Le 8 août 2025, le ministère de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation a publié une circulaire visant « l’accélération de l’accès au logement des personnes sans domicile et l’amplification de leur accompagnement à la santé et à l’emploi ». Cette circulaire, qui s’inscrit dans les orientations du second plan quinquennal pour le Logement d’abord en mêlant emploi, santé et logement, était très attendue par les différents acteurs de la solidarité depuis l’annonce de son arrivée par la ministre du Logement en février dernier.
Veille documentaire - Personnes en situation de précarité
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Pour la septième année, l’UNICEF France et la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) – en lien avec le Collectif des Associations pour le Logement (CAL) – publient leur baromètre sur les enfants à la rue. Le constat est accablant : à la veille de la rentrée scolaire 2025, au moins 2 159 enfants, dont 503 de moins de 3 ans, sont restés sans solution d’hébergement après un appel au 115.
Dans le cadre d’un partenariat avec le Département de Saône-et-Loire (CD71), l’Ansa forme et accompagne l’équipe d’animateur·ices en charge du nouveau Conseil départemental des enfants et des jeunes protégé·es.
Créés juste avant les Jeux olympiques pour désengorger les structures d’hébergement en région parisienne, ces dispositifs temporaires peinent depuis à trouver leur place et leur public.
Alors que la densité carcérale atteint des sommets à 135,9 % en moyenne, 29 établissements dépassent désormais les 200 % d’occupation.
A travers le rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale et d’autres initiatives, les parlementaires et de nombreux acteurs ont exprimé ces derniers mois l’urgence d’agir pour une réforme en profondeur de la protection de l’enfance. La ministre des Solidarités et des Familles affirme que le chantier de refondation est en cours, avec des mesures telles que l’adoption de nouvelles normes pour les pouponnières, de procédures de contrôles renforcées pour l’ensemble des établissements et un plan de soutien à la parentalité promis pour la rentrée. Catherine Vautrin portera à l’automne un projet de loi avec l’ambition de lever des freins au virage préventif et à l’accueil familial qu’elle entend promouvoir.
Depuis 2021, l’association prodigue des soins à des femmes en situation de grande exclusion. Déjà très active en Ile-de-France, l’organisation fera rouler son van aménagé sur les routes de Marseille à l’automne et en Corrèze en 2026.
Le 26 juin 2025, plus de 120 participants étaient réunis pour un webinaire organisé par le Réseau vélo et marche, en partenariat avec l’ANCT et l’ANRU. L’objectif était d’explorer les synergies entre politiques de mobilités actives et santé publique dans les Quartiers Prioritaires de la Politique de la Ville (QPV), et partager des retours d’expériences des collectivités et leurs partenaires. Dans les QPV, les mobilités actives ne doivent plus être subies, mais devenir un véritable levier de santé publique, d’émancipation et de justice sociale. Dans cette dynamique, le Réseau s’engage depuis plusieurs années, pour développer les modes actifs dans ces quartiers, pour les habitants (Le guide « À pied et à vélo dans les quartiers prioritaires », 2023, CVTCM).
Dans ce troisième rapport réalisé en collaboration avec le Crédoc sur la base de nombreux indicateurs, d’expertises et de témoignages, la Croix-Rouge française dresse un état des lieux thématique contrasté de la résilience de la société française. La résilience et le système de santé s’améliorent à bien des égards, mais souffrent de profondes inégalités qui minent l’accès aux soins des plus isolés et vulnérables. Pour renforcer les capacités individuelles et collectives à faire face aux crises de santé, la Croix-Rouge française émet cinq propositions concrètes et appelle à concentrer les efforts sur la proximité et l'aide aux plus vulnérables.
Les auteurs présentent le déploiement national du programme Pégase, prévu d’ici 2026, à l’issue de cinq années d’expérimentation menées entre 2019 et 2024 dans treize pouponnières réparties sur autant de départements. Ce dispositif vise à structurer un parcours de santé continu et adapté pour les jeunes enfants protégés, de la naissance jusqu’à l’âge de 7 ans. Chaque année, environ 20 000 nouvelles situations sont concernées, une population encore largement invisible : les données disponibles sont rares, le suivi sanitaire partiel, et peu intégré aux politiques publiques. Ces enfants cumulent des vulnérabilités physiques et psychiques, souvent issues de grossesses difficiles, de carences en soins ou de traumatismes précoces. Leur précarité est accentuée par des parcours de vie marqués par l’instabilité et des ruptures dans la prise en charge. Le programme Pégase répond à l’urgence de mieux prévenir, suivre et accompagner la santé de ces enfants particulièrement fragiles.
La CNAPE souhaite, à travers cette publication, sensibiliser l’ensemble des acteurs du champ social et médico-social à la nécessité de construire des institutions véritablement attentives aux effets du trauma. Trop souvent négligés, ces effets ont pourtant un impact majeur sur le développement des enfants accompagnés. Dans un premier temps, il revient sur les besoins fondamentaux de l’enfant et les conditions dans lesquelles émergent des besoins spécifiques, souvent liés à des parcours de vie marqués par des ruptures ou des violences. Il explore ensuite la notion de trauma complexe, ses origines, son évolution dans le champ clinique, et les multiples conséquences qu’il engendre sur le développement de l’enfant. Enfin, il présente les fondements de l’approche sensible au trauma, illustrée par le modèle ARC (Attachement, Régulation, Compétence), ainsi que des exemples concrets de pratiques éducatives, thérapeutiques et systémiques adaptées.
Après une forte croissance du parc d’hébergement d’urgence depuis 2014, le nombre de places dites généralistes s’est stabilisé à 203.000 depuis 2021, tandis que 121.000 autres places sont dédiées à l’accueil des demandeurs d’asile. Les besoins ayant continué à augmenter, le dispositif – qui coûte au total 3,3 milliards d’euros à l’État – souffre d’une sous-budgétisation chronique, selon la mission IGF, Igas et IGA qui a récemment remis sa revue de dépenses au Premier ministre. Les Inspections générales proposent des scénarios d’économies qui passent par une optimisation du pilotage, tout en alertant sur le fait que ces mesures ne doivent pas se traduire par une diminution des capacités actuelles du parc généraliste.