Dans le but de bonifier l’offre de services en santé mentale et de réduire la pression sur le réseau, le ministère de la Santé et des Services sociaux lance un nouveau site web gouvernemental regroupant une vingtaine d’applications approuvées par des experts.
Veille documentaire - Santé mentale
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Dans le cadre de la Grande Cause Nationale Santé Mentale, Yannick Neuder, ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux Soins, a dévoilé le mardi 22 juillet, la nouvelle feuille de route interministérielle 2025-2026 pour la promotion d’un sommeil de qualité et la prévention de ses troubles. Ce plan d’actions ambitieux mobilise plusieurs ministères et propose des mesures concrètes pour améliorer la qualité de ce déterminant essentiel de la santé physique et mentale.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a présenté le 30 juin dernier un rapport majeur intitulé De la solitude aux liens sociaux : ouvrir la voie vers des sociétés plus saines. Ce document de référence constitue un tournant historique dans la reconnaissance des liens sociaux comme déterminant essentiel de la santé publique.
Le message est sans ambiguïté : le déficit de liens sociaux n’est pas simplement un inconfort individuel ou une nostalgie du vivre-ensemble. Il s’agit d’un enjeu de santé publique majeur, aux conséquences comparables à celles du tabac ou de la sédentarité.
L’isolement social dont souffre souvent les personnes vivant avec la maladie d’Alzheimer peut engendrer solitude et dégradation de la qualité de vie. Cette étude exploratoire avait pour but de recenser les interventions visant à renforcer les liens sociaux.
Ce rapport historique de la Commission de l'OMS sur les liens sociaux souligne que l'isolement social et la solitude sont des phénomènes très répandus qui ont des répercussions graves, mais sous-estimées, sur la santé, le bien-être et la société. S'appuyant sur les données les plus récentes, le rapport présente des arguments convaincants en faveur d'une action urgente.
Pensées suicidaires, addictions, troubles alimentaires, anxieux ou dépressifs… en matière de santé mentale, l’adolescence est une période à risque. Une tendance encore aggravée par certains facteurs socio-économiques et par une actualité anxiogène. Pour lutter contre leur apparition à la puberté, l’activité physique peut avoir un rôle à jouer.
Face au constat des bienfaits de la nature et des impacts négatifs de la crise environnementale sur la santé psychique, le Pôle ESE et la plateforme santé mentale de Promotion Santé ARA (anciennement IREPS ARA) a proposé une série d'interventions et de rencontres croisant les domaines de la santé psychique et de l'environnement. L'enjeu de ces webinaires est d'apporter aux participants des connaissances et compétences pour accompagner leurs publics ou développer des projets à la croisée de ces deux thèmes. Ce cycle s'adressait aux professionnel.le.s et bénévoles des secteurs de la santé, de l'éducation, du social, de l'environnement…).
Trois ans après la fin de crise sanitaire, la commission constate que la dégradation de la santé mentale est une tendance de fond et s’inquiète de l’explosion des troubles psychiques chez les jeunes. Elle constate l’impérieuse nécessité de réduire les inégalités territoriales dans l’accès aux soins et de mobiliser l’ensemble des acteurs pour garantir une prise en charge graduée et de proximité aux patients. [extrait de la synthèse]
Alors que la santé mentale a été érigée en grande cause nationale 2025, les psychiatres témoignent de leurs difficultés croissantes à répondre à la demande, notamment des plus jeunes. Face au manque de professionnels, les fermetures et regroupements de structures se multiplient.
Les rapporteures dressent le constat d’un écart grandissant entre les besoins de soins en santé mentale et pathologies psychiatriques et l’offre contrainte, liée à la pénurie de professionnels de santé, à une disparité territoriale de l’offre ainsi qu’à des capacités hospitalières insuffisantes au regard de la demande et des structures ambulatoires insuffisantes. De plus, cette offre, de par la multiplication des acteurs, demeure souvent illisible pour les parents et intervient trop tardivement.
La première partie du présent rapport fait état d’une prévalence alarmante des troubles psychiques au sein de la population pénale et d’une dynamique d’aggravation inquiétante. Elle analyse également les facteurs de pénalisation de la maladie mentale, dérive alimentée par la crise de trois services publics : – la santé, profondément affaiblie, est de moins en moins en capacité de répondre aux besoins des plus vulnérables, à défaut de dispositifs adaptés pour prendre en charge certains publics susceptibles de basculer dans le champ pénal ; – la justice : la mission identifie de nombreux freins à la reconnaissance et à la prise en compte par cette dernière des troubles psychiques mais aussi des facteurs de surincarcération des personnes malades ; – la prison, qui, dans un contexte explosif d’aggravation exponentielle de la surpopulation et de sous-effectif de personnel surveillant et soignant, est devenue un environnement de plus en plus pathogène.
La deuxième partie est consacrée à la prise en charge des troubles psychiques en détention. Elle met en évidence le fossé qui se creuse entre l’explosion des besoins et la dégradation des capacités de réponse. Les investissements et efforts consentis pour y structurer un parcours de soins sont en particulier profondément mis à mal par la surpopulation.
La troisième partie est centrée sur le milieu ouvert. Elle met en lumière les défaillances majeures de l’action publique à la sortie de prison : l’accès aux soins y est paradoxalement encore plus difficile, y compris dans le cadre de soins pénalement ordonnés. Plus encore, la mission observe une véritable crise des soins pénalement ordonnés : de plus en plus prescrits par les juridictions, ils sont de moins en moins applicables et appliqués. Ce dispositif exige donc une réflexion en profondeur, visant à mieux le cibler, à en restaurer la légitimité et à en garantir l’effectivité.
La quatrième partie porte une attention spécifique à la situation des mineurs et jeunes majeurs suivis par la PJJ dans le champ pénal. En dépit de données lacunaires, tout indique que leurs besoins de prise en charge sont plus criants encore, mais que les réponses sont pour ce public encore plus insuffisantes.
Cet outil pédagogique est conçu pour les aider à identifier et à comprendre leurs hashtag#émotions. Développé dans le cadre du programme RULER du Centre d’Intelligence Émotionnelle de Yale, le Mood Meter vise à encourager l’autoréflexion émotionnelle et à cultiver l’empathie.