ne sont pas sans conséquences. Elles transforment profondément notre rapport à la maladie et peuvent, paradoxalement, générer ou accentuer des situations de vulnérabilité. La complexification des parcours de soins, l’inégalité d’accès aux traitements et les limites du système de soins et médico-social exposent certaines populations à des formes accrues de fragilité. Face à ces défis, le C.C.N.E. consacre son Avis n°148 à une réflexion approfondie sur l’éthique du progrès médical et la nécessité de garantir une médecine plus humaine, plus juste et respectueuse des patients.
Veille documentaire - Personnes âgées
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Dans l’imaginaire collectif, les banlieues sont automatiquement associées à la jeunesse. Pourtant, ces quartiers vieillissent : la part des personnes de plus de 60 ans dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPPV), est la seule en hausse constante depuis les années 90 et elle représente désormais plus de 18 % des habitants de ces territoires. Face à cette réalité éloignée du bruit médiatique et ignorée des politiques publiques, les Petits Frères des Pauvres ont recueilli la parole des aînés vivant dans les quartiers populaires. L’objectif est de remettre sur le devant de la scène une population oubliée et dont le sort semble n’inquiéter personne. Précarité, isolement, mobilité, santé, adaptation des logements… autant de sujets sur lesquels ces hommes et femmes témoignent, exprimant à la fois leurs difficultés et leurs espoirs.
Introduction : Le risque de vieillir en mauvaise santé est plus important chez les personnes défavorisées, or elles bénéficient moins des actions de prévention sur l’alimentation et l’activité physique destinées aux seniors.
But de l’étude : La recherche-action INVITE a pour objectifs [1] de développer une procédure de recrutement actif visant à inciter des seniors repérés comme défavorisés à se rendre à des ateliers de prévention sur l’alimentation et l’activité physique en région Provences-Alpes Côte d’Azur (PACA), [2] d’évaluer la faisabilité et l’acceptabilité de cette procédure, et [3] de mesurer la participation effective aux ateliers des seniors ainsi repérés.
Résultats : La procédure INVITE a été développée en co-construction entre chercheurs, médiateurs sociaux et seniors. Elle comporte 6 étapes : repérage, envoi d’un courrier d’invitation, contact téléphonique, visite à domicile, confirmation téléphonique, accueil lors de l’atelier. Une phase de pré-test a permis d’identifier les freins et motivations des seniors à chaque étape et ainsi d’améliorer la procédure. La phase d’évaluation de la participation effective a montré que, pour 9 ateliers, 47 visites à domicile ont été effectuées et 11 seniors ont participé aux ateliers.
Conclusions : La procédure INVITE est globalement bien acceptée et a permis d’aller vers des seniors défavorisés pour les amener vers des ateliers de prévention. Cette procédure pourrait être un levier efficace pour éviter de creuser les inégalités sociales de santé puisqu’elle favorise la mixité sociale dans les ateliers de prévention. Un déploiement à plus grande échelle permettrait de préciser les profils recrutés et d’évaluer les coûts.
Date limite de dépôt de dossiers : 30 juin 2025. Pour sa septième édition, l'AAP s’adresse à toutes les disciplines scientifiques, de façon à encourager et faciliter les collaborations interdisciplinaires. Il promeut également les collaborations entre chercheurs et acteurs de terrain, en favorisant les recherches participatives avec les publics concernés.
Alors que l’espérance de vie augmente, la question des consommations de substances psychoactives chez les seniors reste encore largement sous-estimée. Pourtant, les professionnels de santé et du secteur social constatent une réalité bien différente. C’est à cette problématique que s’attaque le neuvième numéro de la revue « Addiction(s) : recherches et pratiques », publié par la Fédération Addiction et ses partenaires internationaux.
Près de 95 % des seniors de plus de 60 ans vivent actuellement à domicile avec, pour les plus fragiles, le soutien de proches et une aide professionnelle. Quelles que soient leurs vulnérabilités, ces seniors souhaitent majoritairement vieillir chez eux et redoutent l’entrée en établissement médicalisé (EHPAD). Lorsque le logement n’est pas adaptable ou que l’isolement devient difficile à vivre, peu se projettent vers des habitats adaptés comme les résidences autonomie, les résidences services, les maisons d’accueil et de résidence pour l’autonomie (MARPA), les colocations pour seniors ou les béguinages. Dans le cadre de la convention de recherche « Bien vieillir dans un chez soi », le CRÉDOC a réalisé pour la CNAV une enquête auprès de plus de 5 000 retraités et 4 000 futurs retraités sur leur connaissance et attrait pour ces habitats dits intermédiaires entre le domicile et l’EHPAD. 58 % se montreraient intéressés par cette offre alternative qui mixe un logement individuel, un « chez soi » et le collectif via des espaces communs et des activités partagées pour favoriser la vie sociale. 39 % seraient plus particulièrement attirés par les résidences autonomie. Les observations menées par le CRÉDOC en résidence autonomie rendent compte de la sécurisation apportée aux seniors par ce type d’habitat, de liens sociaux ravivés tout en préservant l’indépendance des résidents. Des conditions d’accueil rassurantes également pour les proches aidants tranquillisés par l’attention collective portée à leurs parents.
Les maladies cardiovasculaires constituent la première cause de morbidité et de mortalité chez les sujets âgés de 75 ans et plus, en raison des altérations structurelles et fonctionnelles du cœur et des vaisseaux liées à l’âge, ainsi que de l’exposition cumulative aux facteurs de risques cardiovasculaires (FdR CV). Cette population en forte croissance démographique présente une hétérogénéité importante de l’état de santé et des capacités fonctionnelles. Les sujets les plus âgés sont souvent les plus fragiles car à très haut risque de complications cardiovasculaires nécessitant à la fois des traitements préventifs et curatifs. Cependant, cette même population est aussi la plus vulnérable aux effets indésirables des médicaments, ce qui nécessite des stratégies thérapeutiques peu agressives adaptées à la personne. Celles-ci peuvent réclamer une dé-prescription, soit par décroissance des doses notamment pour les traitements anti-hypertenseurs, soit par arrêt de certains médicaments jugés non indispensables, afin d’éviter les risques liés à une poly-médicamentation.
Date limite de dépôt de dossiers : 14 mars 2025. L’ARS BFC, en lien avec la Conférence départementale-métropolitaine de la prévention de la perte d’autonomie, lance un appel à candidatures pour la mise en place d’actions collectives de prévention visant à réduire ou retarder la perte d’autonomie des résidents d’EHPAD en Côte d’Or et des personnes de plus de 60 ans venant de l’extérieur.
Nous avons voulu montrer comment la démarche de la gériatrie pouvait se rapprocher de celle de la médecine intégrative. Nous avons précisé l’ensemble des approches psychocorporelles qui étaient déjà utilisées en gériatrie pour apporter des réponses complémentaires aux thérapeutiques classiques pour de nombreuses pathologies aiguës ou chroniques des patients âgés. Nous avons, enfin, voulu détailler tout ce que ces approches pouvaient apporter aux patients, au personnel soignant et à la qualité de leurs relations thérapeutiques.
Santé publique France estime en routine les couvertures vaccinales (CV) contre la grippe chez les personnes à risque par analyse des données de remboursement du Système national des données de santé (SNDS). Notre étude vise à estimer la CV contre la grippe en France chez les personnes âgées de 65 à 85 ans, à explorer les déterminants associés à cette vaccination et les raisons de non-vaccination contre la grippe
Ce dossier est l’occasion de publier les actes d’un colloque organisé en partenariat avec l’école des Hautes études en Santé Publique (EHESP). Celui-ci a été organisé 1er février 2024, soit peu de temps avant l’adoption de la loi n° 2024-317 du 8 avril 2024 portant mesures pour bâtir la société du bien vieillir et de l’autonomie. Cette journée ambitionnait de proposer un état des lieux et des perspectives sur les actions de promotion en France. Furent ainsi abordés la définition du bien vieillir, le parcours de vie des personnes, les enjeux territoriaux du vieillissement de la population, les problématiques de l’aménagement de l’environnement des aînés ainsi que leur santé mentale. Les organisateurs se sont enfin saisis des questions juridiques en traitant des droits des personnes âgées au travers principalement du sujet de la maltraitance.
Une étude a démontré que le programme O’stress a permis aux personnes âgées qui l’ont suivi de diminuer leur niveau de cortisol, l’hormone du stress, de façon significative et durable.