De nombreuses personnes en situation de précarité ou d’isolement possèdent un animal de compagnie qui constitue souvent leur seul lien affectif, social et protecteur. Or, la nécessité de soins, qu’ils soient programmés (consultations, hospitalisations) ou non programmés (urgences), peut être compromise par l’impossibilité de confier leur animal temporairement.
Veille documentaire - Personnes en situation de précarité
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Pour lutter contre une rupture du parcours de soins, la Mutualité Française Jura a créé une équipe spécialisée de soins infirmiers pour les personnes en grande précarité. L’Essip propose ses services à domicile ou au centre de santé de Lons-Le-Saunier. Elle accompagne aussi les patients dans leurs démarches administratives pour faciliter l’accès à leurs droits sociaux.
Un amendement, visant à rendre les CCAS facultatifs, a été voté en commission des lois au Sénat. Il sera examiné en séance ce mardi 23 juin. Dans cette tribune, plusieurs associations d’entraide appellent les parlementaires à rejeter cette disposition. « Présent dans les territoires depuis un siècle, le réseau des CCAS constitue la première porte d’entrée de millions de Français confrontés à la précarité », écrivent-elles.
Alors que la France vient de connaître la vague de chaleur la plus précoce de son histoire, Oxfam publie un rapport consacré aux impacts du changement climatique sur la santé, encore largement méconnus du grand public, des professionnels de santé et insuffisamment pris en compte dans les politiques publiques.
Dévoilant des données inédites, ce rapport alerte sur une véritable « double peine climatique » : les vagues de chaleur, inondations et feux de forêt augmentent les risques sanitaires tout en affaiblissant la capacité de réponse d’un système de santé déjà sous tension et fragilisé par des sous-investissements chroniques. En l’absence d’une anticipation renforcée des risques, le changement climatique aggravera les inégalités de santé déjà existantes.
L’année 2025 a marqué le vingtième anniversaire de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Cette loi pose le principe que les services publics en ligne doivent être accessibles aux personnes handicapées. L’État a mis en place, de manière progressive, un dispositif juridique et administratif très complet, avec un pilotage interministériel et des ressources spécifiques (crédits, marchés publics, appui technique aux administrations) et la publication d’un référentiel général d’amélioration de l’accessibilité (RGAA). Le rapport effectue un bilan de son application, vingt ans après, pour les services publics numériques de l’Etat.
20 ans de soutien à l'innovation sociale, au service de la lutte contre la pauvreté et les exclusions. Cette année, l’Agence nouvelle des solidarités actives capitalise en vue de construire la suite de l'aventure, en équipe et avec ses partenaires. Pour cela, un webinaire d'anniversaire est organisé ce 24 novembre 2026, de 11H à 12H30. Ce moment collectif permettra de restituer quelques enseignements forts de ce processus et des perspectives pour l'avenir.
Jardiner, c'est politique ! Lieu de résistance, de lutte et de solidarité, le jardin partagé de Villetaneuse nous le montre bien. En pleine commune populaire, il offre aux habitants « une porte de sortie » bienvenue.
La communication entre les patients et les professionnels de santé est essentielle pour assurer la qualité et la sécurité des soins. Une barrière linguistique, définie comme un obstacle auquel on se heurte face à une langue non maîtrisée, peut entraver cette communication. Cela peut engendrer notamment une moindre participation des patients aux actions de promotion de la santé et de prévention, des demandes de soins plus tardives, un accès plus difficile aux services de santé, des difficultés de compréhension et d’observance des traitements, ainsi que des erreurs diagnostiques. La présence d’une barrière linguistique est donc une situation à risque qui peut entraîner des évènements indésirables associés aux soins à toutes les étapes du parcours de soins.
La Haute autorité de santé publie ces recommandations de bonnes pratiques dans un contexte de barrière linguistique. Celle-ci, définie comme un obstacle auquel on se heurte face à une langue non maîtrisée, peut entraver cette communication. Cela peut engendrer notamment une moindre participation des patients aux actions de promotion de la santé et de prévention, des demandes de soins plus tardives, un accès plus difficile aux services de santé, des difficultés de compréhension et d’observance des traitements, ainsi que des erreurs diagnostiques.
Loin d’être de simples intermédiaires, les plateformes numériques mettent en œuvre un véritable contrôle organisationnel sur la production de services, exerçant ainsi une influence déterminante sur la santé au travail d’une main-d’œuvre pourtant juridiquement indépendante. En s’appuyant sur une enquête ethnographique menée dans deux secteurs des mobilités urbaines (transports de personnes et livraison de repas) au sein de deux métropoles (Paris et Bruxelles), cet article objective les conditions de travail résultant de l’association du management algorithmique et de l’évaluation par les clients, au sein d’une zone grise de l’emploi, entre salariat et indépendance. Ces contraintes économiques et organisationnelles exposent des travailleurs précarisés à des risques physiques et psychiques, notamment à des accidents routiers. En retour, la flexibilité de leur statut leur permet d’adopter des stratégies pour préserver leur santé, allant de simples ajustements aux contraintes à des tentatives de résistance au contrôle et à la dépendance.
De multiples enquêtes ont documenté la surreprésentation du risque suicidaire dans la population adolescente prise en charge par la Protection judiciaire de la jeunesse et l’Aide sociale à l’enfance. Cette recherche, menée entre 2023 et 2025, analyse les pratiques professionnelles de repérage, d’accompagnement et d’orientation des adolescents suicidaires dans quatre Unités éducatives d’hébergement collectif, deux Maisons d’enfants à caractère social et un dispositif expérimental habilité par l’ASE pour jeunes en rupture de placement proposant un accompagnement et un hébergement à bas seuil. L’enquête s’appuie sur une approche qualitative combinant 65 entretiens semi-directifs, des analyses d’écrits professionnels et des observations ethnographiques menés auprès d’éducateurs, psychologues et cadres des structures PJJ et ASE, ainsi que des professionnels du secteur de la santé mentale exerçant au sein d’une Maison des adolescents et d’une unité pédopsychiatrique. Les données recueillies confirment la pertinence du travail d’observation clinique mené par les professionnels des structures d’hébergement, mais révèlent des défaillances significatives dans le travail quotidien de care et l’orientation vers les dispositifs de soins en santé mentale, partiellement saturés. L’enquête met en évidence l’écart considérable entre la lucidité des professionnels quant à la souffrance des adolescents et leurs capacités d’intervention effective. [d'après résumé auteur]. Le rapport appelle à des transformations des pratiques professionnelles et des politiques publiques en émettant des recommandations.
Dix ans après le vote de la première loi, le réseau RESTEZ (Recherche sur les expérimentations sociales et territoriales) soutenu par le CNRS livre des résultats consolidés sur l’expérimentation Territoires zéro chômeur de longue durée (TZCLD). Quels ont été les effets de cette expérimentation pour les personnes concernées et en matière de politique d’insertion et d’emploi ? Quelles difficultés a-t-elle posées ? Sous l’effet de contraintes multiples, la mise en œuvre de l’expérimentation conduit à une dilution des caractéristiques les plus originales de cette initiative. Par ailleurs, son modèle socioéconomique laisse dans l’angle mort à la fois des questions structurantes d’organisation du travail et les dynamiques d’investissement individuel et institutionnel locales. Alors que la loi qui encadrera le déploiement national du dispositif est examinée au Sénat à partir du 3 juin 2026, la conduite des politiques publiques devrait intégrer ces résultats de recherche si elle souhaite conserver la philosophie de rupture que portait originellement le premier texte de loi.