Le sentiment de solitude était largement répandu en 2025, et encore davantage dans les grandes agglomérations. Mais l’isolement relationnel concerne davantage les habitants des communes rurales, du fait du manque d’équipements, de services et de solutions de mobilité. Dans sa dernière étude sur les solitudes, la Fondation de France suggère de tenir compte de ces spécificités territoriales pour lutter à la fois contre l’isolement et la solitude.
Veille documentaire - Santé mentale
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Parce que la santé mentale concerne chacun d’entre nous, l’événement propose d’aborder ce sujet essentiel de manière vivante et interactive. À travers le théâtre forum, les participants seront invités à devenir spect-acteurs : observer, analyser, puis monter sur scène s’ils le souhaitent pour transformer les situations présentées.
Alors que rien ne le prédestinait à débarrasser des appartements totalement encombrés, Charles Hanne est devenu nettoyeur de l'extrême. Une activité encore méconnue qui permet d'apporter de l'aide à des personnes qui ne parviennent plus à jeter. Un trouble du comportement, mieux connu sous le nom de syndrome de Diogène.
Depuis septembre 2024, le centre hospitalier La Chartreuse de Dijon (Côte-d'Or) accueille au sein d'un pôle dédié des personnes qui présentent un trouble borderline. Il s'agit de l'une des seules unités proposant une prise en charge précoce en France.
Nightline France publie un livret de plaidoyer stratégique pour faire de la santé mentale un pilier des politiques locales.
Cette nouvelle édition de l’étude Solitudes met l’accent sur les liens de proximité à partir d’une pluralité de méthodes, quantitatives et qualitatives, et d’échelles d’observation. Une enquête statistique conduite par le Crédoc en juillet 2025 a permis d’interroger plus de 3 000 personnes résidant en France. En parallèle, une enquête ethnographique a été menée par une équipe de recherche en sociologie et en anthropologie auprès de personnes seules ou isolées, accompagnées ou non par des structures associatives, ainsi qu’auprès d’acteurs et d’actrices engagés sur le terrain. L’enquête couvre ainsi trois grandes catégories de personnes : la population générale, les professionnels et bénévoles associatifs investis dans la lutte contre l’isolement, et les personnes directement exposées à la solitude ou à l’isolement. Le terrain ethnographique s’est déroulé sur le territoire français, en milieu rural, urbain et périurbain, dans les régions Île-de-France, Grand Est et Normandie. L’ensemble des résultats présentés repose sur une analyse croisée de ces différentes approches
Santé publique France publie aujourd'hui de nouveaux résultats d’Enabee, première enquête épidémiologique nationale sur le bien-être et la santé mentale des enfants scolarisés en maternelle ou en élémentaire en France hexagonale. L’objectif de cette publication, portant sur les enfants scolarisés en élémentaire uniquement, est de décrire les facteurs de vulnérabilité des enfants impliqués dans différentes situations de type harcèlement.
En réponse aux enjeux d’anxiété vécus par les jeunes, une multiplication des programmes de promotion de la santé mentale et de prévention universelle de l’anxiété a été observée au cours des dernières années, notamment en milieu scolaire. Si ces programmes sont associés à des retombées encourageantes, nous en savons encore peu sur l’implantation de tels programmes en milieu scolaire. Cet article vise à documenter les facteurs qui facilitent et freinent l’implantation d’un programme visant la prévention universelle de l’anxiété dans les écoles secondaires du Québec. Il souhaite ainsi outiller les concepteurs de programmes similaires de prévention universelle afin qu’ils misent sur les facilitateurs et en anticipent les freins potentiels pour augmenter leur portée. Cette étude s’inscrit dans une démarche d’évaluation d’implantation réalisée de 2020 à 2023. Les données ont été colligées par l’entremise d’un protocole multiméthodes comprenant 1) un questionnaire rempli par les élèves (N = 1728) ; 2) un questionnaire rempli par les parents (N = 141) ; 3) un bilan d’implantation réalisé auprès des comités d’implantation de chacune des écoles participantes (N = 80) ; 4) un journal de bord rempli par les personnes animatrices (N = 185) et 5) des entrevues individuelles semi-dirigées avec des membres du comité stratégique d’implantation interrégional (N = 7). Des analyses inductives ont été réalisées à l’aide du logiciel NVivo12. Les thèmes ont par la suite été organisés de manière déductive selon les dimensions (catégories de facteurs) du Consolidated framework for implementation research (CFIR). Les résultats de notre étude permettent particulièrement de documenter les différents facteurs du CFIR qui facilitent ou freinent l’implantation d’un tel programme en milieu scolaire. Enfin, notre étude permet de mettre en lumière l’importance de mobiliser des cadres de référence issus de la science d’implantation pour concevoir, implanter et évaluer les programmes de promotion de la santé mentale déployés dans les milieux scolaires.
Nightline France publie un livret de plaidoyer stratégique pour faire de la santé mentale un pilier des politiques locales.
En 2024, les missions locales d’Occitanie ont mandaté l’Observatoire régional pour étudier la place de la santé des jeunes dans leur parcours vers l’emploi. Cette enquête répond notamment à la dégradation de la santé mentale des jeunes depuis la crise de la Covid-19. Bien que le rapport présente l’ensemble des actions « santé », il se concentre principalement sur la santé mentale, fortement observée sur le terrain.
Selon les parents et les enseignants, 16,4 % [15,4 ; 17,4] des enfants de niveau élémentaire étaient victimes probables de harcèlement (victimation), 17,9 % [16,8 ; 19,1] présentaient de l'agressivité, et 6,1 % [5,5 ; 6,8] cumulaient à la fois victimation et agressivité ; Les enfants victimes probables de harcèlement et ceux présentant un comportement agressif avaient plus fréquemment au moins un trouble probable de santé mentale dans le domaine émotionnel, oppositionnel ou inattention/hyperactivité ; parmi ceux qui cumulaient victimation et agressivité, 40,9 % [36,1 ; 45,8] présentaient au moins un de ces troubles ;Des facteurs de vulnérabilité aux situations de victimation et aux comportements agressifs sont identifiés parmi les caractéristiques individuelles (troubles des apprentissages, besoins éducatifs particuliers, prématurité, corpulence et compétences prosociales) et familiales (niveau d'étude, perception des finances du ménage, dépression ou anxiété du parent, soutien social perçu) ; les différences observées selon les caractéristiques de l'environnement scolaire (secteur de l'école ; niveau de désavantage social de la commune) s'expliquent par ces facteurs individuels et familiaux.
À l’occasion de la publication des résultats de la chaire « Covid-19 et éducation », financée par le Conseil régional d’Île-de-France, l’Ined met en lumière les effets durables de la crise sanitaire sur les trajectoires éducatives et professionnelles des jeunes.