Cette thèse avait pour objectif de comprendre comment la perspective temporelle future (PTF), c’est-à-dire la manière dont les individus se représentent et investissent leur avenir, s’articule avec les dimensions socioaffectives, cognitives et physiologiques du vieillissement normal. Elle visait plus spécifiquement à analyser l’impact de la PTF sur la mémoire épisodique et la régulation émotionnelle, deux fonctions essentielles au maintien du bien-être psychocognitif. Elle cherchait également à déterminer dans quelle mesure cette temporalité subjective pourrait s’appuyer sur des mécanismes physiologiques mesurables, tels que la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC), indicateur de la flexibilité adaptative du système nerveux autonome. Les deux premières études ont montré que la manière de se projeter dans l’avenir influence la mobilisation des ressources cognitives et émotionnelles. Le lien intergénérationnel s’est révélé un levier socioaffectif majeur, susceptible de favoriser la réactivation des ressources mnésiques et de soutenir l’ouverture vers l’avenir. Par ailleurs, la manipulation de la distance temporelle et de la réassurance sur la santé a mis en évidence que certaines formes de projection pouvaient, selon le contexte, renforcer la mémoire, la régulation émotionnelle ou l’ouverture temporelle à des degrés variables. Les résultats de la troisième étude suggèrent que la temporalité subjective pourrait reposer, au moins en partie, sur la régulation physiologique du corps, un équilibre entre activation et récupération semblant favoriser une perspective temporelle plus adaptative. Dans leur ensemble, ces travaux conduisent à considérer la PTF comme un indicateur biopsychosocial de l’équilibre entre le corps, la cognition et la motivation sociale, ainsi qu’un modérateur potentiel des effets de l’âge sur ces fonctions. En intégrant les dimensions biologiques, psychologiques et sociales, cette approche renouvelle la compréhension de la PTF et ouvre des pistes novatrices pour soutenir la santé psychocognitive au cours du vieillissement.
Veille documentaire - Personnes âgées
Un appel à projet auquel candidater ? Une publication incontournable ? Une actualité indispensable? Une vidéo particulièrement percutante ? Retrouvez ici les informations repérées chaque jour par notre équipe concernant toutes les thématiques du Rrapps.
Et pour ne rien manquer, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter quotidienne La Veille du jour en vous inscrivant depuis cette page.
Autour de Tourcoing, dans le Nord, l’équipe mobile du DIAL suit les personnes avec déficience intellectuelle atteintes par Alzheimer parfois dès 40 ou 50 ans. Après avoir accompagné ces personnes toute leur vie, leurs proches doivent se résoudre à les voir régresser.
Longtemps, la recherche sur la maladie d'Alzheimer s'est focalisée sur sa dimension cognitive, notamment les troubles de la mémoire qu’elle engendre chez les patients. Toutefois, s'intéresser aux impacts de la maladie sur les fonctions motrices présente également de nombreux intérêts, pour préserver ces facultés le plus longtemps possible et apporter…
Les objectifs de cet ouvrage sont multiples.
1. Rappeler l’importance de la nutrition et de la santé bucco-dentaire pour les personnes âgées.
2. Proposer des recettes gour mandes et conviviales qui donnent envie de manger.
3. Émettre des recommandations pour les pouvoirs publics afin d’améliorer la prise en charge de la dénutrition et de la santé buccodentaire.
À travers cette feuille de route, l’UFSBD appelle une mobilisation autour de cinq objectifs majeurs
1. Faire reconnaître officiellement la santé orale comme un déterminant du maintien de l’autonomie.
2. Inscrire la santé bucco-dentaire dans les politiques publiques du vieillissement et de la prévention de la dépendance.
3. Renforcer la prévention tout au long du vieillissement, en amont de la perte d’autonomie.
4. Structurer des parcours coordonnés de prévention adaptés aux seniors.
5. Mobiliser et former l’ensemble des acteurs, professionnels comme aidants.
La question de reculer, ou non, l’âge de la retraite fait débat en France. Dans ce cadre, une étude qui a mobilisé des données dans 14 pays européens montre que rester plus longtemps en emploi peut nuire à la santé mentale après 50 ans… sauf si ces personnes bénéficient de bonnes conditions de travail.
Dans une tribune au « Monde », Géraldine Rauchs, directrice de recherche à l’Inserm, rappelle à quel point la question féminine est un enjeu central de la lutte contre la maladie.
Dans ce cadre, Santé publique France a mis en place une surveillance épidémiologique des chutes chez les personnes de 65 ans et plus, en collaboration avec le Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc) et l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH), à partir des causes médicales en texte libre des certificats de décès et des données médico-administratives du Système National des Données de Santé (SNDS).
Le vieillissement de la population n’explique pas à lui seul la hausse des chutes meurtrières : entre 2019 et 2024, le taux de mortalité par chute rapporté aux plus de 65 ans a augmenté de 18 %.
Le fait de ne plus conduire, que ce soit par choix ou par nécessité, peut donner l’impression de perdre en autonomie et être difficile à vivre. En planifiant à l’avance et en trouvant d’autres moyens de se déplacer, les personnes aînées peuvent continuer à rester actives et connectées aux autres.
Face au défi du vieillissement de la population qui touche également les quartiers prioritaires, collectivités, bailleurs, associations et acteurs du renouvellement urbain expérimentent de nouvelles manières de faire du vieillissement un levier d’inclusion et non un facteur d’exclusion.