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Veille documentaire - Maladies chroniques non transmissibles
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En occultant ou en minorant les déterminismes environnementaux, industriels et sociaux de la maladie, les tenants du « cancer backlash » légitiment la régression des politiques de santé publique, alertent Marc Billaud, chercheur en cancérologie, et Pierre Sujobert, professeur d’hématologie, dans une tribune au « Monde ».
Les émotions façonnent la relation entre patients et soignants. Elles influent sur la compréhension des diagnostics, la perception du service rendu, ou encore la résilience.
Malgré leurs bénéfices, les soins oncologiques de support restent sous-utilisés par les hommes. Stéréotypes de genre, manque d’information, orientation médicale inégale : plusieurs obstacles persistent. Mais sur le terrain, des initiatives émergent pour corriger le tir.
La documentation présente SPHeP‑NCDs comme un modèle avancé de planification stratégique en santé publique, dédié aux maladies non transmissibles (MNT). Il couvre 52 pays incluant les pays de l’OCDE, du G20, l’UE‑27 ainsi que quelques pays partenaires (Brésil, Chine, Costa Rica, Inde, Indonésie, Pérou, Afrique du Sud). Le modèle intègre des facteurs de risque comportementaux et physiologiques majeurs (obésité, activité physique, pression artérielle, etc.) et leurs MNT associées. Il s’appuie sur des bases de données internationales et sur les risques relatifs du Global Burden of Disease pour relier profils de risque et probabilité de développer une maladie. L’objectif est de prédire, jusqu’en 2050, l’évolution de l’état de santé de la population, les coûts de santé et les impacts sur le marché du travail selon différents scénarios. L’ensemble se positionne clairement comme un outil d’aide à la décision pour les politiques publiques plutôt qu’un outil clinique individuel.
Introduction – En France hexagonale (Corse incluse), le dépistage organisé du cancer colorectal repose sur la réalisation d’un test de recherche de sang occulte dans les selles, tous les deux ans, de 50 à 74 ans. En cas de résultat positif, il est recommandé de réaliser une coloscopie dans les 31 jours. Cependant, celle-ci est souvent effectuée plus tardivement et n’est parfois pas pratiquée. L’objectif de cette étude est d’identifier les facteurs associés à la réalisation de la coloscopie à trois temps : 1, 3 et 24 mois après un FIT (Fecal Immunochemical Test) positif.
Méthode – L’étude porte sur les individus avec un résultat positif au FIT en France hexagonale entre 2016 et 2020. La réalisation ou non de la coloscopie à chacun des trois temps était recueillie. Des modèles de régressions logistiques ont été ajustés pour estimer les facteurs associés à la non-réalisation de la coloscopie.
Résultats – Parmi les 530 674 individus étudiés, 4,7% avaient réalisé la coloscopie à 1 mois, 52,2% à 3 mois et 87,0% à 24 mois du FIT. En analyse multivariée, les facteurs associés à la non-réalisation de la coloscopie à 24 mois étaient l’âge, le sexe masculin, le primo-dépistage, la défavorisation sociale et l’absence de transmission des résultats du FIT au médecin traitant.
Conclusion – D’importantes inégalités persistent dans l’accès à la coloscopie après un FIT positif, à court et long terme. Ces résultats plaident pour la mise en place de dispositifs spécifiques pour améliorer l’aval du dépistage, en particulier chez les populations vulnérables.
La stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030 entre dans sa seconde phase. Après cinq premières années d’actions, une nouvelle feuille de route fixe les priorités pour 2026-2030. Elle a été conçue à partir du bilan de la première feuille...