Un article de la revue Lien social et Politiques, diffusée par la plateforme Érudit.
Veille documentaire - Nutrition
Un appel à projet auquel candidater ? Une publication incontournable ? Une actualité indispensable? Une vidéo particulièrement percutante ? Retrouvez ici les informations repérées chaque jour par notre équipe concernant toutes les thématiques du Rrapps.
Et pour ne rien manquer, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter quotidienne La Veille du jour en vous inscrivant depuis cette page.
Le confinement strict décrété le 17 mars 2020 en France pour contenir l’épidémie de COVID-19 a engendré un nouveau problème pour les sans-abri : celui de l’insécurité alimentaire. Pour faire face à cette situation inédite d’urgence alimentaire, une multitude d’actions et de coopérations ont vu le jour. Dans ce contexte, nourrir les sans-abri nécessite une reconfiguration des espaces d’action, parfois préexistants. Prenant appui sur une recherche sociologique collective portant sur les ajustements de l’action publique visant les sans-abri pendant la crise sanitaire, dont l’aide alimentaire fait partie, cet article examine la manière dont l’alimentation des sans-abri est devenue un problème public lors de la crise sanitaire liée à la COVID-19 en France. Nous verrons en effet que les distributions d’aides alimentaires avec des colis, principale réponse à l’urgence alimentaire, rendent visibles des coopérations plurielles situées au croisement du militantisme, du caritatif, du travail social et des autorités publiques locales. Nous mettrons également en lumière le fait que ces distributions alimentaires aux personnes sans-abri là où elles ont été confinées font exister un droit à l’alimentation principalement axé sur la disponibilité et l’accessibilité des denrées alimentaires, délaissant en partie la notion de choix et le respect des goûts, des pratiques et sociabilités pourtant au coeur de l’alimentation, même des plus pauvres.
Repas végétariens, confessionnels, d’origine locale et/ou biologique, tarifs modulés, inscription des enfants de chômeurs… Les questions associées à la restauration scolaire sont devenues des enjeux de discorde accompagnant la politisation plus générale des questions d’alimentation depuis la fin des années 1990. Cet article étudie les formes de la politisation des cantines scolaires, autour de deux hypothèses principales. Premièrement, les enjeux de restauration scolaire seraient devenus plus visibles et plus conflictuels à l’échelle nationale parce qu’ils s’inscrivent dans les deux nouveaux clivages qui se sont développés au sein des systèmes politiques d’Europe de l’Ouest, entre identité et cosmopolitisme d’une part, et entre écologie et productivisme de l’autre. Deuxièmement, l’autonomie et la diversité des acteurs locaux dans la mise en oeuvre expliqueraient l’influence limitée et différenciée de cette politisation partisane nationale sur le débat public concernant la restauration scolaire à l’échelle locale. Pour confirmer ces hypothèses, nous analysons de manière quantitative (classification) et qualitative deux corpus de plus de 10 000 articles de presse consacrés à ce sujet, qui permettent de distinguer entre les arènes de politisation nationale et régionale; nous nous appuyons aussi sur cinq études de cas dans des communes rurales des deux départements, à partir de matériaux d’entretiens et d’observation. Ces données confirment l’hypothèse d’une politisation nationale passant par une augmentation de la visibilité et du conflit, ainsi que l’association aux nouveaux clivages, mais indiquent que les effets de cette politisation restent limités et différenciés à l’échelle locale.
Un article de la revue Lien social et Politiques, diffusée par la plateforme Érudit.
Un article de la revue Lien social et Politiques, diffusée par la plateforme Érudit.
De plus en plus de villes se lancent dans des projets d’alimentation durable. Or la promotion d’une alimentation dite saine et durable, dont les principes et les pratiques correspondent à l’éthos culinaire des classes moyennes et/ou dominantes, peut parfois servir de cheval de Troie à des processus croissants de gentrification urbaine guidés par un substrat hygiéniste. On assiste alors à une inculcation des conduites qui, à travers la double injonction du manger sain et du devenir mince, utilise une « moralisation douce » qui tend à exclure les populations ne s’y conformant pas ou s’y refusant. C’est aux ressorts de cette inculcation des conduites et aux étiquetages qu’elle produit, mais aussi aux résistances qu’elle engendre, que nous proposons de nous intéresser dans cet article tiré d’une recherche-action sur le projet urbain Tast’in Fives (TIF), mis en oeuvre par la mairie de Lille et financé par l’Union européenne. Notre enquête se base sur de nombreuses observations participantes menées au sein d’ateliers de cuisine organisés dans le cadre de ce projet, ainsi que 50 entretiens approfondis auprès des organisateurs de ces ateliers et de leurs publics.
Ce dossier de Lien social et Politiques a pour but d’interroger les politiques publiques et les mouvements sociaux contemporains dans le domaine de l’alimentation sous l’angle des inégalités sociales et des enjeux de justice. L’un de ses apports est de contribuer aux analyses et aux débats autour des questions de « justice alimentaire » à partir de travaux empiriques sur les espaces culturels non anglophones, moins bien couverts par la littérature.
Un article de la revue Lien social et Politiques, diffusée par la plateforme Érudit.
VIDÉO - Née sous l’impulsion de Coluche il y a plus de quarante ans, la « petite idée comme ça » de l’humoriste délivre aujourd’hui 35 % de l’aide alimentaire en France. Dans un contexte de crise énergétique et d’inflation inédite, les Restos du cœur, qui lancent leur 41ᵉ campagne d’hiver mardi, sont eux-mêmes en difficulté.
Une étude du Crédoc a montré qu’en novembre 2022, 16 % de la population était en situation de précarité alimentaire, déclarant n’avoir pas…
Le Conseil national des villes actives et sportives vient de remettre pour la première fois ou de renouveler son label auprès de 157 communes. Cette distinction continue sa progression dans un contexte pourtant marqué par les réserves des Français vis-à-vis de l'évolution des politiques sportives, selon une étude récente du même organisme.