Entre 2017 et 2023, les taux d’hospitalisation à la suite d’un geste auto-infligé ont progressé chez les femmes et filles de 10 à 14 ans (+ 70 %), de 15 à 19 ans (+ 46 %) et de 20 à 24 ans (+ 54 %), selon l’Observatoire national du suicide.
Veille documentaire - Santé mentale
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Alors que la santé mentale est érigée grande cause nationale, un colloque consacré à la prévention du suicide s’est tenu ce mardi 11 février 2025, à Besançon. Une initiative de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté, de Promotion Santé, des VigilanS (prévention de la récidive) et du « 3114 », numéro national de prévention du suicide.
Les familles qui se trouvent en situation de vulnérabilité psychosociale sont celles qui cumulent diverses précarités (économique, matérielle, éducative, relationnelle, affective). Leur contexte de vie et le stress qu’il génère peuvent entraver la relation parent-enfant et le développement de l’enfant. En Belgique francophone, les services d’accompagnement périnatal (SAP) proposent à ces familles un dispositif d’intervention précoce et préventive. Les SAP mettent en place une aide à domicile dès la grossesse en relation avec le réseau psycho-médico-juridico-social local. Une étude a été menée auprès de vingt et une mères afin d’investiguer leurs représentations du SAP et leur degré de satisfaction par rapport à celui-ci, dans la mesure où l’implication des bénéficiaires conditionne fortement les résultats de ce type de programme. L’analyse qualitative des entretiens semi-directifs rend compte des spécificités du lien des mères aux intervenants du SAP, des aides apportées par ce service et des difficultés qu’elles ont rencontrées. La mortalité expérimentale rend compte de la difficulté à atteindre le public-cible. L’étude permet de proposer des pistes cliniques et de réflexion quant à leur prise en charge et cela dans une visée préventive et de soins des liens mère-bébé.
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie le sixième rapport de l’Observatoire national du suicide. Ce rapport synthétise les grandes tendances des conduites suicidaires en France ainsi que leurs facteurs structurants, tout en soulignant les apports et limites de chaque indicateur. Ces résultats contribuent à éclairer la réflexion sur les mesures de prévention.
Selon le baromètre de l'Ifop sur la solitude en France, 40 % des 18-24 ans souffrent de solitude. Ce fléau silencieux a des conséquences sur la santé mentale : anxiété, angoisse, baisse de l'estime de soi...
A la veille de la journée mondiale des solitudes (23 janvier), la Fondation de France publie la 14e édition de son étude annuelle sur les solitudes en France, menée en collaboration avec une équipe de recherche (Cerlis et Audencia) et le Crédoc. Cette édition confirme l’ampleur de la solitude dans le pays : en 2024, 12 % de Français se trouvent en situation d’isolement relationnel, à savoir qu’ils n’ont aucun réseau de sociabilité. Le sentiment de solitude quant à lui continue d’augmenter puisqu’il touche 1 personne sur 4 et ce chiffre atteint un pic notable chez les jeunes actifs âgés de 25 à 39 ans : plus d’1 sur 3 se sent particulièrement seul, soit deux fois plus que les 60-69 ans. Cette édition propose un focus qualitatif sur le temps des solitudes, pour mieux comprendre les liens entre périodes de la vie ou de l’année et isolement social.
Alors que la santé mentale est désormais érigée Grande cause nationale pour l’année 2025, le Comité Consultatif National d'Éthique pour les sciences de la vie et de la santé (C.C.N.E.) publie aujourd’hui son Avis 147 : « Enjeux éthiques relatifs à la crise de la psychiatrie : une alerte du C.C.N.E. ». Ce rapport met en lumière l’urgence de répondre à une crise de la psychiatrie d’une ampleur inédite, et souligne les enjeux éthiques, sociaux et humains fondamentaux liés à la prise en charge des troubles psychiatriques, qui concernent un peu plus de 13 millions de français. Malgré une prise de conscience croissante de son importance, le secteur psychiatrique demeure fragile. La psychiatrie qui constitue un pilier essentiel de la prise en charge clinique des souffrances psychiques les plus complexes, est confrontée à des défis majeurs : conditions d’accès dégradées, pénurie de moyens, inégalités territoriales marquées. Cette situation engendre de graves répercussions, tant pour les patients que pour leurs familles, et plus largement pour la société dans son ensemble.
Date limite de dépôt de dossier : 30 avril 2025 (FNASS) et 7 avril 2025 (FNPEIS). L’Assurance Maladie du Doubs annonce le lancement des appels à projets 2025 destinés à encourager les initiatives locales visant à améliorer et à préserver la santé des usagers du département.
Date limite de dépôt de dossier : 30 avril 2025. L’Assurance Maladie du Doubs annonce le lancement des appels à projets 2025 destinés à encourager les initiatives locales visant à améliorer et à préserver la santé des usagers du département. Pour 2025, les thématiques retenues seront les suivantes : 1) la santé mentale ; 2) Les aides aux personnes souffrant de pathologies lourdes et les personnes en situation de handicap, ainsi que leur proches aidants ; 3) Le sport-santé ; 4) l’accompagnement vers l’emploi des personnes en situation de fragilité de santé ou situation de handicap.
La santé mentale des enfants et des adolescents continue de se dégrader en France. Cette majoration des détresses psychiques et du mal-être des enfants et adolescents n'est pas une fatalité et les réponses à leur apporter sont multiples.
Comment leur offrir une prise en charge adaptée et un meilleur accès à l'accompagnement psychothérapeutique, éducatif et social, recommandé en première intention par les autorités de santé en France comme à l'international ? Comment mieux prévenir et réduire les facteurs sociaux et environnementaux de la souffrance psychique des enfants, tout en garantissant leur épanouissement et le respect de leurs droits ?
Dans ce nouveau rapport, le conseil de l'enfance et de l'adolescence du HCFEA prolonge ses travaux sur le sujet, déjà abordé en particulier dans le rapport : « La traversée adolescente des années collège » publié en 2021, le rapport 2023 « Quand les enfants vont mal, comment les aider » et le séminaire public qui l'a suivi, et la publication en 2024 d'un avis qui a renouvelé l'alerte.
Les technologies numériques sont en train de remodeler nos vies, entraînant des effets significatifs sur notre bien-être, aussi bien au niveau personnel que sociétal. Alors que ces technologies sont de plus en plus intégrées dans notre vie quotidienne, il est crucial de sensibiliser à leurs répercussions positives et négatives, qui sont passées en revue dans le présent document. Si les innovations telles que l'intelligence artificielle dans les soins de santé et les dispositifs d'assistance renforcent l'autonomie des individus et améliorent l'accès aux services médicaux, elles présentent également des risques tels que les problèmes de santé mentale, la désinformation et les atteintes à la vie privée. La sensibilisation aux risques associés à la technologie numérique aide les individus à prendre des décisions plus éclairées et plus sûres. Dans le même temps, l'autonomisation va au-delà de la simple sensibilisation ; elle implique de donner aux utilisateurs le contrôle de leurs expériences numériques, en les dotant des compétences nécessaires pour mettre la technologie au service de l'éducation, de l'emploi et de l'épanouissement personnel. Enfin, une utilisation responsable du numérique est essentielle pour protéger la confidentialité des données, soutenir les valeurs démocratiques et respecter les normes éthiques. Si les technologies numériques ont le pouvoir d'uniformiser les règles du jeu, elles peuvent aussi aggraver les inégalités existantes si l'accès et les compétences sont inégalement répartis. Il est tout aussi important de combler la fracture numérique par des solutions inclusives adaptées. Il est donc essentiel de comprendre la relation entre l'utilisation des technologies et le bien-être, mais des recherches plus approfondies sont nécessaires pour saisir pleinement cette dynamique.
Ce document présente les résultats d'une étude transversale menée auprès du personnel travaillant dans les établissements d'enseignement public québécois au niveau préscolaire, primaire et secondaire portant sur l'état de santé mentale ainsi que sur l'exposition aux risques psychosociaux du travail. Les risques psychosociaux du travail sont définis comme des facteurs liés à l'organisation du travail, aux pratiques de gestion, aux conditions d'emploi et aux relations sociales et qui augmentent la probabilité d'engendrer des effets néfastes sur la santé des personnes exposées.