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David Banta en 2023, définit les données probantes comme "des conclusions tirées de recherches et autres connaissances qui peuvent servir de base utile à la prise de décision dans le domaine de la santé publique et des soins de santé », et le Centre de collaboration nationale en santé publique canadien (2011), précise que « la santé publique fondée sur des données probantes est "le processus consistant à extraire et à disséminer les meilleures données disponibles issues de la recherche, de la pratique et de l’expérience, ainsi qu’à utiliser ces données pour éclairer et améliorer la pratique et les politiques en santé publique". »

Les références bibliographiques mentionnées ci-dessous sont extraites de la base de données Bib-Bop ; les documents sont accessibles en ligne ou consultables dans notre centre de documentation à Dijon. Ils proposent des données probantes ou des synthèses de connaissances sur les thématiques de santé déclinées dans le cadre du Rrapps BFC.

 

 

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Paris : HCSP, 2025, 187 p. (Avis et rapports)

Face aux transformations majeures actuelles, le HCSP a analysé l’évolution de la santé des adolescents (10-19 ans) sur trente ans. Malgré une baisse de la mortalité, les accidents et suicides restent les principales causes de décès chez les 15-19 ans. La santé mentale se dégrade, surtout chez les filles, avec une augmentation des troubles anxieux et dépressifs. La consommation de tabac et drogues diminue, mais l’usage de la e-cigarette progresse. Le surpoids et l’obésité, en hausse jusqu’en 2005, se maintiennent à un niveau élevé, tandis que la condition physique baisse. Le mode de vie est marqué par une forte hausse du temps d’écran, une baisse de l’activité physique et du sommeil, ainsi qu’une alimentation déséquilibrée. Les violences verbales, sexuelles et le cyberharcèlement augmentent, alors que le harcèlement scolaire recule. Les inégalités sociales se creusent, en particulier en santé mentale et nutrition, amplifiées par la pandémie. Le rapport appelle à une politique de santé globale, préventive et adaptée, pour mieux répondre aux besoins spécifiques des adolescents.

KALLENBACH Sacha, SAIE Mariane, SIRINELLI Marie
Paris : IGAS, IGESR, 2025, 82 p.

Ce rapport montre que les cités éducatives, dispositifs destinés aux jeunes des quartiers prioritaires, peuvent jouer un rôle important dans la promotion du bien-être, la prévention des troubles mentaux et l’orientation vers les soins, sans se substituer aux professionnels de santé. Les cités éducatives facilitent la coordination locale entre acteurs éducatifs, sociaux et sanitaires, et expérimentent des actions adaptées aux besoins des territoires. Le rapport souligne néanmoins des inégalités territoriales et un manque d’évaluation de l’impact des actions. Il formule dix recommandations pour renforcer ce rôle : intégrer explicitement la santé mentale dans les objectifs nationaux, associer davantage les acteurs de santé aux instances locales, cartographier l’offre existante, et développer des actions structurées et évaluables. L’objectif global est de mettre les cités éducatives au service d’une montée en puissance des actions de prévention et de promotion de la santé mentale des jeunes.

Maisons-Alfort : ANSES, 2025, 531 p.

Cette publication rassemble l'avis et le rapport d'expertise collective relatif aux effets de l’usage des réseaux sociaux numériques sur la santé des adolescents. Il analyse les effets des réseaux sociaux numériques sur la santé des adolescents (santé mentale, sommeil, anxiété, dépression, image de soi, conduites à risque, etc.). Il examine leurs usages, les facteurs de risque associés (pas seulement le temps d’écran mais aussi les contenus et l’engagement émotionnel) et propose des recommandations pour mieux encadrer ces pratiques afin de protéger la santé des jeunes.

Paris : HCSP, 2025, 187 p.

BRIAND MADRID Laélia
Marseille : Cres Paca, 2025, 27 p.

PRIGENT Amélie, PRACA Manon, BRUNN Matthias
La Plaine-Saint-Denis : HAS, 2025, 98 p.

Cette recommandation de la Haute autorité de santé (HAS) a pour objectif d’améliorer la prise en charge en santé mentale des enfants relevant de la protection de l’enfance. Elle s’articule autour de trois axes majeurs, déclinés selon les grandes étapes du parcours de soins. Elle insiste d’abord sur l’importance d’un repérage précoce des besoins en soins psychiatriques, en proposant des outils et méthodes pour identifier rapidement les signes de souffrance psychique chez les enfants protégés. Une intervention rapide permet de prévenir l’aggravation des troubles. Elle vise ensuite à faciliter l’accès aux soins, en agissant sur les freins rencontrés et en renforçant la coordination entre les acteurs de la protection de l’enfance et les structures de psychiatrie infanto-juvénile, à travers des dispositifs de liaison, des instances de coordination et des partenariats renforcés. Enfin, elle recommande de garantir un suivi personnalisé, stable et durable, adapté aux besoins de chaque enfant, en veillant à assurer la continuité des soins malgré les éventuelles ruptures dans leur parcours de vie.

EYRIEY Helno
Paris : CESE, 2025, 268 p.

Cet avis est le fruit d'un travail mené par le Conseil économique, social et environnemental (CESE) avec les acteurs de terrain, les experts, les citoyens s'appuyant également sur un dispositif de participation citoyenne des jeunes. Il dresse un constat alarmant sur la situation de l'état de santé mentale des enfants et des jeunes de 5 à 25 ans et appelle à une mobilisation immédiate et ambitieuse afin d'agir en profondeur, dans toutes les politiques publiques, sur les déterminants de la santé mentale. A travers 21 préconisations concrètes, il appelle à refonder et à améliorer le système de prévention et de prise en charge de la santé mentale des jeunes.

Paris : UNICEF, FNARS, 2025, 14 p.

Pour la septième année consécutive, la Fédération des acteurs de la solidarité (FNARS) et Unicef France publient un état des lieux du nombre de mineurs sans abri en France. Au 18 août 2025, 2 159 enfants, dont un quart de moins de trois ans, étaient sans solution d’hébergement malgré un appel au 115. Cette hausse de 6 % en un an (et 30 % depuis 2022) s'explique par la saturation des dispositifs d’accueil et la crise du logement, malgré les promesses gouvernementales de « zéro enfant à la rue ». Les régions les plus touchées sont l’Île-de-France, l’Auvergne-Rhône-Alpes, l’Occitanie et les Hauts-de-France. L'accent est mis cette année sur la situation des enfants mal-logés dans les territoires ultramarins où les indicateurs disponibles, bien que très incomplets, permettent d’estimer à 600 000 le nombre de personnes concernées par le mal-logement ou sans domicile dans les DROM, soit près de 3 habitants sur 10.

Paris : Cour des comptes, Chambres régionales et territoriales des comptes, 2025, 357 p.

Le rapport public annuel 2025 sur les politiques publiques en faveur des jeunes dresse un état des lieux des dispositifs mis en place par les pouvoirs publics pour accompagner la jeunesse dans ses parcours éducatifs, professionnels et citoyens. Cette analyse approfondie examine les politiques publiques sous différents angles afin d’identifier les réussites, les limites et les perspectives d’amélioration. Il s’appuie sur des diagnostics sectoriels et des évaluations d’impact pour fournir des recommandations aux décideurs publics. Le rapport est structuré en 2 volumes comportant chacun 2 parties. Dans ce premier volume, une première partie analysant l’accès des jeunes à l’éducation et à la formation met en avant les dispositifs permettant aux jeunes de construire leur avenir scolaire et professionnel (l’orientation au collège et au lycée, l’obligation de formation des jeunes de 16 à 18 ans, la prévention de l’échec en premier cycle universitaire, l’accès des jeunes des territoires ruraux à l’enseignement supérieur) ; la deuxième partie consacre quatre chapitres à l’aide à l’entrée dans la vie active et à l’autonomie, à travers l’analyse des politiques publiques facilitant l’insertion professionnelle et l’indépendance des jeunes (l’emploi des jeunes, l’accès des jeunes au logement, la mobilité des jeunes en transports collectifs, la prise en charge des jeunes majeurs sortant de l’aide sociale à l’enfance).

HART Kate, BORELLA Audran, BRESLIN Tara
Paris : Nightline Europe, 2025, 78 p.

Cette publication réalisée par Nightline Europe, un réseau d'associations européennes dirigées par les étudiants fournissant un soutien et des informations sur la santé mentale des jeunes par le biais de lignes d'écoute nocturnes gratuites, dresse un état des lieux de la recherche sur la prévalence, les déterminants et le coût de la mauvaise santé mentale étudiante en Europe. Le rapport présente également des données exclusives collectées par le réseau, basées sur environ 15 000 appels et tchats sur neuf mois de l’année universitaire 2023-2024 pris par des étudiant·e·s bénévoles formé·e·s à travers les 29 Nightlines dans 5 pays (Allemagne, Autriche, France, Irlande, et Royaume-Uni). Elles offrent un éclairage unique sur les besoins des étudiant·e·s et les facteurs contribuant à leur mal-être. 7 recommandations sont émises pour encourager les décideurs politiques à travailler avec les acteurs clefs (établissements d'enseignement supérieur et organisations de la société civile) pour mieux comprendre et renverser les tendances, intensifier les efforts tant en matière de prévention que de prise en charge.

Paris : Amnesty International, 2025, 41 p.

Ce rapport fait suite à celui paru en 2023 "Poussé·e·s vers les ténèbres" et présente de nouveaux éléments prouvant que, près de deux ans plus tard, le fil « Pour toi » de TikTok continue de pousser les enfants et les jeunes qui manifestent un intérêt pour la santé mentale dans un cercle vicieux de contenus dépressifs ou valorisant l’automutilation et le suicide. Rassemblant des témoignages de jeunes et de parents concernés en France, ainsi que de nouvelles preuves issues de recherches techniques, le rapport montre que TikTok ne fait rien pour remédier aux risques systémiques que son modèle fait courir aux enfants et aux jeunes, en violation des normes internationales relatives à la responsabilité des entreprises en matière de droits humains ainsi que de ses obligations contraignantes au titre du Règlement sur les services numériques de l’Union européenne. Le rapport lance un appel urgent à l’entreprise TikTok, mais aussi aux autorités de régulation françaises et européennes afin qu’elles agissent fermement pour l’obliger à respecter les droits de l’enfant et les droits humains et émet des recommandations.

Paris : CESE, 2025, 69 p.

Ce rapport résulte d'un dispositif de participation citoyenne mis en place par le Conseil économique, social et environnemental CESE visant à associer 20 jeunes de 12 à 18 ans pour identifier des facteurs qui peuvent influencer la santé mentale des jeunes, définir leurs besoins réels en matière de santé mentale et faire émerger des pistes de solutions qui dépassent la dimension médicale. La première partie du rapport présente les définitions et représentations de la santé mentale telles qu'exprimées par le panel pour contextualiser les constats et les propositions présentés dans la suite du document. Les réflexions et propositions sont structurées selon trois thématiques jugées prioritaires : l'environnement personnel, les discriminations et jugements, le système scolaire. Pour chacun de ces thèmes sont présentés les éléments de constats ainsi que les propositions détaillées. Dans une démarche d’exhaustivité, ce document présente également en dernière partie les thématiques qui n’ont pas pu être approfondies car jugées moins prioritaires, mais qui présentent toutefois des enjeux que les enfants et les jeunes souhaitent porter à la connaissance des pouvoirs publics : les réseaux sociaux et l'environnement global "les problèmes dans le monde".