Cette étude, portée par Trajectoire Ressources en partenariat avec la DREETS de Bourgogne-Franche-Comté, vise à interroger le croisement de la politique publique d’Égalité Femmes-Hommes (EFH) avec la politique de la ville. Son caractère exploratoire permet une première approche du sujet, certainement encore lacunaire, qui cependant offre un accès rapide et facilité à des informations ciblées sur ce sujet. Elle s’appuie sur différentes sources bibliographiques, qui donnent des points de repères généraux en matière d’EFH et spécifiques aux QPV lorsque les données existent, croisées avec le regard d’acteurs·rices de terrain recueilli lors d’un entretien collectif. Ainsi, dès que cela a été possible, des comparaisons, notamment statistiques, sont faites entre les données nationales et celles propres aux QPV. Cette démarche cherche à offrir un focus sur ces territoires relevant de la géographie prioritaire, objet de la première partie de ce rapport.
Veille documentaire - Personnes en situation de précarité
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Le taux de suroccupation dans les prisons et les maisons d’arrêt, où sont détenues les personnes condamnées à de courtes peines ou en attente de jugement, était de 141,6 % au 1ᵉʳ août.
Il a longtemps été considéré – de manière réductrice – que l’action humanitaire avait vocation à soigner les maux physiques des populations de pays étrangers en proie à une crise d’origine politique (conflit) ou naturelle (catastrophe), et que l’action sociale avait pour objectif de pallier les dysfonctionnements d’origine sanitaire, juridique ou économique à l’œuvre dans l’espace « domestique » d’un pays donné. Cette distinction est-elle pertinente et, surtout, conforme à la réalité et aux besoins qui se font de plus en plus ressentir dans les pays dits développés ?
Plus de 2.300 enfants ont dormi dehors dans la nuit du 18 au 19 août 2026 faute de solution d'hébergement, selon le dernier baromètre Unicef France-FAS. Alors que la hausse de cet indicateur est de 42% par rapport à 2022, les associations dénoncent la promesse gouvernementale non tenue d'éradiquer le sans-abrisme des enfants et appellent les futurs candidats à l'élection présidentielle à faire de ce sujet la "priorité absolue des politiques du logement et de l’hébergement".
La littératie en santé est l'un des concepts les plus influents de la promotion de la santé contemporaine. Cependant, son succès a engendré un biais explicatif. Plus précisément, les problèmes complexes de communication, de participation et d'engagement sont souvent réduits à de simples déficits de littératie en santé individuelle, tandis que les explications relationnelles, organisationnelles et structurelles sont reléguées au second plan. Cet article conceptualise ce schéma explicatif récurrent comme un « réductionnisme de la littératie en santé », soit la tendance à interpréter préférentiellement les problèmes complexes de communication et de promotion de la santé comme un manque de littératie en santé individuelle chez les patients ou le grand public. En nous appuyant sur ce concept et en le distinguant des débats critiques connexes, tels que le cadrage par déficit, la culpabilisation des victimes, la stigmatisation, l'injustice épistémique, les approches structurelles et la médicalisation, nous soutenons que le réductionnisme de la littératie en santé fonctionne comme une logique explicative transversale susceptible de faciliter la reproduction de chacun de ces phénomènes. Nous présentons un spectre permettant de distinguer les explications valides en matière de littératie en santé des excès réductionnistes, ainsi que des questions diagnostiques pour les identifier. Quatre codes analytiques préliminaires (attribution du déficit, incompréhension présumée, alternatives omises et invisibilisation du modèle) ont été proposés et appliqués à la littérature publiée sur l'observance thérapeutique, le silence clinique, la prise de décision partagée et l'hésitation vaccinale. Cette étude a mis en lumière les implications pour la recherche, la promotion de la santé, la pratique clinique et l'organisation des établissements de soins.
Des plateformes, comme Too Good To Go, mettent en relation consommateurs et commerçants ou artisans qui vendent des produits non écoulés à prix réduit. Mais ce dernier n’est pas le seul critère qui entre en ligne compte dans l’achat.
Cet article propose un état des lieux des connaissances sur les inégalités sociales de santé liées à l’alimentation en France. Il aborde l’insécurité alimentaire, les déterminants sociaux et économiques des pratiques alimentaires des ménages modestes, ainsi que leurs conséquences nutritionnelles. Le constat important est qu’il est plus difficile d’adopter une alimentation à la fois saine et durable lorsque le budget alimentaire est contraint. Sans viser une analyse des évolutions nécessaires des politiques nutritionnelles, sociales ou environnementales (débat essentiel mais dépassant le cadre de cet article), notre objectif est de fournir aux professionnels de santé et de l’action sociale des repères pour mieux comprendre à la fois les contraintes structurelles auxquelles font face les personnes à faibles revenus et les stratégies qu’elles déploient au quotidien. En rendant visibles ces obstacles et ces marges de manœuvre, l’article vise à favoriser une adaptation des discours et des messages, afin de mieux accompagner ces publics. Nous identifions quatre stratégies complémentaires permettant de tendre vers des approvisionnements alimentaires plus sains et plus durables avec un petit budget : (i) maîtriser les quantités, (ii) éviter les aliments chers dans leur catégorie, (iii) acheter à faible prix un aliment donné et (iv) rééquilibrer les régimes en végétalisant de manière adéquate. Ces stratégies, déjà largement mises en œuvre dans les foyers modestes, sont analysées à l’aune de leurs bénéfices mais aussi des risques potentiels qu’elles comportent.
Lors de ses vœux du 31 décembre 2017, Emmanuel Macron déclarait vouloir « apporter un toit à toutes celles et ceux qui sont sans abri ». En 2022, son gouvernement renouvelait cet engagement avec l’objectif de « zéro enfant à la rue ».
Depuis, année après année, la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) et l’UNICEF France documentent une réalité inverse : le nombre d’enfants sans solution d’hébergement ou de logement ne cesse d’augmenter. À la veille de la rentrée scolaire 2026, au moins 2 355 enfants, dont 514 de moins de 3 ans, sont restés sans solution après un appel au 115. Cela représente une hausse de 9 % par rapport à 2025 et de 42 % depuis 2022.
Le Secours Catholique et Actions contre la Faim ont développé un guide pédagogique et un film documentaire pour faire émerger débat et propositions avec les personnes concernées sur l'environnement alimentaire.
Ce document rassemble, résume et met à portée de main une sélection de ressources récentes sur la santé des femmes précaires — un sujet dispersé entre santé, social, hébergement et droits. Il fait gagner un temps de veille considérable : chaque notice indique en quelques lignes ce qu'apporte la ressource et où la trouver. Il sert de point d'entrée pour monter une action, argumenter un projet ou nourrir une formation, sans avoir à explorer soi-même des dizaines de rapports. Sa valeur est celle d'un outil d'orientation, pas d'un mode d'emploi clé en main.
La FAS publie une version réactualisée du guide pratique de l’accueil et de l’accompagnement des personnes sortant de prison ou sous main de justice. Cette troisième édition est un outil pratique, apportant des réponses concrètes aux questions que peuvent se poser les personnes placées sous main de justice et les professionnel∙le∙s à leur contact, acteurs publics du monde judiciaire comme intervenant∙e∙s sociales∙aux du secteur social et médico-social, qu’elles et ils soient spécialisé∙e∙s ou non dans l’accueil et l’accompagnement du public sous main de justice ou sortant de détention.
Chaque semaine le Conseil départemental présente le portrait d'une Nivernaise ou d'un Nivernais, cette semaine celui de Kathleen Herlemann