Entre 2021 et 2023, les prix des produits alimentaires ont connu une forte inflation, augmentant de 21 %. Dans ce contexte économique difficile, la proportion de personnes déclarant ne pas toujours avoir assez à manger est restée élevée, fluctuant entre 10 % et 16 % au cours de la période. A cela s'ajoute une augmentation de la proportion de personnes ayant suffisamment à manger en quantité, mais pas toujours accès aux aliments souhaités. Cette proportion est passée de 42 % à 51 % en deux ans. Ces difficultés peuvent avoir des répercussions sur la qualité de l’alimentation et donc sur la santé. L'enquête du CRÉDOC « Comportements et attitudes alimentaires en France » réalisée en 2023 montre que les ménages en situation de précarité alimentaire ont une alimentation moins diversifiée que la moyenne et qu'ils consomment moins de produits frais tels que la viande rouge, les fruits et les légumes. Or, la plupart des études montrent qu'une moindre diversité alimentaire conduit souvent à une dégradation de la qualité nutritionnelle. L’étude montre également que les ménages précaires ont une moins bonne perception du lien entre alimentation et santé que la moyenne. Leur connaissance des outils et des recommandations de santé grand public est relativement bonne, mais moins élevée que pour le reste de la population.
Données probantes et prometteuses - Nutrition
David Banta en 2023, définit les données probantes comme "des conclusions tirées de recherches et autres connaissances qui peuvent servir de base utile à la prise de décision dans le domaine de la santé publique et des soins de santé », et le Centre de collaboration nationale en santé publique canadien (2011), précise que « la santé publique fondée sur des données probantes est "le processus consistant à extraire et à disséminer les meilleures données disponibles issues de la recherche, de la pratique et de l’expérience, ainsi qu’à utiliser ces données pour éclairer et améliorer la pratique et les politiques en santé publique". »
Les références bibliographiques mentionnées ci-dessous sont extraites de la base de données Bib-Bop ; les documents sont accessibles en ligne ou consultables dans notre centre de documentation à Dijon. Ils proposent des données probantes ou des synthèses de connaissances sur les thématiques de santé déclinées dans le cadre du Rrapps BFC.
Faisant le triple constat que le modèle alimentaire actuel pousse à la dégradation de la condition de vie des personnes, à la détérioration croissante de la santé publique et des écosystèmes, le Secours catholique, le réseau Civam, Solidarité paysans et la Fédération française des diabétiques en collaboration avec le bureau d’étude Le Basic ont réalisé un rapport chiffré et enrichi de nombreux témoignages de terrain pour estimer les coûts sanitaire, social et environnemental de l'alimentation. Les quatre organisations y dénoncent un système qui bloque structurellement la résolution de la triple équation de l’accessibilité sociale, de la durabilité de l'alimentation et de la juste rémunération des producteurs. Elles démontrent notamment que le prix payé pour se nourrir ne reflète en aucune manière les coûts pour la société, et invite à repenser en profondeur le système alimentaire ainsi que la façon dont il est soutenu, notamment par les pouvoirs publics. Elles pointent 30 pistes concrètes pour garantir un accès équitable à une nourriture de qualité, tout en assurant un revenu décent pour les agriculteurs et en respectant les limites planétaires, et invitent à dépasser collectivement les clivages, à prendre conscience des enjeux et à opérer un sursaut démocratique salutaire.
Cette publication vise à faire le point sur les interventions existantes destinées à améliorer l’état nutritionnel des personnes de 60 ans et plus afin de repérer quelles actions méritent d’être soutenues en priorité. L’objectif est de fournir une base de connaissances fondée sur des preuves scientifiques pour orienter les politiques et les programmes de prévention de la dénutrition chez les seniors.
Cette publication propose une synthèse des connaissances scientifiques sur la mise en œuvre de sessions d'éducation nutritionnelle à destination des personnes de plus de 60 ans en mettant en exergue 8 conseils pour réussir une action de prévention en nutrition.
Suite aux difficultés remontées par les gestionnaires d’établissements pour accéder à une alimentation journalière de qualité, la Fédération des acteurs de la solidarité propose un plan d’accompagnement « prestation d’alimentation » dont l'objectif est d’aider les structures et leurs équipes à améliorer leur offre et à proposer un accompagnement par l’alimentation adaptée aux personnes en situation de précarité qu’ils hébergent et accompagnent. Cette publication est un recueil de 7 fiches réparties en trois parties : la première partie présente dans une fiche pédagogique des éléments de méthode et de réflexion ; la seconde partie comporte des fiches pratiques et des exemples d'actions à mettre en place ; la dernière partie propose des outils de sensibilisation, d'information et de communication à destination des personnes en situation de précarité alimentaire et des professionnels qui les accompagnent. La Fédération formule par ailleurs des recommandations à destination des pouvoirs publics pour lutter contre la précarité alimentaire dans le cadre du futur déploiement du "Plan logement d'Abord 2".
Cet avis du Conseil national de l'alimentation rappelle que l’alimentation est un déterminant majeur de la santé et du bien vieillir, à tous les âges de la vie, et propose une approche systémique afin d’améliorer l’alimentation des personnes âgées dans un souci de préservation de leur santé et de leurs liens sociaux. Il identifie plusieurs objectifs communs partagés : garantir une alimentation répondant aux besoins nutritionnels et prenant en compte le plaisir et les habitudes des personnes âgées ; prendre en compte l’hétérogénéité de la population âgée dans les mesures et orientations les concernant, considérant l’ensemble des trajectoires de vieillissement et des lieux de vie ; permettre à toutes et tous un accès digne à une alimentation suffisante, adaptée et de qualité, notamment pour prévenir la survenue des pathologies associées au vieillissement ; associer les personnes âgées à l’élaboration et à la validation des politiques publiques et des dispositifs les concernant à toutes les échelles de territoires. Pour y répondre, le CNA propose des recommandations opérationnelles déclinant ces objectifs dont 9 recommandations clés priorisées.
Après 18 mois de travail collaboratif incluant plus d’une centaine d’auditions, ce rapport formule six recommandations clés pour lutter contre la précarité alimentaire en France. Il propose des solutions concrètes et applicables pour réduire cette précarité et promouvoir une alimentation saine et accessible pour tous, en mobilisant des leviers socio-économiques, culturels et géographiques. Parmi les recommandations, le chèque alimentaire se distingue comme un outil central pour garantir l’accès à une alimentation de qualité, particulièrement crucial pour les ménages vulnérables face à l’inflation croissante. Dans un contexte de hausse continue des prix, cette mesure longtemps discutée devient incontournable dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. L’Institut Montaigne insiste sur l’urgence d’une intervention, soulignant que, pour de nombreux ménages modestes, l’alimentation est désormais une variable d’ajustement budgétaire, ce qui pose de graves risques pour la santé publique.
Cette fiche de synthèse complète les données du guide réalisé par la Haute Autorité de Santé relatif à la consultation et la prescription d’activité physique chez l’adulte et le référentiel de prescription d’activité physique chez les personnes âgées. Il se base sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé de prévention des chutes paru en 2022 et aborde 4 points complétés par une bibliographie : données générales, repérage des personnes âgées à risque de chute, interventions de prévention des chutes, exemples de programmes d'activité physique.
Cette bibliographie commentée propose une sélection de ressources pour prévenir la sédentarité et promouvoir l’activité physique. Elle commence par présenter des données de cadrage, propose des définitions et explique les différents concepts associés. Elle fournit un état des lieux de la situation en France. Elle s’intéresse ensuite aux projets de territoire, notamment concernant l’urbanisme favorable à la santé et aux mobilités actives. La dernière partie présente des pistes, recommandations et actions exemplaires pour promouvoir l’activité physique.
Cette synthèse des connaissances porte sur l’analyse de l’efficacité de l’éducation à la santé buccodentaire pour la prévention de la carie en dentition temporaire chez les enfants de 0 à 4 ans. Elle repose sur une recension de 17 études et ses résultats visent à soutenir le ministère de la santé et des services sociaux du Québec en vue de la réalisation du prochain Programme national de santé publique et la révision des actions ciblant l'amélioration de la condition buccodentaire des enfants. Trois périodes ont été évaluées selon le moment où les interventions sont réalisées que ce soit auprès de la mère (enceinte ou non), du parent ou du responsable des soins buccodentaires de l’enfant : la période prénatale, la période postnatale et les interventions amorcées en période prénatale et poursuivies en période postnatale.
Cette leçon inaugurale au Collège de France présente l'état de l'art en matière de relations nutrition-santé ainsi que les recommandations pour la prévention nutritionnelle des maladies chroniques.
Cette synthèse rapide des connaissances porte sur le rôle des interventions ou adaptations d’interventions environnementales favorables à l’adoption de saines habitudes alimentaires chez les personnes âgées de 50 ans et plus vivant en communauté. Elle a été élaborée dans le cadre de la réalisation de la mesure 32 du deuxième plan d’action de la politique Vieillir et vivre ensemble (2018-2023) du Québec. L'analyse de six études a permis de dégager des constats mais les résultats démontrent qu’il existe encore très peu de connaissances sur lesquelles s’appuyer pour développer ou modifier des interventions environnementales afin de favoriser les saines habitudes alimentaires dans la population vieillissante.