Le guide recentre la notion de vulnérabilité comme enjeu méthodologique et éthique du soin à domicile, au-delà de la simple fragilité. Il propose des définitions issues de l’anthropologie, de la sociologie et des pratiques soignantes, pour une compréhension multifactorielle intégrant l’environnement, les ressources personnelles, le contexte social et les interactions professionnelles. L’outil propose des critères d’évaluation et privilégie la reconnaissance des capacités de la personne, tout en considérant l’impact des dispositifs et des normes sociales sur l’aggravation ou l’atténuation de la vulnérabilité.
Veille documentaire - Personnes âgées
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Le Conseil d’État a été saisi, le 15 mai 2025, par le Premier ministre, d’une demande d’avis portant sur les différentes catégories d’habitats « partagés » et comportant les six questions suivantes :
1° Parmi les différents statuts susceptibles de s’appliquer à l’habitat partagé, quels sont ceux qui, en l’état actuel du droit, sont nécessairement exclusifs les uns des autres et quels sont ceux qui sont, le cas échéant, cumulables ? En vue de réduire la complexité normative, des rapprochements ou des fusions sont-ils possibles ? 2° Ces statuts permettent-ils, et à quelles conditions, la mixité des lieux de vie, autrement dit la possibilité de voir cohabiter, non seulement des personnes présentant différentes vulnérabilités, mais aussi des personnes vulnérables avec d’autres qui ne le sont pas ?3° Certains de ces statuts relèvent de la législation des « établissements médico-sociaux » (livre III du code de l’action sociale et des familles), quand d’autres se présentent comme constituant des logements ordinaires, le cas échéant sous un mode d’occupation collective et accompagnée. Quels sont les critères qui permettent, concrètement, de les distinguer ?4° A des fins de sécurisation des différents acteurs peut-on, en réponse à la question précédente, envisager une méthode de caractérisation plus sûre que celle du « faisceau d’indices », le cas échéant en ayant recours à des critères simples permettant, au moins, une présomption réfragable ?5° Quelles conséquences s’évincent-elles, au vu des critères ainsi posés pour caractériser l’aide apportée par une personne « 3P », quant à l’étendue de ce que peut financer la nouvelle « aide à la vie partagée » prévue par l’article L. 281-2-1 du même code, qui peut, si le règlement départemental d’aide sociale le prévoit, être versée à la personne morale chargée d’assurer le projet de vie sociale et partagée d’un habitat inclusif ? Le cadre de définition actuel, en ce qu’il laisse chaque département en fixer le contour, soulève-t-il des difficultés juridiques au regard, notamment, du principe d’égalité devant la loi ?6° Enfin, l’avis du Conseil d’Etat est également sollicité sur le point de savoir si, au vu des réponses aux questions qui précèdent, des modifications du cadre normatif actuel doivent être envisagées et, si oui, lesquelles
Avec l’entrée dans le grand âge des membres de la génération du baby-boom, la France fait face à une augmentation considérable des besoins d’accompagnement. Les politiques publiques misent sur le maintien à domicile, mais cette orientation repose largement sur l’aide des proches (conjoints, enfants, petits-enfants), dont la disponibilité risque de diminuer. Les personnes âgées veulent-elles vraiment dépendre de leur entourage pour rester à domicile ? Et leurs proches le souhaitent-ils ?
Généralisé par une loi de novembre 2024 après une expérimentation, le baluchonnage permet un répit de longue durée - jusqu’à six jours – pour les proches aidants de personnes en perte d’autonomie. Spécifiant le cahier des charges pour les structures d’aide à domicile souhaitant proposer ce service et les dérogations au droit du travail, le décret de mise en œuvre de cette solution est paru en août 2025.
« Dix mille pas et plus ». Des études ont montré les bienfaits du pédalage dans l’amélioration de la motricité ou de l’équilibre.
Le Conseil de l'âge porte une attention particulière à la place des personnes âgées dans la société, au regard que celle-ci porte sur elles et au phénomène d'âgisme envers elles.
À l’occasion de la publication du 3ᵉ Baromètre* « Solitude et isolement : quand on a plus de 60 ans en France », dévoilé ce 30 septembre 2025, les Petits Frères des Pauvres tirent une nouvelle fois la sonnette d’alarme. L’isolement extrême des aînés explose : 750 000 personnes âgées sont aujourd’hui en situation de mort sociale. Si rien n’est fait, ce chiffre pourrait dépasser le million d’ici 2030. Une urgence sociale et politique.
Cette boite à outils propose cinq documents complémentaires pour faciliter l’appropriation du modèle Créer des conditions favorables à la santé et à la qualité de vie des personnes vieillissantes. Dans son ensemble, elle vise à faire en sorte que les pistes d’action et stratégies proposées dans le modèle puissent être prises en compte dans la planification, la réalisation ou le suivi d’interventions auprès de cette population.
Coordonnée par l’Uniopss avec 16 partenaires, la Semaine bleue, ou Semaine nationale des retraités et personnes âgées, donnera lieu à de nombreuses actions, du 6 au 12 octobre 2025, pour célébrer la place des personnes âgées dans notre société et l’entente entre les générations. Lors du lancement de la démarche, ce 1er octobre, le Conseil de l’âge a présenté ses propositions pour un plan de lutte contre l’âgisme, considérant que cet âgisme est l’explication de notre difficulté à vraiment agir pour accompagner le vieillissement de la population.
Le programme PrescAPP étudie la conception, la mise en œuvre et la réception des politiques publiques, suite à la loi instaurant et encadrant la prescription d’activité
physique adaptée (PAP). Le projet vise à montrer comment les normes de santé publique contemporaines se diffusent dans chaque « petite » mesure de santé publique, tant dans leur organisation, leur mise en œuvre que leur appropriation. Il met aussi en lumière comment les inégalités sociales et territoriales structurent ces processus de mise en œuvre et d’appropriation.
À l’issue d’un cycle de travaux et de publications, le Conseil de l’âge a adopté des propositions pouvant inspirer ou intégrer un plan de lutte contre l’âgisme, qu’il appelle de ses vœux. Le Conseil présente dix mesures structurées en quatre axes, visant à mieux connaître les réalités du vieillissement, nuancer les représentations sociales qui lui sont associées, favoriser l’engagement des seniors et préparer les institutions à une société de la longévité. En intégrant la question de l’âgisme dans les politiques publiques nationales et territoriales, et dans un contexte de risque de « fracture » générationnelle, le Conseil de l’âge propose des mesures pouvant contribuer à une société plus fraternelle entre les âges, et mieux préparée à entrer dans la transition démographique.
Le Conseil de l’Âge a engagé, dans le prolongement de ses travaux de 2019, une réflexion visant à moderniser et affiner le vocabulaire relatif à l’âge et aux personnes âgées, afin de proposer un lexique de l’âge clair et respectueux. Qui ne masque ni les hauts ni les bas de l’avancée en âge, et permette à chacun, quel que soit son âge, de s’y reconnaître. Un avis synthétisant les réflexions du Conseil de l’Âge a été établi à partir de ses travaux en ateliers et des discussions de ses membres en séance plénière. Il offre une analyse d’ensemble sur la manière dont le langage peut ou non soutenir la dignité, la diversité et la reconnaissance des parcours de vie à tous les âges. En conclusion de ses réflexions, le Conseil propose des éléments de guidance permettant de déployer une démarche inclusive et adaptée dans l’usage du vocabulaire. Il diffuse un guide pratique d’une page, conçu que chacun puisse s’y référer et contribuer par le choix des mots justement adaptés à chaque situation.