L’usage de produits psychoactifs en contexte sexuel est pris en compte par les politiques de santé quasi exclusivement sous l’angle de la pratique du chemsex, qui renvoie à une forme spécifique d’usage de produits chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH). Des études récentes appellent à documenter l’ampleur et la diversité des pratiques de consommation de produits psychoactifs en contexte sexuel dans la population générale, afin d’élaborer des politiques de santé adaptées à chaque public. L’objectif de cet article est précisément de proposer une mesure de ces pratiques et de cartographier leur diversité à travers des indicateurs de prévalence.
Veille documentaire - Addiction
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Le dispositif ESPER pour « Les entreprises et les services publics s’engagent résolument » a été lancée par la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et conduites addictives (MILDECA) en 2021. Son objectif : créer une démarche collective de prévention des conduites addictives en milieu professionnel, en mobilisant directement les employeurs — entreprises, administrations, collectivités, associations — autour d’une charte d’engagement. Rencontre avec Nicolas Prisse, président de la MILDECA, pour faire le point sur la mise en place, l'appropriation et les perspectives de ce dispositif.
Les recherches menées par Gladys Lutz Nale explorent un sujet encore souvent tabou : les liens entre travail et consommations de substances psychoactives. Avec PREVDROG-Pro 2, la chercheuse prolonge cette réflexion en s’intéressant non seulement aux usages de produits dans le monde professionnel, mais aussi à ce qu’ils révèlent des organisations du travail contemporaines. Pourquoi certains actifs ont-ils recours à l’alcool, aux médicaments psychotropes, à la cocaïne pour « tenir » au travail ? Quelles fonctions individuelles, sociales ou organisationnelles remplissent ces consommations ? Et pourquoi les politiques de prévention restent-elles encore centrées sur le risque, la pathologie et les interdits, au détriment d’une analyse des conditions de travail elles-mêmes ?
Vingt mille fumeurs ou ex-fumeurs, identifiés par leur médecin ou volontaires, vont pouvoir bénéficier d’un scanner à faible dose remboursé à 100 % par l’Assurance-maladie.
En adoptant une interdiction totale du tabac pour les générations nées après 2009, le Royaume-Uni fait un pari inédit. Mais derrière cette mesure emblématique, c’est toute une stratégie de santé publique qui est à l’œuvre… et qui rappelle que l’interdiction seule ne suffit pas à répondre aux enjeux des addictions.
Ils ont des années de consommation derrière eux, ont multiplié les cures avant de venir « consolider » leur sevrage par un séjour d’un peu plus d’un an dans ce centre géré par l’association Aurore, en Seine-Saint-Denis. Témoignages de « dépendants en rétablissement ».
A Marseille, l’idée d’ouvrir une « salle de shoot » fait son chemin. Au-delà, une mission de l’inspection générale des affaires sociales est en cours sur les parcours de prise en charge en addictologie.
En France, alors que la publicité en faveur de l’alcool est strictement interdite à la télévision et au cinéma, elle est autorisée sur les plateformes numériques et les applications mobiles ne s’adressant pas à la jeunesse, et à condition qu’elle ne soit ni « intrusive » ni « interstitielle ». En France, l’exposition des mineurs au marketing en ligne ou audiovisuel de l’alcool est massive (78 % ont été exposés au cours du dernier mois), et reflète un décalage entre intention législative et évolutivité des médias numériques. Les publications des influenceurs en matière d’alcool, souvent perçues par les adolescents et les jeunes majeurs comme des interactions sociales plutôt que commerciales, sont plus remarquées par ces jeunes que la publicité « traditionnelle » et échappent largement aux contrôles réglementaires.
Si l'expérimentation de la cigarette électronique baisse parmi les collégiens, elle augmente (ainsi que l’usage quotidien) chez les lycéens, surtout chez les filles et particulièrement en lycée professionnel. Elle est aussi de plus en plus souvent consommée en complément de la cigarette classique - voire avant toute expérimentation de cette dernière.
Si l'expérimentation de la cigarette électronique baisse parmi les collégiens, elle augmente (ainsi que l’usage quotidien) chez les lycéens, surtout chez les filles et particulièrement en lycée professionnel. Elle est aussi de plus en plus souvent consommée en complément de la cigarette classique - voire avant toute expérimentation de cette dernière.
Le proto, c’est trop risqué d’en rire. Mais ce n'est pas risqué d'en parler. Les usages détournés du protoxyde d'azote présente des risques majeurs pour la santé et la vie sociale, notamment chez les jeunes. Comme les autres drogues, il est important d'en parler autour de soi et de se faire accompagner dans sa consommation.
Sous la pression des examens, certains jeunes détournent des psychostimulants destinés aux personnes atteintes d’un trouble déficitaire de l’attention. D’autres, qui bénéficient d’une prescription, en augmentent les doses pour rester concentrés, au prix de leur santé.