La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) propose aux départements et aux collectivités locales un guide destiné à accompagner la construction d’une politique publique de lutte contre l’isolement des personnes âgées. Structuré en deux parties, il présente d’abord les conditions nécessaires à l’élaboration d’une stratégie territoriale partagée, puis développe les différentes phases pour mettre en œuvre cette politique : prévention et repérage des situations d’isolement, orientation des personnes en fonction de leurs besoins et élaboration de réponses adaptées prenant en compte la diversité des situations rencontrées.
Données probantes et prometteuses - Santé mentale
David Banta en 2023, définit les données probantes comme "des conclusions tirées de recherches et autres connaissances qui peuvent servir de base utile à la prise de décision dans le domaine de la santé publique et des soins de santé », et le Centre de collaboration nationale en santé publique canadien (2011), précise que « la santé publique fondée sur des données probantes est "le processus consistant à extraire et à disséminer les meilleures données disponibles issues de la recherche, de la pratique et de l’expérience, ainsi qu’à utiliser ces données pour éclairer et améliorer la pratique et les politiques en santé publique". »
Les références bibliographiques mentionnées ci-dessous sont extraites de la base de données Bib-Bop ; les documents sont accessibles en ligne ou consultables dans notre centre de documentation à Dijon. Ils proposent des données probantes ou des synthèses de connaissances sur les thématiques de santé déclinées dans le cadre du Rrapps BFC.
Ce rapport résulte d'un dispositif de participation citoyenne mis en place par le Conseil économique, social et environnemental CESE visant à associer 20 jeunes de 12 à 18 ans pour identifier des facteurs qui peuvent influencer la santé mentale des jeunes, définir leurs besoins réels en matière de santé mentale et faire émerger des pistes de solutions qui dépassent la dimension médicale. La première partie du rapport présente les définitions et représentations de la santé mentale telles qu'exprimées par le panel pour contextualiser les constats et les propositions présentés dans la suite du document. Les réflexions et propositions sont structurées selon trois thématiques jugées prioritaires : l'environnement personnel, les discriminations et jugements, le système scolaire. Pour chacun de ces thèmes sont présentés les éléments de constats ainsi que les propositions détaillées. Dans une démarche d’exhaustivité, ce document présente également en dernière partie les thématiques qui n’ont pas pu être approfondies car jugées moins prioritaires, mais qui présentent toutefois des enjeux que les enfants et les jeunes souhaitent porter à la connaissance des pouvoirs publics : les réseaux sociaux et l'environnement global "les problèmes dans le monde".
Cette publication propose une synthèse du rapport d'information de la Commission des affaires sociales du Sénat relatif à la situation de la santé mentale et la psychiatrie en France. Dressant un état des lieux alarmant sur l'aggravation des troubles psychiques touchant tout particulièrement les jeunes, elle constate l'impérieuse nécessité de réduire les inégalités dans l'accès aux soins et de mobiliser l'ensemble des acteurs pour garantir une prise en charge graduée et de proximité. Elle énonce une vingtaine de recommandations pour répondre aux enjeux.
Cet avis est le fruit d'un travail mené par le Conseil économique, social et environnemental (CESE) avec les acteurs de terrain, les experts, les citoyens s'appuyant également sur un dispositif de participation citoyenne des jeunes. Il dresse un constat alarmant sur la situation de l'état de santé mentale des enfants et des jeunes de 5 à 25 ans et appelle à une mobilisation immédiate et ambitieuse afin d'agir en profondeur, dans toutes les politiques publiques, sur les déterminants de la santé mentale. A travers 21 préconisations concrètes, il appelle à refonder et à améliorer le système de prévention et de prise en charge de la santé mentale des jeunes.
Ce rapport prolonge l’étude menée en 2024 par la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) sur les femmes et le sans-abrisme, en s'intéressant spécifiquement aux dispositifs de veille sociale, tels que les accueils de jour et les maraudes. Il repose sur les observations des structures œuvrant au contact direct des personnes sans domicile, en métropole comme dans les territoires ultramarins, qu’elles soient professionnelles ou bénévoles. L’enquête brosse un portrait précis des réalités vécues par les femmes sans-abri : féminisation croissante de la précarité, violences multiples, ruptures institutionnelles, ainsi que des problèmes de santé, notamment mentale. Le rapport décrit également les actions mises en place par les structures d’accueil, tout en soulignant la nécessité de renforcer les formations, les outils et les partenariats pour une prise en charge plus digne et adaptée. Il s’inscrit dans une démarche plus large de documentation sur le mal-logement et la précarité au féminin, notamment pour les femmes seules ou accompagnées d’enfants.
S'inscrivant dans une démarche de prévention de la perte d'autonomie, ce rapport explore les critères d'efficacité des interventions visant à améliorer le bien-être psychologique des personnes âgées de 60 ans et plus. L'analyse repose sur une revue de littérature rigoureuse et propose une analyse approfondie des critères d’efficience des interventions portant sur les thématiques des compétences psychosociales, de l'activité physique et de l'activité artistique. Une réflexion critique sur les facteurs de réussite et les implications pratiques pour la mise en place des interventions est développée et conclut à la nécessité de programmes intégrés, adaptés aux besoins, centrés sur les compétences psychosociales et le lien social pour favoriser un vieillissement actif et le bien-être psychologiques des seniors.
Ce dossier documentaire accompagne le dispositif du service sanitaire en Bourgogne-Franche-Comté. Il est structuré en 7 grands chapitres :
- UN GLOSSAIRE présentant des définitions sourcées de concepts entrant dans la problématique de la santé mentale, sous l’angle de la promotion de la santé. Les définitions sont parfois accompagnées d’illustrations.
- La seconde partie traite des REPRÉSENTATIONS de la santé mentale et de la STIGMATISATION visant les personnes.
- La troisième partie mentionne des POLITIQUES ET/OU PROGRAMMES DE SANTÉ
- La quatrième partie concerne l’ÉPIDEMIOLOGIE en matière de santé mentale en population générale et chez les jeunes.
- La cinquième partie porte sur les DÉTERMINANTS DE LA SANTÉ MENTALE. Des publications permettent d’illustrer en quoi certains facteurs qu’ils soient individuels, sociaux et économiques ou encore sociétaux agissent sur la santé mentale des jeunes.
- La sixième partie AGIR EN SANTÉ MENTALE propose des référentiels et guides d’aide à l’action, des stratégies d’intervention et des exemples d’actions, et des outils pédagogiques pour intervenir auprès de vos publics.
- Et enfin une liste de RESSOURCES DE RÉFÉRENCE complète ce document.
Le 3e Baromètre de l’isolement des personnes âgées, publié par les Petits Frères des Pauvres, révèle une hausse de plus de 150 % en dix ans du nombre de personnes âgées en situation de "mort sociale", soit 750 000 personnes sans lien familial, amical ou de voisinage. Ce phénomène touche particulièrement les petites communes rurales, fragilisées par la disparition des commerces de proximité et la sédentarité. Dans ces territoires, 9 % des plus de 60 ans ne sortent jamais, et 60 % sortent moins d’une fois par jour. Face à cette invisibilité, les communes, notamment à travers l’action des Centres communaux d’action sociale (CCAS), ont un rôle essentiel à jouer : repérer les situations de fragilité, prévenir l’isolement et recréer du lien social via des lieux de convivialité.
Cette recommandation de la Haute autorité de santé (HAS) a pour objectif d’améliorer la prise en charge en santé mentale des enfants relevant de la protection de l’enfance. Elle s’articule autour de trois axes majeurs, déclinés selon les grandes étapes du parcours de soins. Elle insiste d’abord sur l’importance d’un repérage précoce des besoins en soins psychiatriques, en proposant des outils et méthodes pour identifier rapidement les signes de souffrance psychique chez les enfants protégés. Une intervention rapide permet de prévenir l’aggravation des troubles. Elle vise ensuite à faciliter l’accès aux soins, en agissant sur les freins rencontrés et en renforçant la coordination entre les acteurs de la protection de l’enfance et les structures de psychiatrie infanto-juvénile, à travers des dispositifs de liaison, des instances de coordination et des partenariats renforcés. Enfin, elle recommande de garantir un suivi personnalisé, stable et durable, adapté aux besoins de chaque enfant, en veillant à assurer la continuité des soins malgré les éventuelles ruptures dans leur parcours de vie.
Cet état des lieux sur la santé mentale des Français depuis la fin de la crise sanitaire de la Covid-19 réalisé par la commission des affaires sociales du Sénat constate que la dégradation est une tendance de fond et s’inquiète de l’explosion des troubles psychiques chez les jeunes. Elle alerte sur la nécessité de réduire les inégalités territoriales dans l’accès aux soins et de mobiliser l’ensemble des acteurs pour garantir une prise en charge graduée et de proximité aux patients. Parmi les 22 recommandations formulées pour répondre aux difficultés de la psychiatrie et améliorer le repérage et la prise en charge des troubles psychiques, trois priorités sont identifiées : lever les freins au déploiement des infirmières en pratique avancée (IPA) mention psychiatrie et santé mentale ; renforcer les centres médico-psychologiques (CMP) pour les maintenir comme structure pivot de la prise en charge psychiatrique ; faciliter les interventions à domicile grâce aux CMP ou à des équipes mobiles spécialisées.
Ce rapport fait suite à celui paru en 2023 "Poussé·e·s vers les ténèbres" et présente de nouveaux éléments prouvant que, près de deux ans plus tard, le fil « Pour toi » de TikTok continue de pousser les enfants et les jeunes qui manifestent un intérêt pour la santé mentale dans un cercle vicieux de contenus dépressifs ou valorisant l’automutilation et le suicide. Rassemblant des témoignages de jeunes et de parents concernés en France, ainsi que de nouvelles preuves issues de recherches techniques, le rapport montre que TikTok ne fait rien pour remédier aux risques systémiques que son modèle fait courir aux enfants et aux jeunes, en violation des normes internationales relatives à la responsabilité des entreprises en matière de droits humains ainsi que de ses obligations contraignantes au titre du Règlement sur les services numériques de l’Union européenne. Le rapport lance un appel urgent à l’entreprise TikTok, mais aussi aux autorités de régulation françaises et européennes afin qu’elles agissent fermement pour l’obliger à respecter les droits de l’enfant et les droits humains et émet des recommandations.
Cette synthèse des connaissances réalisée par l’Institut national de santé publique (INSPQ) a été commandée par la Direction de la surveillance de l’état de santé du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). Son objectif principal est le développement d'un modèle conceptuel permettant de soutenir les travaux autour de la surveillance de la santé mentale et les troubles mentaux courants et de leurs déterminants. Ce travail s’inscrit dans la mise en œuvre du nouveau plan d’action interministériel en santé mentale (PAISM) et en cohérence avec le Programme national de santé publique 2015-2025 (PNSP). A l’aide de données probantes, ce nouveau plan permettra d’orienter les actions de promotion et de protection de la santé mentale et celles visant la prévention et le traitement des troubles mentaux. À cet effet, une revue de la littérature scientifique et grise a été réalisée, en se centrant principalement sur des cadres de surveillance existants.