Selon les données les plus récentes disponibles, 4,5 milliards de personnes n'étaient pas entièrement couvertes par des services de santé essentiels dans leurs pays en 2021. De même, en 2019, la population totale confrontée à des difficultés financières était estimée à 2 milliards de personnes. Pour intensifier les actions visant à ne laisser personne de côté, le quatorzième programme général de travail de l'OMS, 2025-2028 (GPW 14), s'engage explicitement et fermement en faveur de l'équité. À cet appui, l'OMS a publié un manuel avec des méthodes pour l'identification des obstacles à une couverture efficace des services de santé. Le manuel de 8 modules applique des approches de recherche méthodologiques mixtes pour addresser les obstacles rencontrés par les utilisateurs potentiels et les non-utilisateurs des services de santé. Le manuel facilite la collecte de preuves sur l'interface entre la population et les services. Le public cible principal est le personnel technique des autorités nationales et infranationales chargé de planifier, gérer, surveiller et évaluer les services de santé. Ce manuel cible également: les instituts de recherche et les universités; les organisations/systèmes multilatéraux travaillant au niveau national; les organisations non gouvernementales et de la société civile et les associations de patients. Ce manuel fait partie d'un ensemble plus large d'outils de l'OMS pour soutenir la planification et la programmation axées sur l'équité, les droits et la réactivité au genre par le secteur de la santé.
Veille documentaire - Personnes en situation de précarité
Un appel à projet auquel candidater ? Une publication incontournable ? Une actualité indispensable? Une vidéo particulièrement percutante ? Retrouvez ici les informations repérées chaque jour par notre équipe concernant toutes les thématiques du Rrapps.
Et pour ne rien manquer, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter quotidienne La Veille du jour en vous inscrivant depuis cette page.
Si l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) n’est pas nouvelle, la percée fulgurante de l’IA générative dans nos vies quotidiennes a porté un nouvel éclairage sur la mobilisation de ces outils dans le pilotage, la conception et la mise en œuvre de l’action publique. Pleine de promesses, mais aussi d’interrogations voire de risques, l’IA est un sujet qui mérite d’être débattu à l’intérieur et à l’extérieur de nos organisations publiques. C’est à ce débat public que souhaite contribuer ce rapport, en analysant ses enjeux et ses effets, dans une approche pluridisciplinaire qui croise les regards de plusieurs spécialistes. Car il est désormais urgent de clarifier notre projet politique par rapport à l’IA, afin que celle-ci soit au service de l’humain, et non l’inverse.
L'Inspection générale des finances (IGF), l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l'Inspection générale de l'administration (IGA) publient une revue des dépenses consacrées à l'hébergement d'urgence dans le cadre du programme 177.
Cette synthèse s’adresse à tous ceux et celles qui œuvrent en petite enfance, et qui sont impliqués dans les actions de soutien aux familles et au développement de l’enfant. Elle s’appuie sur une recension de seize études scientifiques portant sur l’instabilité résidentielle chez les enfants de moins de 6 ans. Elle examine plus en détail ses effets potentiels sur le développement de l’enfant et sa réussite scolaire. Elle identifie également le rôle joué par certains facteurs associés.
Les gouvernements choisissent des politiques jugées unanimement inefficaces par les chercheurs spécialistes des migrations. Comment comprendre cette absence d’écoute ? Comment y remédier ?
L’expérimentation « Territoire zéro chômeur de longue durée » permet à des territoires volontaires de coordonner l’action des acteurs sociaux et économiques afin de proposer une réponse appropriée aux personnes durablement éloignées de l’emploi. L’expérimentation a fait l’objet de deux lois successives (2016 et 2020), votées à l’unanimité du Parlement, et prend fin le 30 juin 2026. La mise en œuvre de cette expérimentation suscite des réactions souvent tranchées et un débat qui n’est pas toujours éclairé. Le présent rapport analyse l’efficience des actions mises en place, leur gouvernance, la pertinence du ciblage des bénéficiaires et la soutenabilité du modèle financier.
Mineurs non accompagnésCombien sont les mineurs non accompagnés en France ? D’où viennent ces filles et ces garçons ? Quels sont leurs besoins ? Des sources chiffrées existent mais elles ne sont pas complètes et aucune base de données nationale sur tous les jeunes se présentant aux dispositifs d’évaluation de la minorité n’est disponible. La CNCDH recommande de créer, en cohérence avec l’Observatoire national de protection de l’enfance (ONPE), et en lien avec l’Insee, un outil national permettant de recenser, croiser et publier annuellement les statistiques relatives au nombre de mineurs non accompagnés présents sur le territoire national afin de mettre en place une politique publique de protection de tous les enfants, mineurs isolés inclus. La CNCDH réitère en outre sa ferme opposition à la pratique des tests osseux qui sont inadaptés, non fiables et contraires à la dignité des jeunes. Pour mieux garantir l’accès à leurs droits, la CNCDH recommande par ailleurs de leur assurer une représentation légale durable et effective. Elle insiste sur la nécessité de mieux protéger les mineurs victimes de traite des êtres humains et les jeunes filles, pour lesquelles les dispositifs ne sont pas toujours adaptés
L’environnement n’intéresse-t-il que les classes supérieures ? Les travailleurs ont en réalité très vite identifié l’impact de l’industrialisation sur les écosystèmes dont ils dépendent. Mais cette conscience environnementale s’exprime de façon différente en fonction des classes sociales, comme l’explique Renaud Bécot, chercheur en histoire contemporaine et environnementale, dans un chapitre intitulé « Fin du monde, fin du mois, et au-delà ? L’environnementalisme des classes populaires »
Ce guide propose des fiches pratiques et des activités détaillées pour animer des ateliers de sensibilisation auprès de publics variés, notamment dans des contextes multiculturels et multilingues. Il inclut des recommandations pour gérer des situations délicates, garantir un espace bienveillant et encourager la participation de toutes et tous. Les ateliers sont conçus pour être directement utilisables, avec des sections spécifiques pour les femmes et les hommes.
L'ANCOLS publie un état des lieux qualitatif des stratégies mises en place par les bailleurs sociaux concernant l’inconfort dans les logements lors de fortes chaleurs. Cette étude est issue des échanges réalisés auprès de trente bailleurs sociaux, implantés sur l’ensemble du territoire national y compris ultramarin et de dix organismes institutionnels accompagnant les bailleurs sur les sujets environnementaux.
L’aide médicale de l’État (AME) a été l’objet de nombreuses tentatives de réforme ces dernières années, y compris lors du vote du dernier projet de loi de finances, qui n’ont jamais abouti. Vincent Delahaye, rapporteur spécial des crédits de la mission « santé », a présenté à la commission des finances le 9 juillet 2025 les conclusions de son travail de contrôle sur cette problématique
La première partie du présent rapport fait état d’une prévalence alarmante des troubles psychiques au sein de la population pénale et d’une dynamique d’aggravation inquiétante. Elle analyse également les facteurs de pénalisation de la maladie mentale, dérive alimentée par la crise de trois services publics : – la santé, profondément affaiblie, est de moins en moins en capacité de répondre aux besoins des plus vulnérables, à défaut de dispositifs adaptés pour prendre en charge certains publics susceptibles de basculer dans le champ pénal ; – la justice : la mission identifie de nombreux freins à la reconnaissance et à la prise en compte par cette dernière des troubles psychiques mais aussi des facteurs de surincarcération des personnes malades ; – la prison, qui, dans un contexte explosif d’aggravation exponentielle de la surpopulation et de sous-effectif de personnel surveillant et soignant, est devenue un environnement de plus en plus pathogène.
La deuxième partie est consacrée à la prise en charge des troubles psychiques en détention. Elle met en évidence le fossé qui se creuse entre l’explosion des besoins et la dégradation des capacités de réponse. Les investissements et efforts consentis pour y structurer un parcours de soins sont en particulier profondément mis à mal par la surpopulation.
La troisième partie est centrée sur le milieu ouvert. Elle met en lumière les défaillances majeures de l’action publique à la sortie de prison : l’accès aux soins y est paradoxalement encore plus difficile, y compris dans le cadre de soins pénalement ordonnés. Plus encore, la mission observe une véritable crise des soins pénalement ordonnés : de plus en plus prescrits par les juridictions, ils sont de moins en moins applicables et appliqués. Ce dispositif exige donc une réflexion en profondeur, visant à mieux le cibler, à en restaurer la légitimité et à en garantir l’effectivité.
La quatrième partie porte une attention spécifique à la situation des mineurs et jeunes majeurs suivis par la PJJ dans le champ pénal. En dépit de données lacunaires, tout indique que leurs besoins de prise en charge sont plus criants encore, mais que les réponses sont pour ce public encore plus insuffisantes.