Ce Jeudi 4 février 2021, à l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer et des 8èmes Rencontres de l’Institut national du cancer, le président de la République a dévoilé la stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030. Ambitieuse, cette stratégie vise à réduire significativement le poids que font peser les cancers sur la santé et la vie quotidienne des Français. Sous le pilotage du ministre des Solidarités et de la Santé, M. Olivier Véran, et de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Mme Frédérique Vidal, cette stratégie sera coordonnée par l’Institut national du cancer et disposera d’un budget renforcé à 1,74 milliards d’euros pour sa première feuille de route 2021-2025.
Veille documentaire - Maladies chroniques non transmissibles
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En France les données sont issues de l’Enquête nationale en collèges et en lycées chez les adolescents sur la santé et les substances (EnCLASS) regroupement des deux enquêtes internationales quadriennales menées en milieu scolaire : HBSC réalisée en France depuis 1994 et ESPAD depuis 1999. L’échantillonnage a été réalisé par la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l’Education nationale, selon un tirage aléatoire équilibré : au total, 1137 classes ont été sélectionnées au sein de 336 collèges et 234 lycées (soit deux classes par établissement). L’enquête a permis d’interroger par questionnaire auto-administré et anonyme 20 577 élèves du secondaire soit, après nettoyage, un échantillon final de 20 128 élèves (12 973 collégiens et 7 155 lycéens). Les taux de réponse sont de 78,8 % au collège et 67,0 % au lycée. Les non-réponses correspondent essentiellement à des absences d’élèves le jour de la passation, plus rarement du fait de refus de participer émanant des élèves ou de leurs parents (14 % au total) et à des établissements ayant refusé de participer (n=56).
L’annonce du diagnostic de la maladie de Parkinson marque une rupture dans la vie de la personne atteinte et de sa famille. En devenant patient, le malade doit rapidement avoir un rôle actif dans son parcours de soins et développer son propre savoir du vécu de la maladie, des effets de ses traitements et de ce qui améliore son quotidien. L’éducation thérapeutique du patient (ETP) a pour but de permettre au malade d’acquérir les compétences qui vont lui donner les moyens de gérer au mieux sa vie avec la maladie. L’ETP est un partage d’expériences entre soignants et patients où chacun a autant à apprendre qu’à enseigner et où chacun s’enrichit de l’expérience de l’autre. La reconnaissance de l’éducation du patient comme un droit a été établie par la loi Hôpital, patient, santé, territoire (HPST) de 2009.
Les deux confinements ont considérablement ralenti les diagnostics de cancer et la prise en charge des patients. Il faut s’attendre à une surmortalité substantielle, en France, dans les années à venir.
Issu d’une recherche qualitative selon une approche de philosophie du soin, cet article vise à mieux comprendre l’expérience des personnes après un programme d’éducation thérapeutique du patient (ETP). À la fin du traitement d’un cancer du sein localisé, des entretiens ont permis d’analyser l’expérience de 23 femmes âgées de 30 à 84 ans dont la moitié avait suivi un tel programme.
L'impact sur la santé mentale de la crise sanitaire et du premier confinement liés à la pandémie de Covid-19 en France a été objectivé par des enquêtes en population générale qui ont souligné le sur-risque de survenue de détresse psychologique chez les personnes vivant avec une maladie chronique ou un handicap. Mais les données issues de telles enquêtes ne permettent pas d'étudier avec précision la situation de ces populations spécifiques, du fait de leurs faibles effectifs parmi les répondants. Pour pallier ce manque d'informations et mieux comprendre les mécanismes impliqués, le choix a été fait de recourir à une enquête par internet diffusée par un réseau social et des associations de personnes vivant avec une maladie chronique ou un handicap. Malgré des facteurs de vulnérabilité communs à la population générale, la survenue de détresse psychologique au cours du confinement chez ces personnes s'avère également liée à des problématiques qui leur sont propres : difficultés à appliquer les mesures sanitaires, fait de penser ne pas être pris en charge comme les autres en cas d'infection par la Covid-19, arrêt ou diminution du suivi médical ou médico-social habituel pendant le confinement.
Le dépistage du cancer du col de l’utérus s’adresse aux 17 millions de femmes âgées de 25 à 65 ans. Ce cancer est l’un des seuls dont le pronostic se dégrade avec un taux de survie à 5 ans en diminution. Pourtant 40 % des femmes concernées n'y participent pas. Le programme national de dépistage vise à augmenter le taux de participation de 20 points pour atteindre 80 % et à réduire de 30 % l’incidence et la mortalité par cancer du col de l’utérus à 10 ans. À l’occasion de la semaine européenne de prévention et de dépistage du cancer du col de l’utérus, l’Institut national du cancer rappelle aux femmes de 25 à 65 ans l’importance de poursuivre ce dépistage et ses modalités.
Le diabète de type 2 est le plus répandu en France. Avant que le diagnostic ne soit posé, les patients vivent une phase prédiabétique où leur glycémie est au seuil de l'hyperglycémie. Des médecins allemands ont identifié six formes différentes de prédiabète, qui préfigurent l'évolution vers la maladie et ses complications.
Les maladies cardiovasculaires représentent la deuxième cause de mortalité en France. L'éducation thérapeutique permet un meilleur suivi des pathologies chroniques. L'objectif d'ETHICCAR était d'évaluer l'efficacité de l'éducation thérapeutique sur la réduction du risque et de la morbi-mortalité des patients à risque cardiovasculaire par rapport au suivi habituel en médecine générale.
La HAS publie des Réponses rapides pour « accompagner les patients ayant une maladie chronique et/ou à risque de forme grave de COVID-19 dans la levée du confinement ». Elle concerne les patients adultes, à l’exclusion de ceux qui résident en structure d’hébergement collectif.
L'objectif de cette revue de la littérature est de déterminer si les rendez-vous pris à l'initiative du patient (demandés par le patient) dans le cas d’individus souffrant de maladies chroniques et récurrentes contribuent à une meilleure gestion des soins en milieu hospitalier ambulatoire que les rendez-vous classiques fixés par le professionnel de santé.