Après avoir annoncé en novembre leur prochaine fermeture, le ministère de la Justice détaille la requalification progressive des centres éducatifs fermés – et des foyers de la protection judiciaire de la jeunesse – en unités judiciaires à priorité éducative. Avec pour ambition de remettre l'éducation au centre du dispositif.
Veille documentaire - Personnes en situation de précarité
Un appel à projet auquel candidater ? Une publication incontournable ? Une actualité indispensable? Une vidéo particulièrement percutante ? Retrouvez ici les informations repérées chaque jour par notre équipe concernant toutes les thématiques du Rrapps.
Et pour ne rien manquer, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter quotidienne La Veille du jour en vous inscrivant depuis cette page.
La précarité énergétique est un phénomène bien réel, mais difficile à cerner précisément. Selon la manière dont elle est mesurée, certaines personnes peuvent ne pas être reconnues comme concernées et passer à côté des dispositifs d’aide, qu’il s’agisse de se chauffer correctement en hiver ou de se protéger de la chaleur en été.
Les situations territoriales sont extrêmement hétérogènes : certains territoires présentent des fragilités cumulées de longue date, d'autres connaissent une dégradation récente liée aux transitions énergétiques, démographiques ou environnementales, et d'autres encore concentrent des vulnérabilités invisibles, masquées par des indicateurs globaux mais visibles à l'échelle fine. Dans ce contexte, l'enjeu n'est pas d'entrer dans un débat conceptuel sur la définition de la vulnérabilité sociale — déjà largement traitée par les sciences sociales — mais de proposer une approche intégrée, opérationnelle et reproductible, capable d'éclairer la prise de décision, notamment publique. La problématique centrale est donc la suivante : comment interpréter, comparer et cartographier les vulnérabilités sociales territoriales de manière transversale, statistiquement robuste et adaptée aux différentes échelles de décision ?
La Fédération des Acteurs de la Solidarité Bourgogne-Franche-Comté a organisé, avec le soutien de l’ARS BFC, le 6 novembre 2025, une journée d’échanges, de réflexions et d’inspirations autour d’un enjeu essentiel : le vieillissement des personnes en situation de précarité.
La pauvreté en milieu rural demeure trop souvent invisible et insuffisamment documentée, alors même qu’elle concerne des territoires qui représentent 88 % du territoire national et près d'un tiers de la population. Isolement, difficultés d’accès aux services publics, à la mobilité, à l’emploi ou aux soins : cette précarité se traduit par des freins structurels spécifiques et un risque accru de non-recours aux droits, accentuant les fractures territoriales et sociales. C’est dans cette perspective que la Délégation interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté (DIPLP) publie un livret Pauvreté en milieu rural : regards croisés et pratiques inspirantes. Cet ouvrage s’inscrit dans une démarche collective visant à mieux caractériser les spécificités de la pauvreté en milieu rural et à valoriser les initiatives portées par les acteurs de terrain. Il prolonge la rencontre nationale consacrée à ce sujet, organisée en partenariat avec l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), qui a réuni élus, associations, services de l’État, acteurs économiques, chercheurs et personnes concernées autour d’un objectif commun : partager les constats, croiser les expériences et faire émerger des propositions issues des territoires.
Dans ce troisième épisode, les notions de démocratie et de repolitisation de l'alimentation sont à l'honneur. Elles sont au cœur du fonctionnement des comités citoyens qui sont l'instance collective et démocratique de décision, de gestion et de délibération des expérimentations de SSA en France. Le comité citoyen de l'Autunois Morvan, lui, s'apprête à vivre ses premiers pas.
Dans un système de santé qui peut être complexe, le médiateur en santé accompagne les personnes les
plus vulnérables afin de les aider à accéder à leurs droits, à des informations de prévention et à un
parcours de soins adapté.
Depuis maintenant 10 ans, la Fédération Addiction en partenariat avec la Fédération des Acteurs de la Solidarité Auvergne-Rhône-Alpes et l'association Addictions France, outille les professionnel.les accompagnant les personnes en situation de précarité ayant des conduites addictives au sein des structures d'accueil-hébergement-insertion et logement (AHI-L). C'est au travers de leur programme commun, financé par l'ARS AURA, que plusieurs outils ont pu être construits de manière participative avec des professionnel.les et des personnes accompagnées volontaires.
Avec le soutien de plusieurs associations dont le Comede, la réédition par les Editions de l’atelier de l’ouvrage « En finir avec les idées fausses sur les migrations » s’imposait dans un moment où les discours xénophobes trouvent de plus en plus de tribunes publiques, et où les réseaux sociaux offrent une caisse de résonance aux approximations. Il est nécessaire de revenir à une compréhension fondée sur des faits établis. Dans ce dossier de Maux d’exil, les auteurs et autrices rappellent l’importance d’un ouvrage objectif, nourri de données et de statistiques, et explorent les effets des idées reçues : des clichés qui alimentent les peurs et les tensions, mais que l’on peut déconstruire pour renouer avec un débat juste et éclairé.
La précarité explose en France, selon la Fondation pour le logement des défavorisés, qui se fonde sur les résultats d'un sondage Ipsos réalisé en octobre dernier. Les difficultés à payer le logement et la précarité énergétique touchent en particulier fortement les jeunes.
Face à la complexité des inégalités sociales de santé en Ile-de-France, cette étude montre que les associations développent des initiatives, mais souffrent d'un relatif isolement et d'un sentiment d'épuisement. L'approche révèle un paradoxe majeur : alors que les associaitons sont aux avant-postes de la lutte contre les ISS, elles peinent à faire reconnaître la valeur de leurs actions dans un système institutionnel encore trop cloisonné. Les pratiques observées dessinent pourtant les contours d'une conception plus juste de la santé : ancrée dans les territoires, centrée sur les déterminants sociaux, conconstruitre avec les publics et faisant participer tous les acteurs, patients, bénévoles, professionnels. A partir de cette enquête et des réactions livrées par les associations lors de la présentation des résultats, trois pistes d'actions concrètes se dessinent : - Diffuser et faire connaître les actions associatives existantes, l'objectif étant d'oeuvrer en commun là où des besoins persistenbt et non de reproduire l'existant ; - Agir sur le terrain auprès des structures d'exercice coodornnée ; - Enfin, les associations estiment important de construire un plaidoyer commun et adapté chacun des interlocuteurs concernés (institutionnels, professionnels de santé, associations...).
Des inégalités socio-économiques sont systématiquement observées pour tous les indicateurs étudiés. Les personnes socialement défavorisées sont systématiquement en moins bon état de santé générale, physique et mentale que les personnes socialement plus favorisées. Le tabagisme et l'insuffisance d'activité physique concernent davantage les catégories sociales défavorisées alors que le dépassement des repères de consommation d'alcool à moindre risque et la sédentarité concernent davantage les catégories sociales les plus favorisées.