Amélioration de la qualité de l'air, promotion de l'activité physique grâce aux modes de transports actifs, augmentation de la qualité nutritionnelle des régimes alimentaires, confort thermique des logements pour faire face aux vagues de chaleur ou de froid… Les politiques climatiques ont de nombreuses externalités positives sur l'état de santé des populations. Les études démontrent que les co-bénéfices sanitaires des politiques visant la neutralité carbone se manifestent localement et à court terme. Ces résultats permettent de sortir du prisme des émissions de carbone en intégrant la lutte contre le dérèglement climatique dans un cadre plus large. Alors que les Etats peinent à respecter leurs engagements climatiques, les co-bénéfices sanitaires des politiques climatiques peuvent représenter un argument décisif en faveur de politiques ambitieuses, tant auprès de la population que des décideurs politiques.
Veille documentaire - Santé environnement
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À l’approche des élections municipales de 2026, la propreté de l’espace public apparaît comme un enjeu central du cadre de vie. Cette enquête propose de l’aborder par un angle inattendu : la géographie des mégots de cigarette. Déchet minuscule mais omniprésent, le mégot devient un révélateur des usages quotidiens de l’espace public et des transformations sociales et territoriales. Observer où les mégots s’accumulent permet de lire une France vécue au quotidien, rythmée par les mobilités, les temps de travail, de loisirs et de consommation. Plus un lieu est fréquenté, plus il est exposé. Les « hotspots » – lieux de vie qui subissent de manière récurrente une forte concentration de mégots – se concentrent ainsi dans les espaces de transit et d’attente (gares, abribus), de consommation (rues commerçantes, terrasses), aux seuils d’établissements (écoles, bureaux, hôpitaux) et dans les lieux festifs. Un paradoxe s’impose : les villes rendues plus agréables, piétonnes et végétalisées paraissent souvent plus sales, car l’espace public s’étend, attire davantage d’usagers et met les services de propreté sous pression. L’enquête déconstruit les idées reçues : tous les fumeurs ne jettent pas leurs mégots. Le mauvais geste dépend d’un contexte précis (attente, stress, alcool, relâchement), d’automatismes hérités, d’une connaissance imparfaite des impacts environnementaux et, surtout, de l’absence d’alternatives visibles. Une minorité de contrevenants suffit cependant à dégrader durablement un lieu. Trois études de cas illustrent ces mécanismes : Grenoble met en évidence les tensions d’une métropole entre renaturation et incivilités ; Ambérieu-en-Bugey montre l’efficacité d’actions locales fondées sur la proximité et le lien social ; Banyuls-sur-Mer révèle l’effet amplificateur du tourisme et des usages festifs. En conclusion, l’enquête plaide pour une approche combinant équipements adaptés, sensibilisation humaine, mobilisation citoyenne et sanction mesurée, afin de faire de la propreté un levier fédérateur des politiques municipales.
Une étude originale, publiée ce 7 janvier par l'institut Terram, s’intéresse au sort des mégots de cigarettes jetés dans l’espace public. Ce geste banal dessine selon son auteur, l'essayiste Jean-Laurent Cassely, une géographie des usages plus que des habitants. La propreté serait ainsi un révélateur politique du faire commun local. Elle ne se réduit ainsi ni à un problème technique de nettoyage, ni à une simple question de discipline individuelle mais traduit un rapport collectif à l’espace partagé, à la règle, à l’autre et à l’institution municipale.
Ce guide présente diverses pistes de réflexion pour améliorer l’évaluabilité de projets visant à favoriser l’accès aux aliments sains. Ces pistes, réunies en cinq fiches, s’appuient sur les constats issus d’une analyse de l’évaluabilité de projets ayant cette visée, réalisée pour le compte du ministère de la Santé et des Services sociaux (Jalbert-Arsenault et Fafard, 2025).
Le guide est destiné en particulier aux intervenantes et intervenants en promotion de la saine alimentation dans les directions de santé publique et aux membres des tables intersectorielles régionales en saines habitudes de vie (TIR‑SHV). Il peut soutenir leur mandat d’accompagnement auprès des porteurs de projets visant à améliorer l’accès à la saine alimentation et permettre d’intégrer une réflexion sur l’évaluabilité de ces projets lors des étapes de planification et de suivi. Il pourrait également soutenir cette réflexion lors de l’élaboration des plans d’action régionaux en alimentation.
À l’approche des élections municipales, l’Alliance des Collectivités pour la Qualité de l’Air, avec le soutien d’Atmo France et du réseau des AASQA, lance un kit gratuit pour accompagner les élu.es et futur.es élu.es. Son objectif : intégrer simplement et efficacement la qualité de l’air dans les projets municipaux et sensibiliser sur ce sujet de santé publique.
Les Conservatoires d’espaces naturels de Bourgogne-Franche-Comté ont créé un dispositif original pour partir à la découverte des milieux naturels de la région. Il est destiné en priorité aux publics privés physiquement d’accès à la nature mais d’autres publics peuvent en profiter !
En 2023, des milliers de citoyens ont pris part à un projet de recherche participative visant à cartographier la qualité de l’eau sur le territoire français. Une démarche qui en apprend beaucoup aux chercheurs et qui sensibilise les bénévoles.
Des travaux conduits en Suède, sur une commune où une partie de la population recevait une eau du robinet fortement contaminée, et une autre, une eau faiblement polluée, apportent une nouvelle pièce au puzzle incomplet des troubles et des maladies associées aux PFAS.
À la maison, les nettoyants en tout genre nous exposent à des substances potentiellement toxiques. Dans la lignée notamment du Nutri-Score -cette échelle qui évalue les aliments en fonction de leur valeur nutritionnelle-, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), propose de noter les produits ménagers en fonction des dangers qu’ils font courir sur la santé humaine et sur l’environnement et de l’afficher sur les emballages. Les ministères concernés doivent désormais se prononcer sur la mise en place d’un tel score, la méthode à retenir et le type d’affichage à apposer.
Qu’il s'agisse des moisissures favorisées par l’humidité ou encore des substances chimiques toxiques émises par l’utilisation de produits ménagers ou par la combustion de cigarettes, bougies, encens etc., nous sommes exposés à de multiples polluants de l’air intérieur au sein de nos logements. On fait le point sur les bonnes habitudes à adopter à la maison pour limiter cette pollution.
Les seniors ont parfois la réputation d'être peu concernés et mobilisés sur les enjeux environnementaux. Dans cette étude, croisant analyse quantitative et entretiens qualitatifs, l'organisation Parlons Climat passe en revue le niveau de connaissances, les pratiques écologiques consenties ou non par la génération des baby-boomers (65-80 ans), mais surtout leur rôle spécifique dans la transition écologique et leur potentiel de mobilisation. A bien des égards, les résultats de cette étude déconstruisent l'idée d'une jeune génération climat engagée et de seniors en retrait.