Avec le soutien de plusieurs associations dont le Comede, la réédition par les Editions de l’atelier de l’ouvrage « En finir avec les idées fausses sur les migrations » s’imposait dans un moment où les discours xénophobes trouvent de plus en plus de tribunes publiques, et où les réseaux sociaux offrent une caisse de résonance aux approximations. Il est nécessaire de revenir à une compréhension fondée sur des faits établis. Dans ce dossier de Maux d’exil, les auteurs et autrices rappellent l’importance d’un ouvrage objectif, nourri de données et de statistiques, et explorent les effets des idées reçues : des clichés qui alimentent les peurs et les tensions, mais que l’on peut déconstruire pour renouer avec un débat juste et éclairé.
Veille documentaire - Personnes en situation de précarité
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La précarité explose en France, selon la Fondation pour le logement des défavorisés, qui se fonde sur les résultats d'un sondage Ipsos réalisé en octobre dernier. Les difficultés à payer le logement et la précarité énergétique touchent en particulier fortement les jeunes.
La maltraitance infantile provoque des altérations durables du cerveau, affectant le développement cognitif, émotionnel, relationnel, immunitaire et psychopathologique de l’enfant, avec des répercussions à l’âge adulte. Au-delà des vulnérabilités individuelles, elle constitue un enjeu majeur de santé publique. Les recherches neuroscientifiques montrent que différentes formes de maltraitance (négligence, violences psychologiques, abus sexuels, pauvreté) entraînent des séquelles spécifiques, pouvant se transmettre aux générations suivantes. Ces connaissances neurobiologiques permettent de mieux orienter les actions de prévention et de prise en charge professionnelle de la maltraitance infantile.
Ce rapport prône une refonte du traitement judiciaire des Violences intrafamiliales (VIF), reconnues comme un phénomène systémique de domination masculine. Il propose dix mesures : renforcer la sensibilisation sociétale, créer un code unique des VIF afin d'unifier les références légales, rendre obligatoire la formation des magistrats, instaurer un baromètre national de suivi, spécialiser les juridictions avec un juge et des chambres dédiés, mieux protéger les mineurs par des Ordonnances provisoires de placement parental (O3P), remplacer le “classement sans suite” par un “enregistrement sans poursuite”, élargir l’évaluation des préjudices aux dimensions psychologiques et sociales, renforcer les mesures coercitives en amont et assurer un suivi strict en détention ou en probation des auteurs. L’objectif est d’humaniser la justice, améliorer sa cohérence et placer la protection des victimes au centre de son action.
Face à la complexité des inégalités sociales de santé en Ile-de-France, cette étude montre que les associations développent des initiatives, mais souffrent d'un relatif isolement et d'un sentiment d'épuisement. L'approche révèle un paradoxe majeur : alors que les associaitons sont aux avant-postes de la lutte contre les ISS, elles peinent à faire reconnaître la valeur de leurs actions dans un système institutionnel encore trop cloisonné. Les pratiques observées dessinent pourtant les contours d'une conception plus juste de la santé : ancrée dans les territoires, centrée sur les déterminants sociaux, conconstruitre avec les publics et faisant participer tous les acteurs, patients, bénévoles, professionnels. A partir de cette enquête et des réactions livrées par les associations lors de la présentation des résultats, trois pistes d'actions concrètes se dessinent : - Diffuser et faire connaître les actions associatives existantes, l'objectif étant d'oeuvrer en commun là où des besoins persistenbt et non de reproduire l'existant ; - Agir sur le terrain auprès des structures d'exercice coodornnée ; - Enfin, les associations estiment important de construire un plaidoyer commun et adapté chacun des interlocuteurs concernés (institutionnels, professionnels de santé, associations...).
Ce document souligne l'importance cruciale de la littératie en santé comme déterminant de la santé et fondement permettant aux individus de faire des choix éclairés face à la profusion d'informations et de désinformation. Il insiste sur le fait qu'améliorer la littératie en santé va au-delà de la simple communication ou éducation et nécessite de renforcer les compétences, les systèmes et les environnements qui permettent aux personnes d'accéder à l'information en santé, de la comprendre et de l'utiliser efficacement. Une faible littératie en santé contribue à des résultats de santé moins favorables et à une augmentation des coûts, tandis qu'investir dans la littératie en santé peut générer des retombées socio-économiques plus importantes. Le document appelle à une action soutenue pour intégrer la littératie en santé aux stratégies nationales et aux systèmes de santé publique.
Les premières conclusions du projet Passerelle Plus, mené depuis 2024 à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, auprès de 342 ménages participants (soit 1 274 personnes) sont éloquentes. Elles démontrent qu'une aide financière libre d’utilisation et accompagnée (avec un suivi social et un atelier sur l’alimentation) réduit significativement l'insécurité alimentaire et améliore le bien-être des personnes en situation de précarité. Action contre la Faim, INRAE et la Fondation de l’Armée du Salut, qui ont déployé cette recherche-action ambitieuse, en présentent la synthèse lundi 15 décembre à Montreuil.
Composée de soignants et de travailleurs sociaux, l’équipe mobile transitionnelle du CHU tente de suivre une trentaine de patients souffrant de troubles mentaux pendant les six mois qui suivent leur sortie de prison.
Surpopulation carcérale, pression sécuritaire, crise de la psychiatrie… les professionnels de la santé et de l'administration pénitentiaire dénoncent une situation alarmante et le silence des politiques.
Les trente dernières années sont marquées par une baisse, puis une remontée, de la pauvreté. La dynamique antérieure de rapprochement des niveaux de vie est stoppée. Mais la pauvreté a aussi changé de visage, avec plus de jeunes, de femmes seules avec enfants et d’immigrés. L’analyse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.
Pour étudier le sommet de la hiérarchie sociale, une nouvelle catégorie statistique, les dirigeants et professionnels de haut niveau, vient d’être créée. Leur portrait est révélateur de la reproduction sociale et de la prédominance des hommes. Une analyse des sociologues Thomas Amossé et Milan Bouchet-Valat.
L’alimentation est un déterminant majeur de la santé physique et mentale, un facteur clé de justice sociale et un levier de transition écologique. En France, la précarité alimentaire augmente fortement, les inégalités sociales et territoriales d’accès à une alimentation de qualité se creusent et les enjeux de santé liés aux défis climatiques et à l’agriculture ne cessent de s’accroître. Les collectivités disposent de leviers puissants et vecteurs de justice sociale : soutien à la production locale et aux pratiques vertueuses pour l’environnement, restauration collective, soutien aux démarches qui s’inspirent de la sécurité sociale de l’alimentation, Projets alimentaires territoriaux (PAT), aménagement du territoire, politiques sociales, économie circulaire, mobilité, urbanisme commercial, …. En les mobilisant, elles peuvent transformer en profondeur les environnements alimentaires et réduire les inégalités sociales et territoriales de l’alimentation. Les démarches territoriales de santé (ASV, CLS, CLSM) constituent des espaces stratégiques pour faire converger santé, alimentation, lien social et transition écologique. L’alimentation n’est pas qu’une affaire de choix individuels : c’est un marqueur profond d’inégalités sociales et territoriales. L’action locale en matière d’alimentation représente une opportunité majeure de les réduire.