Ce document fait suite aux rencontres nationales du Réseau français Villes-Santé qui se sont tenues au mois de juin 2023. Il souligne le rôle crucial des villes et des intercommunalités dans la promotion de la santé environnementale et la lutte et l'adaptation aux changements climatiques, malgré les défis liés à des logiques systémiques à grande échelle. Il met en lumière des exemples d'actions menées par des villes et intercommunalités et appelle à une action concertée et urgente pour concilier atténuation, adaptation et prévention en santé face aux changements climatiques.
Données probantes et prometteuses - Santé environnement
David Banta en 2023, définit les données probantes comme "des conclusions tirées de recherches et autres connaissances qui peuvent servir de base utile à la prise de décision dans le domaine de la santé publique et des soins de santé », et le Centre de collaboration nationale en santé publique canadien (2011), précise que « la santé publique fondée sur des données probantes est "le processus consistant à extraire et à disséminer les meilleures données disponibles issues de la recherche, de la pratique et de l’expérience, ainsi qu’à utiliser ces données pour éclairer et améliorer la pratique et les politiques en santé publique". »
Les références bibliographiques mentionnées ci-dessous sont extraites de la base de données Bib-Bop ; les documents sont accessibles en ligne ou consultables dans notre centre de documentation à Dijon. Ils proposent des données probantes ou des synthèses de connaissances sur les thématiques de santé déclinées dans le cadre du Rrapps BFC.
Cette synthèse des connaissances s’inscrit dans le projet Villes vivantes dont l’objectif est d’aider les municipalités à se doter d’actions concrètes pour mettre en œuvre des trames vertes de proximité au bénéfice de certains groupes de population pouvant davantage subir les effets délétères des changements climatiques comme les personnes aînées et les personnes en situation de défavorisation. Elle a pour objectif d'identifier les facteurs qui influencent les déplacements actifs (marche ou vélo) ainsi que l’utilisation des trames vertes urbaines pour ses deux groupes de population. Ces facteurs facilitant ou limitant ont été regroupés en quatre catégories : les facteurs individuels ou personnels, les facteurs de l’environnement physique ou bâti, les facteurs de l’environnement social et les facteurs climatiques ou météorologiques.
Cette étude menée par l’Irdes, en partenariat avec le secrétariat général du Haut conseil pour l’avenir de l’Assurance maladie (Hcaam) – dont elle n’engage pas les membres – porte sur l’empreinte écologique des systèmes de santé et les différentes stratégies susceptibles d’atténuer celle-ci. Cette question ayant été peu documentée à ce jour, il est apparu nécessaire d’élaborer une synthèse de la littérature existante, de plus en plus abondante, concernant les différentes stratégies envisageables et leur efficacité. L’objectif ici est de proposer un cadre d’action fondé sur des preuves, visant à assurer la soutenabilité environnementale du système de santé français. Deux revues de littérature sont proposées : la première présente un panorama des principales sources de pollution et des principaux domaines du système de santé qui contribuent à l’empreinte écologique ; la seconde identifie un échantillon représentatif des mesures mises en œuvre dans les pays industrialisés – et leur impact estimé – pour réduire l’empreinte écologique des activités de soins. Les résultats de ces deux revues et l’analyse des principaux acteurs impliqués dans la surveillance et la réduction de l’impact environnemental des soins en France ont servi de base pour proposer un cadre d’action holistique visant à améliorer la soutenabilité environnementale du système de santé. [D'après résumé auteur]
Présentant les grands défis écologiques et les inégalités socio-environnementales de notre temps, plus de 150 auteurs présentent les méthodes et approches de la santé publique environnementale d’aujourd’hui en s’appuyant sur les données les plus récentes, établissent des objectifs au gré d’exemples illustrés et d’études de cas en Europe, en Afrique et en Amérique du Nord. Cette 2ème édition s’enrichit de nouvelles perspectives comme la démarche « Une seule santé », le concept d’exposome, et offre une vision globale des impacts sanitaires des changements climatiques.
Cette synthèse de la littérature, réalisée par l’Observatoire régional de la santé (ORS) des Pays de la Loire, à la demande de l’Agence régionale de santé (ARS), est destinée aux décideurs publics comme du personnel de l'éducation nationale et des aménageurs. Elle vise à décrire les liens entre les espaces scolaires et les déterminants de la santé : qualité de l’air, ambiance sonore, confort thermique et visuel, activité physique, accès à la nature et à la biodiversité… Afin d'accompagner aux mieux les acteurs dans l’aménagement d’écoles favorables à la santé, elle propose également des recommandations, et des outils existants.
Ces actes proposent une synthèse des échanges et des tables rondes du colloque "Faire battre One health au coeur de la France" organisé par le do-tank France for one health qui promeut la création de liens entre les acteurs de la santé animale, de la santé environnementale et de la santé humaine et qui a pour objectif d'informer et de porter des propositions pour développer One health en France. Trois tables rondes ont structuré les deux matinées d'échanges : 1) comment donner vie à One health dans les territoires ; 2) comment affirmer au sein de l’Etat un changement culturel en faveur de One health ; 3) comment adapter les pratiques professionnelles aux défis posés par One health. Trois propositions sont émises pour lever les freins qui subsistent et pour soutenir la concrétisation et la diffusion de cette approche.
Ce document synthétise un article scientifique dans lequel ses auteurs et autrices ont exploré, en réalisant une revue de la littérature, dans quelle mesure les principes et les méthodes de la promotion de la santé et de la réduction des risques sont intégrés dans les pratiques One Health.
Ce document présente un dispositif de mobilisation sociale issu d'une expérimentation sur le département de l'Isère, et définit des recommandations pour déployer les actions proposées. Ce dispositif est issu d'un travail de terrain approfondi qui a permis d'identifier des stratégies d'intervention appuyées sur les sciences comportementales. Il est le résultat d'une démarche de co-création d'actions avec les acteurs de terrain, actions qui ont ensuite été testées en conditions réelles sur deux communes de l'Isère. Les dispositifs ont vocation à favoriser l'adoption des gestes de prévention pour réduire la présence du moustique tigre en mobilisant des leviers comportementaux ciblés identifiés comme efficace pour inciter aux changements de comportements.
Ce document est conçu comme une feuille de route pour sensibiliser les collectivités à l’intérêt de développer les mobilités actives pour compenser les effets néfastes de la pollution atmosphérique et améliorer la santé de leurs citoyens. Il est issu de l’expérimentation de l’outil HEAT® (Health Economic Assessment Tool, développé par l'OMS) appliquée aux politiques mobilités de trois métropoles de la région Provence-Alpes-Côte-D’Azur, et de l’accompagnement visant à adapter l’utilisation de l’outil à la spécificité des besoins des territoires concernés. L’objectif de ce document est de proposer une trame générale qui peut constituer un cadre d’utilisation reproductible sur d’autres territoires. Ce document reprend la démarche d’Intégration de la Santé dans Toutes les Politiques (ISTP) et distille des clés opérationnelles pour une bonne appropriation de la démarche et d’un principe clé : les mobilités actives constituent un levier sanitaire complémentaire à celui des politiques environnementales de réduction de la pollution atmosphérique, levier tout aussi efficace pour améliorer la santé des populations locales. Ce document a été réalisé dans le cadre du Plan régional santé environnement (PRSE) Provence-Alpes-Côte d'Azur, par le bureau d’études Energies Demain.
Fruit d'un travail collaboratif entre le département Energie climat de l'Institut Paris Région, l’Association des maires d'Ile-de-France (AMIF), l’Agence régionale énergie climat (AREC) et l’ADEME Ile-de-France, ce recueil de recommandations et de bonnes pratiques, élaboré avec un groupe d'élus franciliens volontaires, a pour objectif d'aider les élus à s'emparer des questions d'adaptation au changement climatique. Il apporte des réponses en donnant des clés opérationnelles pour favoriser le passage à l'action et mieux prendre en compte cet impératif dans les politiques publiques locales.
Ce dossier documentaire a été élaboré dans le cadre de la préparation du Plan régional Santé-Environnement (PRSE) 4 de Bourgogne-Franche-Comté. Il agrège un ensemble de documents en vue de constituer une base de connaissances à partager avec le groupe d'experts régional chargé d'élaborer une stratégie de mobilisation sociale pour lutter contre le moustique tigre, dans le cadre du dispositif de prévention et de lutte contre le moustique Aedes albopictus. Il a pour objectif d'identifier des interventions efficaces à expérimenter en région et de documenter des méthodes de mises en œuvre, à partir d'une recherche documentaire pointant sur les stratégies de mobilisation sociale. Il est structuré en 6 parties : 1) Des définitions, qu'il s'agisse de concepts en santé environnement, de modes d'intervention en promotion de la santé et de questions de méthodologie ; 2) Des connaissances de base sur les maladies vectorielles, le moustique tigre et la mobilisation sociale ; 3) Les programmes nationaux, régionaux et internationaux de lutte contre les maladies vectorielles et quelques référentiels, recommandations et guides de mobilisation sociale ; 4) Une scoping review qui précise les stratégies, les leviers et les freins, et l'acceptabilité des interventions, s'appuyant sur la littérature scientifique ; 5) La présentation de quelques actions ; et 6) un inventaire des supports de communication, des outils pédagogiques et des sites internet ressources.
Près d’un an après la sortie du quatrième plan national santé environnement 2021-2025 (PNSE 4), les ministères chargés de l’écologie et de la santé publient le premier rapport d’avancement du plan. 98% des actions prévues dans le cadre du plan sont d’ores et déjà lancées, pour un investissement de 76 millions d’euros. Ce rapport d’avancement s’accompagne d’un livret élaboré par le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), à destination des élus et des collectivités, portant sur les politiques locales à mener en matière de santé environnement.