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David Banta en 2023, définit les données probantes comme "des conclusions tirées de recherches et autres connaissances qui peuvent servir de base utile à la prise de décision dans le domaine de la santé publique et des soins de santé », et le Centre de collaboration nationale en santé publique canadien (2011), précise que « la santé publique fondée sur des données probantes est "le processus consistant à extraire et à disséminer les meilleures données disponibles issues de la recherche, de la pratique et de l’expérience, ainsi qu’à utiliser ces données pour éclairer et améliorer la pratique et les politiques en santé publique". »

Les références bibliographiques mentionnées ci-dessous sont extraites de la base de données Bib-Bop ; les documents sont accessibles en ligne ou consultables dans notre centre de documentation à Dijon. Ils proposent des données probantes ou des synthèses de connaissances sur les thématiques de santé déclinées dans le cadre du Rrapps BFC.

 

 

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SOL Jean, CHASSEING Daniel, BRULIN Céline
Paris : Sénat, 2025, 193 p.

Cet état des lieux sur la santé mentale des Français depuis la fin de la crise sanitaire de la Covid-19 réalisé par la commission des affaires sociales du Sénat constate que la dégradation est une tendance de fond et s’inquiète de l’explosion des troubles psychiques chez les jeunes. Elle alerte sur la nécessité de réduire les inégalités territoriales dans l’accès aux soins et de mobiliser l’ensemble des acteurs pour garantir une prise en charge graduée et de proximité aux patients. Parmi les 22 recommandations formulées pour répondre aux difficultés de la psychiatrie et améliorer le repérage et la prise en charge des troubles psychiques, trois priorités sont identifiées : lever les freins au déploiement des infirmières en pratique avancée (IPA) mention psychiatrie et santé mentale ; renforcer les centres médico-psychologiques (CMP) pour les maintenir comme structure pivot de la prise en charge psychiatrique ; faciliter les interventions à domicile grâce aux CMP ou à des équipes mobiles spécialisées.

Paris : Amnesty International, 2025, 41 p.

Ce rapport fait suite à celui paru en 2023 "Poussé·e·s vers les ténèbres" et présente de nouveaux éléments prouvant que, près de deux ans plus tard, le fil « Pour toi » de TikTok continue de pousser les enfants et les jeunes qui manifestent un intérêt pour la santé mentale dans un cercle vicieux de contenus dépressifs ou valorisant l’automutilation et le suicide. Rassemblant des témoignages de jeunes et de parents concernés en France, ainsi que de nouvelles preuves issues de recherches techniques, le rapport montre que TikTok ne fait rien pour remédier aux risques systémiques que son modèle fait courir aux enfants et aux jeunes, en violation des normes internationales relatives à la responsabilité des entreprises en matière de droits humains ainsi que de ses obligations contraignantes au titre du Règlement sur les services numériques de l’Union européenne. Le rapport lance un appel urgent à l’entreprise TikTok, mais aussi aux autorités de régulation françaises et européennes afin qu’elles agissent fermement pour l’obliger à respecter les droits de l’enfant et les droits humains et émet des recommandations.

Paris : UNIOPSS, 2025, 27 p.

Commentant la feuille de route du gouvernement dans le contexte de la reconnaissance de la santé mentale comme "Grande cause nationale 2025", ce plaidoyer met en lumière l'urgence d'une politique publique globale en santé mentale dans la durée en soulignant les lacunes et les besoins impérieux des personnes concernées. Il appelle à revoir à la hausse les ambitions de la feuille de route et émet douze propositions regroupées en quatre axes : reconnaître la citoyenneté des personnes ; développer l’approche globale en santé mentale et son caractère préventif ; réorganiser l’offre en santé mentale ; mettre en place des actions complémentaires pour les populations présentant des vulnérabilités particulières (personnes handicapées, âgées, enfants, jeunes, populations précaires ou migrantes, personnes détenues, aidants).

HART Kate, BORELLA Audran, BRESLIN Tara
Paris : Nightline Europe, 2025, 78 p.

Cette publication réalisée par Nightline Europe, un réseau d'associations européennes dirigées par les étudiants fournissant un soutien et des informations sur la santé mentale des jeunes par le biais de lignes d'écoute nocturnes gratuites, dresse un état des lieux de la recherche sur la prévalence, les déterminants et le coût de la mauvaise santé mentale étudiante en Europe. Le rapport présente également des données exclusives collectées par le réseau, basées sur environ 15 000 appels et tchats sur neuf mois de l’année universitaire 2023-2024 pris par des étudiant·e·s bénévoles formé·e·s à travers les 29 Nightlines dans 5 pays (Allemagne, Autriche, France, Irlande, et Royaume-Uni). Elles offrent un éclairage unique sur les besoins des étudiant·e·s et les facteurs contribuant à leur mal-être. 7 recommandations sont émises pour encourager les décideurs politiques à travailler avec les acteurs clefs (établissements d'enseignement supérieur et organisations de la société civile) pour mieux comprendre et renverser les tendances, intensifier les efforts tant en matière de prévention que de prise en charge.

Hellemmes : EPSM Lille-Métropole, CCOMS, 2025, 75 p.

Ce guide national de recommandations est destiné à accompagner les acteurs des territoires dans la création et le fonctionnement d'un conseil local de santé mentale (CLSM). Rédigé avec la contribution d’un groupe de travail national représentatif, il propose un cadre de référence aligné sur les politiques de santé publique et les recommandations de l’OMS, tout en valorisant la souplesse nécessaire à l’adaptation locale. Il est structuré en 7 parties : cadre de référence ; définition et objectifs des CLSM ; composition et instances ; coordination ; financement ; suivi, évaluation et capitalisation ; articulation avec les autres dispositifs territoriaux. Il est enrichi de schémas explicatifs, d’exemples concrets et d’annexes pratiques.

KALLENBACH Sacha, SAIE Mariane, SIRINELLI Marie
Paris : IGAS, IGESR, 2025, 82 p.

Ce rapport montre que les cités éducatives, dispositifs destinés aux jeunes des quartiers prioritaires, peuvent jouer un rôle important dans la promotion du bien-être, la prévention des troubles mentaux et l’orientation vers les soins, sans se substituer aux professionnels de santé. Les cités éducatives facilitent la coordination locale entre acteurs éducatifs, sociaux et sanitaires, et expérimentent des actions adaptées aux besoins des territoires. Le rapport souligne néanmoins des inégalités territoriales et un manque d’évaluation de l’impact des actions. Il formule dix recommandations pour renforcer ce rôle : intégrer explicitement la santé mentale dans les objectifs nationaux, associer davantage les acteurs de santé aux instances locales, cartographier l’offre existante, et développer des actions structurées et évaluables. L’objectif global est de mettre les cités éducatives au service d’une montée en puissance des actions de prévention et de promotion de la santé mentale des jeunes.

Châlons-en-Champagne : CESER Grand Est, 2025, 125 p. (Avis et rapports du CESER)

Cet avis traite de la santé mentale des jeunes de la région Grand Est. Il rassemble et analyse des éléments recueillis (chiffres clés, dispositifs, acteurs…) pour, in fine, favoriser une meilleure intégration sociale et professionnelle des jeunes. Le CESER Grand Est alerte sur la forte dégradation de la santé mentale des jeunes, marquée par l’anxiété, l’isolement et des difficultés d’accès aux soins. Il souligne le manque de coordination entre les acteurs et les inégalités territoriales. Le rapport appelle à renforcer la prévention dès le plus jeune âge et à améliorer la lisibilité des dispositifs. Il recommande aussi une politique publique globale impliquant les jeunes eux-mêmes.

VASSIEUX Laëtitia
Dijon : Promotion Santé Bourgogne-Franche-Comté, 2025, 66 p.

Ce dossier documentaire accompagne le module MENTAL « Promouvoir la santé mentale publique : concepts, méthodes et leviers pour agir ». Il propose une sélection de références récentes, francophones. Sans prétendre à l’exhaustivité, il met en lumière des ressources essentielles pour mieux comprendre et agir en santé mentale. Le dossier est organisé en huit rubriques : des définitions sourcées de concepts clés, parfois illustrées ; les représentations de la santé mentale et la stigmatisation ; les politiques et programmes de santé, en France et à l’international ; l’épidémiologie, avec un focus sur différentes populations ; les déterminants de la santé mentale, incluant l’impact des crises sanitaires et environnementales ; agir en santé mentale (panorama des acteurs, référentiels, stratégies d’intervention, exemples et bases d’actions) ; des outils pédagogiques pour accompagner vos publics ; une sélection finale de ressources de référence.

Paris : CNSA, ODAS, 2025, 43 p.

La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) propose aux départements et aux collectivités locales un guide destiné à accompagner la construction d’une politique publique de lutte contre l’isolement des personnes âgées. Structuré en deux parties, il présente d’abord les conditions nécessaires à l’élaboration d’une stratégie territoriale partagée, puis développe les différentes phases pour mettre en œuvre cette politique : prévention et repérage des situations d’isolement, orientation des personnes en fonction de leurs besoins et élaboration de réponses adaptées prenant en compte la diversité des situations rencontrées.

Paris : CESE, 2025, 69 p.

Ce rapport résulte d'un dispositif de participation citoyenne mis en place par le Conseil économique, social et environnemental CESE visant à associer 20 jeunes de 12 à 18 ans pour identifier des facteurs qui peuvent influencer la santé mentale des jeunes, définir leurs besoins réels en matière de santé mentale et faire émerger des pistes de solutions qui dépassent la dimension médicale. La première partie du rapport présente les définitions et représentations de la santé mentale telles qu'exprimées par le panel pour contextualiser les constats et les propositions présentés dans la suite du document. Les réflexions et propositions sont structurées selon trois thématiques jugées prioritaires : l'environnement personnel, les discriminations et jugements, le système scolaire. Pour chacun de ces thèmes sont présentés les éléments de constats ainsi que les propositions détaillées. Dans une démarche d’exhaustivité, ce document présente également en dernière partie les thématiques qui n’ont pas pu être approfondies car jugées moins prioritaires, mais qui présentent toutefois des enjeux que les enfants et les jeunes souhaitent porter à la connaissance des pouvoirs publics : les réseaux sociaux et l'environnement global "les problèmes dans le monde".

MOUILLER Philippe, SOL Jean, CHASSEING Daniel (et al.)
Paris : Sénat-Commission des affaires sociales, 2025, 8 p.

Cette publication propose une synthèse du rapport d'information de la Commission des affaires sociales du Sénat relatif à la situation de la santé mentale et la psychiatrie en France. Dressant un état des lieux alarmant sur l'aggravation des troubles psychiques touchant tout particulièrement les jeunes, elle constate l'impérieuse nécessité de réduire les inégalités dans l'accès aux soins et de mobiliser l'ensemble des acteurs pour garantir une prise en charge graduée et de proximité. Elle énonce une vingtaine de recommandations pour répondre aux enjeux.

Lauricella Marie
Dossier de veille de l'IFE, 2024, 148 : 28 p.

L'enjeu de ce Dossier de veille est d’analyser les interactions entre les manifestations des souffrances psychiques des adolescent·es et leurs parcours scolaires et universitaires. Ainsi, la première partie propose une définition de la santé mentale, dresse les contours des difficultés psychologiques rencontrées par les adolescent·es selon leurs niveaux scolaires, et identifie les principaux facteurs de risque d’une dégradation de leur santé mentale. La deuxième section analyse les traductions des souffrances psychiques des jeunes dans les institutions d’enseignement, et leurs conséquences sur leurs trajectoires scolaires, mais également personnelles. Enfin la troisième partie dresse un panorama – non exhaustif – des réponses apportées par les institutions d’enseignement secondaire et supérieur face aux difficultés psychologiques des élèves et des étudiant·es.