Le bilan annuel du « tableau de bord tabac » de l’OFDT fournit un aperçu synthétique des évolutions au cours de l’année écoulée : ventes dans le réseau des buralistes, ventes de traitements et recours aux dispositifs d’aide à l’arrêt. Ces données sont mises en perspectives avec les éléments les plus récents concernant la consommation. Ainsi les résultats du Baromètre de Santé publique France de 2019 confirment la baisse du tabagisme chez les 18-75 ans : ils sont 24,0 % de fumeurs quotidiens, contre 25,4 % l’année précédente. 2020 est caractérisée par deux faits saillants : d'abord des conséquences sensibles de la crise sanitaire sur les ventes de tabac, et ensuite la poursuite de la hausse des traitements d'aide à l'arrêt.
Veille documentaire - Addiction
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Si les politiques publiques menées en France depuis 30 ans ont contribué à faire diminuer les consommations de tabac chez les jeunes, celles-ci restent inégalement réparties : les jeunes issus de milieux sociaux moins favorisés restent fortement consommateurs. Le programme Tabado vise à accompagner lycéens professionnels et apprentis, marqués par une prévalence tabagique élevée, dans l’accès au sevrage tabagique. Jugé probant lors de son expérimentation en 2009, il a été déployé auprès de 142 établissements scolaires lors de l’année 2019-2020.
Dans la seconde moitié du xxe siècle, le tabagisme a progressivement été considéré comme un problème de santé publique appelant l’intervention de l’État et placé sous contrôle au moyen d’un cadre légis-latif de plus en plus restrictif. Les politiques publiques se sont structurées autour d’une stratégie globale d’encadrement de l’offre et de la demande, en réponse à un objectif prioritaire de maîtrise des consommations
Cette revue de la littérature examine l'efficacité, la tolérabilité et la tolérance de l'utilisation des cigarettes électroniques (CE) pour aider les fumeurs à atteindre l'abstinence tabagique à long terme.
La prévalence du tabagisme a diminué en France ces dernières années, avec la mise en place de plans nationaux de lutte contre le tabagisme. Mais la France, comme le reste du monde, a été touchée en 2020 par une crise exceptionnelle liée à la pandémie de Covid-19. L’objectif de cette étude est d’estimer la prévalence du tabagisme en 2020 et son évolution par rapport à 2019.
Les mesures exceptionnelles prises pour endiguer la propagation de l’épidémie de Covid-19 ont entraîné des adaptations substantielles de l’offre des produits du tabac lors de la période du premier confinement, du 17 mars au 11 mai 2020. Cette contribution émet l’hypothèse que l’évolution des comportements d’achats éclaire l’observation de phénomènes d’approvisionnement plus difficilement observables en temps normal. Ces derniers interrogent le rôle des politiques de hausse des prix en l’absence d’harmonisation fiscale à l’échelle européenne. Différentes données issues des tableaux de bord tabac de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) ont été analysées (volumes de ventes à jours constants de livraisons réalisées en France continentale dans le réseau des buralistes, mis en perspective avec d’autres indicateurs tels que ceux relatifs aux saisies des douanes ou ceux du marché des substituts nicotiniques).
La prévalence du tabagisme a diminué en France ces dernières années, avec la mise en place de plans nationaux de lutte contre le tabagisme. Mais la France, comme le reste du monde, a été touchée en 2020 par une crise exceptionnelle liée à la pandémie de Covid-19. L’objectif de cette étude est d’estimer la prévalence du tabagisme en 2020 et son évolution par rapport à 2019.
Cet outil s’intéresse au tabagisme chez la femme, depuis sa prévention jusqu’à sa prise en charge et vient compléter la gamme d’outils développés par le RESPADD dans le cadre de la stratégie Lieu de santé sans tabac (LSST). À destination des professionnels de santé, ce guide regroupe des informations théoriques sur l’épidémiologie et les conséquences du tabagisme mais aussi une partie plus pratique sur comment intervenir et accompagner les femmes dans le sevrage tabagique.
Les données indiquent qu’au cours de l’adolescence, les jeunes sont davantage enclins à adopter des comportements à risque, en raison notamment des processus de maturation cérébrale qui se produisent à ce moment de la vie. Certains facteurs psychologiques liés à l’adolescence (comme le stress), des facteurs moléculaires (tels que l’activation de certains récepteurs dans le cerveau) et le niveau d’expression de certains gènes peuvent accroître le risque de consommation de drogues telles que l’alcool durant cette période. [Extrait]
Ce rapport présente les résultats d’une étude qualitative menée, afin d’approfondir les constats d’un sondage réalisé en 2019 au Québec qui visait à décrire les perceptions, les attitudes et les opinions de la population à l’égard des personnes qui consomment des substances psychoactives et des programmes de réduction des méfaits. Les résultats obtenus permettent notamment de nuancer les réponses au sondage en ce qui a trait aux perceptions à l’égard des raisons conduisant des personnes à développer une dépendance aux drogues et à l’acceptabilité des mesures de réduction des méfaits.
L’usage de substances psychoactives par les salariés en entreprise et les agents de la fonction publique n’est pas un phénomène nouveau mais les données scientifiques pour mesurer ces pratiques sont peu nombreuses en raison de la faiblesse de la recherche dans ce champ et du tabou qui entoure les conduites addictives en milieu de travail. C’est dans ce cadre que la MILDECA a engagé un partenariat avec l’INSERM afin de permettre l’exploitation des données de la cohorte CONSTANCES, outil pour la recherche épidémiologique au service des politiques de santé publique et de santé au travail.
Les stratégies de lutte contre le tabagisme, estimées légitimes et efficaces, font rarement l’objet, en France, d’une analyse critique concernant leurs effets potentiellement délétères, notamment à l’encontre des personnes qui continuent de fumer. Cet article introduit ce débat, en se concentrant sur les effets potentiellement stigmatisants et « auto-stigmatisants » (self-stigma) des politiques anti-tabac. Il a, en effet, été attesté par de nombreuses études à l’international, et par une étude en France, que le processus général de dénormalisation du tabac a conduit à la stigmatisation des fumeurs qui peuvent notamment faire l’objet de discriminations. Dans la mesure où le tabagisme se concentre aujourd’hui en France dans les catégories les moins favorisées du point de vue socio-économique, ces dernières se trouvent ainsi davantage exposées à la stigmatisation. Tout en énonçant la nécessité de développer des interventions ciblées à leur encontre, cet article met aussi en garde et appelle à une vigilance quant aux effets iatrogènes de ces interventions. Il s’impose ainsi de développer les recherches et les évaluations à ce sujet, afin de mesurer précisément les effets de ces interventions, en particulier en termes de stigmatisation et de self-stigma, et de s’assurer que les acteurs de santé publique ne génèrent pas davantage de problèmes qu’ils n’en résolvent.