Réalisé en partenariat avec l’Ifop auprès de 1 005 parents d’enfants de 0 à 17 ans, représentatifs de la population française, ce baromètre constitue un élément clé d’une première étude scientifique française consacrée aux violences dites éducatives ordinaires. Il met en lumière une réalité préoccupante : 1) Des violences encore largement présentes dans le quotidien des familles : 83% des parents déclarent avoir eu recours, au moins une fois au cours des 12 derniers mois, à des violences verbales ou psychologiques et 37% à des violences physiques. 2) Une légitimité persistante des punitions corporelles et une banalisation forte des violences psychologiques : 32% des parents pensent que les punitions psychologiques permettent d’apprendre ce qui est bien ou mal. 3) Des écarts très nets entre les hommes et les femmes : 40% des hommes estiment que certains enfants ont besoin de punitions corporelles pour apprendre à bien se comporter, contre 25% des femmes.
Veille documentaire - Jeunes
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Les conditions de vie et les trajectoires résidentielles des jeunes en France révèlent un paradoxe : l’autonomie demeure un horizon largement désiré, mais son accès est de plus en plus contraint. Selon le baromètre DJEPVA 2025, près d’un jeune sur deux (45 %) vit dans son propre logement, tandis que quatre sur dix résident encore dans la famille. Ces parcours résidentiels sont rarement linéaires, l’accès à un logement autonome se heurte à des obstacles multiples, les dépenses liées au logement pèsent lourdement sur leurs budgets.
Ce rapport, rédigé par le Dr Alexandre Caron, médecin de santé publique et directeur médical de Cemka (bureau d’étude en santé) et Laure Bezannier, consultante Santé Publique de Cemka, est le fruit d’une revue exhaustive de la littérature publiée entre 2015 et 2025. Il a été réalisé à la demande de l’OFDT, qui s’interroge sur la manière de mesurer les risques liés aux pratiques d’écrans dans ses enquêtes chez les adolescents et les jeunes adultes. Avant tout, le rapport souligne les limites de l’outil de mesure historiquement employé : le fameux 'temps d’écran'. Prenant en compte de nouveaux critères liés au contexte et au contenu, il fait le bilan des conséquences sur la santé des jeunes et propose des pistes pour les protéger des effets parfois délétères (mais pas uniquement) des écrans. [Résumé d'éditeur]
L’enquête Contexte des sexualités en France (CSF-2023) fournit des données sur la fréquence des séances reçues selon les cycles et sur les éléments de contenu abordés. Au total, 2 086 personnes ont été interrogées sur ces deux sujets. Ces données montrent que la majorité des 18-29 ans a bénéficié d’au moins une séance d’éducation à la sexualité au cours de sa scolarité, principalement durant le collège. Les sujets les plus souvent abordés sont ceux relatifs aux risques, mais les thématiques relationnelles sont de plus en plus présentes dans les séances au fil du temps. Chez les femmes, un lien est identifiable entre le fait d’avoir eu ces séances au cours de la vie et de déclarer avoir eu son premier rapport sexuel au moment adéquat. Des efforts restent cependant nécessaires pour développer le suivi qualitatif et soutenir le développement des contenus relatifs au plaisir et au désir dans les séances.
S'opposant à l'approche visant à promouvoir des "habiletés parentales" à partir d'un socle de connaissances scientifiques, le Conseil de l’enfance et de l’adolescence du HCFEA appelle à définir une "offre socle de services" afin de répondre aux besoins des familles dans un cadre non lucratif, public et associatif. "Respecter les familles ne signifie pas refuser la connaissance", a réagi la ministre des Familles, alors que le gouvernement travaille actuellement à clarifier sa politique de soutien à la parentalité.
Inégalités, pression scolaire, marchandisation des appuis à la parentalité, recul de la présence des enfants dans la société… Sur la base d’un ensemble de constats concernant les conditions et les enjeux de l’exercice de la parentalité aujourd’hui, le Conseil de l’enfance propose 20 mesures qui visent aider les parents à aider les enfants à grandir autour de six axes : 1. égalité entre les parents ; 2. accès aux droits, prestations et services ; 3. déclore, ouvrir : la place des enfants et des parents dans la société ; 4. appuyer l’exercice parental et sa reconnaissance ; 5. repenser les temps des enfants et des parents ; 6. soutenir les associations et les projets locaux qui contribuent à ces objectifs.
Ce jeu de données, accompagné d’une datavisualisation, apporte un éclairage sur les hospitalisations en lien avec un geste auto infligé : c’est-à-dire une tentative de suicide ou une automutilation non suicidaire (scarifications, brûlures, coups contre un mur, etc.). Les données sont présentées par âge, sexe, taux ou effectifs et types d’hospitalisation (somatique ou psychiatrique) sur la période 2012-2025.
Ce numéro d’Édurevue vise ainsi à analyser les contextes particuliers dans lesquels s’inscrivent les trajectoires scolaires des jeunes des espaces ruraux, pour qui l’éloignement géographique des grands centres urbains vient amplifier les effets de leurs origines sociales moins favorisées.
La couverture vaccinale des adolescents en France est insuffisante, qu’il s’agisse des rattrapages des vaccins de l’enfance ou des vaccinations recommandées dans cette tranche d’âge. Une étude qualitative, reposant sur des entretiens individuels semi-directifs, a été menée auprès d’un échantillon de 30 médecins généralistes de l’Hexagone ayant une patientèle d’adolescents, afin de comprendre les freins à la proposition vaccinale dans cette tranche d’âge et d’identifier des pistes d’amélioration.
L’objectif de cette étude est de caractériser la population des enfants et jeunes adultes exilés venus consulter au Comité pour la santé des exilés (Comede). Elle vise à mesurer et décrire les troubles psychiques diagnostiqués chez ces patients et à identifier les facteurs associés à ces psychopathologies.
Cette enquête du Groupe VYV et de la CNIL a été menée dans quatre pays européens : près de 9 jeunes sur 10 utilisent une IA conversationnelle en France et près d’un sur deux y évoque des sujets personnels. Ces outils s’imposent comme des interlocuteurs en matière de santé mentale — non sans risques pour leur bien-être et leurs données.
Cette infographie résume une étude IPSOS BVA ^pour le Groupe VYV et la CNIL datant de janvier 2026, ayant pour objet l'impact des IA conversationnelles sur la santé mentale et la vie privée des jeunes européens.