La médiation en santé, c’est une interface pour créer des liens entre des personnes vulnérables éloignées du système de santé et les professionnels qui interviennent dans leur parcours de soins. En 2025, avec le soutien de Santé Publique France, l’Ansa a conduit un travail pour mieux comprendre l’ensemble des processus par lesquels des acteurs – qu’ils soient institutionnels (État, Agences régionales de santé (ARS), collectivités…), médicaux (centres hospitaliers, maisons de santé...), associatifs ou citoyens – pilotent les actions de médiation en santé, à la fois à l’échelle nationale mais aussi au niveau plus local sur les territoires.
Veille documentaire - Personnes en situation de précarité
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L’Ansa a mené une étude visant à interroger le pilotage de la médiation en santé, c’est à dire l’ensemble des processus par lesquels des acteurs institutionnels et associatifs orientent, coordonnent, ajustent et soutiennent la médiation en santé, au niveau national et sur les territoires. 7 recommandations sont formulées.
L’Ansa a mené une étude visant à interroger le pilotage de la médiation en santé, c’est à dire l’ensemble des processus par lesquels des acteurs institutionnels et associatifs orientent, coordonnent, ajustent et soutiennent la médiation en santé, au niveau national et sur les territoires. Ce rapport concerne le projet pilote dans trois régions : Grand Est, Auvergne-Rhône-Alpes et les Pays de la Loire.
Portée par GoodFood 4 All, cette campagne européenne a pour but de mettre en avant le droit à l'alimentation, pour garantir à chaque citoyen·ne les nor ...
A l'approche de la Journée internationale des droits des femmes, découvrez comment, en santé aussi, les femmes sont victimes des inégalités de genre. Et pourquoi la recherche biomédicale s'est intéressée tardivement aux spécificités du corps féminin face à la maladie.
À l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, CNRS Le Journal revient sur ces maladies plus fréquentes, voire plus sévères, chez les femmes que chez les hommes : Alzheimer, maladies auto-immunes, mais aussi certains cancers. Pourquoi ? Les chercheurs sont sur la piste de plusieurs explications.
À l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, la sociologue Muriel Darmon décrypte pourquoi la parole des femmes est peu écoutée par le monde médical, qui tend à sous-estimer
Déclaration conjointe du Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe et du Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l'homme et l'extrême pauvreté, à l'occasion de la Conférence de haut niveau du Conseil de l'Europe sur les droits sociaux
Cet article vise à identifier les caractéristiques d’une démarche de recherche-développement ayant mené à la création d’un outil de sensibilisation à la violence éducative ordinaire en milieu scolaire. Il analyse également en quoi cette démarche a contribué à rendre l’outil adapté, utilisable et susceptible d’amorcer un changement. Ancrée dans une dynamique participative, cette recherche a mobilisé des comités diversifiés composés de membres du personnel scolaire et d’expert·e·s en éducation. L’analyse repose sur un rapport détaillé retraçant les étapes, les décisions et les ajustements réalisés tout au long du processus, ainsi que sur huit entrevues menées auprès de membres des comités. Les résultats mettent en évidence plusieurs facteurs favorables, notamment la qualité du climat collaboratif, des pistes pour soutenir la conjugaison de savoirs complémentaires ainsi que des modalités de participation structurantes. L’analyse révèle aussi certaines tensions méthodologiques liées à la collaboration, notamment en lien avec à la répartition des responsabilités et l’obtention de rétroactions critiques durant le développement. En exposant les forces et les limites de cette démarche, l’article contribue à la réflexion sur les conditions à réunir dans une recherche-développement participative pour soutenir une collaboration féconde et favoriser un changement de pratique durable.
Le rapport montre l’interdépendance forte entre niveau de scolarité, trajectoires de santé et inégalités sociales au Québec : faible scolarité rime avec chômage plus fréquent, emplois précaires, revenus plus bas, plus de maladies chroniques et une espérance de vie réduite. Il documente un gradient très net : chaque niveau de diplôme supplémentaire améliore l’accès à l’emploi, au revenu et à de meilleures conditions matérielles de vie. Les analyses s’appuient sur les principaux cadres internationaux des déterminants sociaux de la santé (OMS, modèle québécois, CSDH) en les appliquant au système éducatif. Du préscolaire au secondaire, les enfants issus de milieux défavorisés, les élèves EHDAA et, dans une moindre mesure, les garçons cumulent retards, vulnérabilités de santé, sorties sans diplôme et moindre accès aux études postsecondaires. Le document montre que l’organisation du système scolaire québécois (segmentation privé/public enrichi/public régulier) contribue à concentrer les élèves les plus défavorisés dans certaines filières, au détriment d’une réelle égalité des chances. Il pose explicitement la question : maintenir un modèle qui trie les élèves ou repenser en profondeur la structure scolaire pour favoriser une mixité sociale plus forte.
L’enquête s’inscrit dans le projet « Baromètre des transitions », qui vise à documenter la capacité de transition de la métropole grenobloise en interrogeant régulièrement les habitant·es sur leurs représentations, leurs pratiques et leurs marges de manœuvre face aux contraintes socio-économiques et environnementales. L’étude porte sur 495 personnes résidant dans les 49 communes de Grenoble Alpes Métropole, avec collecte entre mars et juin 2024 et redressement statistique selon l’âge, le genre, la densité de population, le diplôme et le statut d’activité. Elle explore les perceptions des inégalités socioécologiques, l’exposition perçue à la chaleur, au froid, aux nuisances (bruit, odeurs, pollution, animaux jugés nuisibles) et les capacités d’adaptation, en les reliant aux vulnérabilités économiques et sociales. Les résultats confirment l’existence d’un gradient social : les personnes en pauvreté monétaire, locataires, en mauvaise santé ou avec trajectoires résidentielles contraintes cumulent plus souvent expositions et faibles capacités de repli. L’enquête met aussi en évidence une dimension de « souffrance sociale » associée au climat : les personnes se considérant pauvres et affectées par les changements environnementaux expriment davantage nervosité, découragement et « cafard », pouvant s’apparenter à une éco-anxiété sociale.