Santé publique France publie aujourd'hui de nouveaux résultats d’Enabee, première enquête épidémiologique nationale sur le bien-être et la santé mentale des enfants scolarisés en maternelle ou en élémentaire en France hexagonale. L’objectif de cette publication, portant sur les enfants scolarisés en élémentaire uniquement, est de décrire les facteurs de vulnérabilité des enfants impliqués dans différentes situations de type harcèlement.
Veille documentaire - Santé mentale
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En réponse aux enjeux d’anxiété vécus par les jeunes, une multiplication des programmes de promotion de la santé mentale et de prévention universelle de l’anxiété a été observée au cours des dernières années, notamment en milieu scolaire. Si ces programmes sont associés à des retombées encourageantes, nous en savons encore peu sur l’implantation de tels programmes en milieu scolaire. Cet article vise à documenter les facteurs qui facilitent et freinent l’implantation d’un programme visant la prévention universelle de l’anxiété dans les écoles secondaires du Québec. Il souhaite ainsi outiller les concepteurs de programmes similaires de prévention universelle afin qu’ils misent sur les facilitateurs et en anticipent les freins potentiels pour augmenter leur portée. Cette étude s’inscrit dans une démarche d’évaluation d’implantation réalisée de 2020 à 2023. Les données ont été colligées par l’entremise d’un protocole multiméthodes comprenant 1) un questionnaire rempli par les élèves (N = 1728) ; 2) un questionnaire rempli par les parents (N = 141) ; 3) un bilan d’implantation réalisé auprès des comités d’implantation de chacune des écoles participantes (N = 80) ; 4) un journal de bord rempli par les personnes animatrices (N = 185) et 5) des entrevues individuelles semi-dirigées avec des membres du comité stratégique d’implantation interrégional (N = 7). Des analyses inductives ont été réalisées à l’aide du logiciel NVivo12. Les thèmes ont par la suite été organisés de manière déductive selon les dimensions (catégories de facteurs) du Consolidated framework for implementation research (CFIR). Les résultats de notre étude permettent particulièrement de documenter les différents facteurs du CFIR qui facilitent ou freinent l’implantation d’un tel programme en milieu scolaire. Enfin, notre étude permet de mettre en lumière l’importance de mobiliser des cadres de référence issus de la science d’implantation pour concevoir, implanter et évaluer les programmes de promotion de la santé mentale déployés dans les milieux scolaires.
Nightline France publie un livret de plaidoyer stratégique pour faire de la santé mentale un pilier des politiques locales.
En 2024, les missions locales d’Occitanie ont mandaté l’Observatoire régional pour étudier la place de la santé des jeunes dans leur parcours vers l’emploi. Cette enquête répond notamment à la dégradation de la santé mentale des jeunes depuis la crise de la Covid-19. Bien que le rapport présente l’ensemble des actions « santé », il se concentre principalement sur la santé mentale, fortement observée sur le terrain.
Selon les parents et les enseignants, 16,4 % [15,4 ; 17,4] des enfants de niveau élémentaire étaient victimes probables de harcèlement (victimation), 17,9 % [16,8 ; 19,1] présentaient de l'agressivité, et 6,1 % [5,5 ; 6,8] cumulaient à la fois victimation et agressivité ; Les enfants victimes probables de harcèlement et ceux présentant un comportement agressif avaient plus fréquemment au moins un trouble probable de santé mentale dans le domaine émotionnel, oppositionnel ou inattention/hyperactivité ; parmi ceux qui cumulaient victimation et agressivité, 40,9 % [36,1 ; 45,8] présentaient au moins un de ces troubles ;Des facteurs de vulnérabilité aux situations de victimation et aux comportements agressifs sont identifiés parmi les caractéristiques individuelles (troubles des apprentissages, besoins éducatifs particuliers, prématurité, corpulence et compétences prosociales) et familiales (niveau d'étude, perception des finances du ménage, dépression ou anxiété du parent, soutien social perçu) ; les différences observées selon les caractéristiques de l'environnement scolaire (secteur de l'école ; niveau de désavantage social de la commune) s'expliquent par ces facteurs individuels et familiaux.
À l’occasion de la publication des résultats de la chaire « Covid-19 et éducation », financée par le Conseil régional d’Île-de-France, l’Ined met en lumière les effets durables de la crise sanitaire sur les trajectoires éducatives et professionnelles des jeunes.
Cette publication intervient dans un contexte de forte évolution de la filière. Le nombre d’étudiants en odontologie a significativement augmenté ces dernières années, avec l’ouverture de six nouveaux lieux de formation et l’augmentation globale du nombre étudiant, transformant les parcours de formation et les conditions d’études sur le territoire. Si ces évolutions répondent à des enjeux majeurs de santé publique, elles posent également la question de l’accompagnement humain et pédagogique des étudiants.
L’Abaque de la folie Psycom est inspiré de l’Abaque de Régnier® . Utilisé en groupe, il permet de faire émerger les représentations sociales des individus sur un sujet et d’en débattre.
Dans un premier temps, l’intention est d’aider les personnes à prendre conscience de leurs représentations en leur demandant de se positionner sur des affirmations en cochant : « D’accord » ou « Pas d’accord ». Ces prises de position tranchées permettent aux personnes de se confronter à leurs propres opinions et de les mesurer. Concrètement, elles sont invitées à remplir individuellement une grille d’affirmations, sans montrer leurs réponses aux autres membres du groupe.
Dans un second temps, il ne s’agit pas d’engager un débat sur ces opinions (les personnes n’ont pas à se justifier de leur prise de position), mais d’échanger autour de la subjectivité de ces opinions : « Pensez-vous avoir coché les mêmes réponses que les autres personnes autour de vous ? », « L’exercice vous a-t-il paru difficile à réaliser ? Si oui, pourquoi selon vous n’est-il pas simple d’avoir un avis tranché sur ces affirmations ? », « Pensez-vous remplir ces cases de la même façon dans 6 mois ? Qu’est-ce qui pourrait faire évoluer votre opinion ? », etc. L’enjeu est donc de faire prendre conscience aux personnes de la construction des représentations sociales, de leurs fonctions et de leurs limites.
Cet exercice être utilisé pour débuter un temps de réflexion sur la stigmatisation dans le champ de la santé mentale et de la psychiatrie.
L’école est un milieu de vie d’importance. Les apprentissages qui y sont faits, les ressources qui y sont fournies, ainsi qu’un environnement social inclusif et sécurisant contribuent à promouvoir la santé mentale des élèves. Le soutien social à l’école (c.-à-d., la qualité des relations interpersonnelles) et la participation des élèves à la vie scolaire sont des déterminants de l’environnement social importants pour la santé mentale. L’objectif de cette synthèse des connaissances est de décrire les interventions visant le soutien social à l’école ou la participation à la vie scolaire, ainsi que leurs effets sur la santé mentale des élèves de 5 à 17 ans.
Une nouvelle recherche établit pour la première fois un lien de causalité direct entre l'isolement social et une accélération du déclin de la fonction cognitive chez les personnes âgées. L'étude, menée par l'Université de St Andrews et ses collaborateurs, démontre que cet effet est indépendant du sentiment subjectif de solitude. En analysant plus de 137 000 tests cognitifs provenant de plus de 30 000 adultes sur une période de 14 ans (2004-2018), les chercheurs ont constaté qu'une réduction du contact social prédisait de manière constante un déclin cognitif plus rapide.
A la veille de la journée mondiale des solitudes (23 janvier), la Fondation de France publie la 14e édition de son étude annuelle sur les solitudes en France, menée en collaboration avec une équipe de recherche (Cerlis et Audencia) et le Crédoc. Cette édition confirme l’ampleur de la solitude dans le pays : en 2024, 12 % de Français se trouvent en situation d’isolement relationnel, à savoir qu’ils n’ont aucun réseau de sociabilité. Le sentiment de solitude quant à lui continue d’augmenter puisqu’il touche 1 personne sur 4 et ce chiffre atteint un pic notable chez les jeunes actifs âgés de 25 à 39 ans : plus d’1 sur 3 se sent
particulièrement seul, soit deux fois plus que les 60-69 ans. Cette édition propose un focus qualitatif sur le temps des solitudes, pour mieux comprendre les liens entre périodes de la vie ou de l’année et isolement social.
Troubles anxiodépressifs et pensées suicidaires, cyberharcèlement, image de soi dégradée, consommation d’alcool, de cannabis et autres substances psychoactives… les réseaux sociaux exploitent les vulnérabilités des jeunes et contribuent ainsi à amplifier certains troubles dont ces derniers sont victimes.
C’est ce que conclut un rapport d’envergure de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) qui décortique les mécanismes d’action de ces outils numériques paramétrés pour cibler à des fins mercantiles les spécificités mais aussi les fragilités liées à l’adolescence.