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David Banta en 2023, définit les données probantes comme "des conclusions tirées de recherches et autres connaissances qui peuvent servir de base utile à la prise de décision dans le domaine de la santé publique et des soins de santé », et le Centre de collaboration nationale en santé publique canadien (2011), précise que « la santé publique fondée sur des données probantes est "le processus consistant à extraire et à disséminer les meilleures données disponibles issues de la recherche, de la pratique et de l’expérience, ainsi qu’à utiliser ces données pour éclairer et améliorer la pratique et les politiques en santé publique". »

Les références bibliographiques mentionnées ci-dessous sont extraites de la base de données Bib-Bop ; les documents sont accessibles en ligne ou consultables dans notre centre de documentation à Dijon. Ils proposent des données probantes ou des synthèses de connaissances sur les thématiques de santé déclinées dans le cadre du Rrapps BFC.

 

 

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Paris : UNICEF, FNARS, 2025, 14 p.

Pour la septième année consécutive, la Fédération des acteurs de la solidarité (FNARS) et Unicef France publient un état des lieux du nombre de mineurs sans abri en France. Au 18 août 2025, 2 159 enfants, dont un quart de moins de trois ans, étaient sans solution d’hébergement malgré un appel au 115. Cette hausse de 6 % en un an (et 30 % depuis 2022) s'explique par la saturation des dispositifs d’accueil et la crise du logement, malgré les promesses gouvernementales de « zéro enfant à la rue ». Les régions les plus touchées sont l’Île-de-France, l’Auvergne-Rhône-Alpes, l’Occitanie et les Hauts-de-France. L'accent est mis cette année sur la situation des enfants mal-logés dans les territoires ultramarins où les indicateurs disponibles, bien que très incomplets, permettent d’estimer à 600 000 le nombre de personnes concernées par le mal-logement ou sans domicile dans les DROM, soit près de 3 habitants sur 10.

Paris : FAS, 2025, 20 p.

Ce document élaboré par 12 associations fait état d’une évolution des besoins au sein du parc d’hébergement en raison d’une présence accrue des familles et de l’allongement de la durée de séjour. Si l’accès à un logement stable et pérenne doit être une priorité, notamment à travers la politique de Logement d’abord mise en œuvre depuis 2017, la réalité du terrain impose également d’adapter les conditions d’hébergement et d’accompagnement en portant une attention particulière aux besoins des enfants et familles. Les associations émettent des recommandations structurées en 7 axes : adapter les conditions matérielles d’hébergement aux besoins spécifiques des enfants et familles ; garantir un accompagnement global, sans rupture et prenant en considération les besoins spécifiques des enfants ; respecter le droit des enfants hébergés à être entendus et à voir leur opinion prise en compte ; garantir l’accès des enfants et familles hébergés à une alimentation suffisante, saine, durable et choisie ; garantir l’accès aux soins des enfants et familles hébergés ; porter une attention particulière aux 1 000 premiers jours de l’enfant ; garantir un accès à la scolarisation et aux activités péri et extrascolaires.

Québec : INSPQ, 2025, 45 p.

Cette synthèse des connaissances a été élaborée à la demande du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec dans le cadre de l’élaboration du second Plan d’action interministériel de la politique gouvernementale de prévention en santé. Elle vise à définir les enjeux qui sont potentiellement associés à l’accès aux espaces de plein air de proximité en matière d’inégalités sociales de santé. Les résultats font ressortir que l'accès à ces espaces est plus qu'une question de distance avec le milieu de vie et que deux catégories de population, les personnes à faible revenu et certaines communautés culturelles, sont plus particulièrement concernées. Quatre dimensions de barrières peuvent influencer leur accès aux activités en plein air de proximité : les barrières physiques, les barrières politiques et socioculturelles, les barrières personnelles et les barrières associées aux perceptions quant aux effets des barrières.

TCHEKHOFF Aude
Paris : FAS, FNSS, 2025, 28 p.

Ce rapport prolonge l’étude menée en 2024 par la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) sur les femmes et le sans-abrisme, en s'intéressant spécifiquement aux dispositifs de veille sociale, tels que les accueils de jour et les maraudes. Il repose sur les observations des structures œuvrant au contact direct des personnes sans domicile, en métropole comme dans les territoires ultramarins, qu’elles soient professionnelles ou bénévoles. L’enquête brosse un portrait précis des réalités vécues par les femmes sans-abri : féminisation croissante de la précarité, violences multiples, ruptures institutionnelles, ainsi que des problèmes de santé, notamment mentale. Le rapport décrit également les actions mises en place par les structures d’accueil, tout en soulignant la nécessité de renforcer les formations, les outils et les partenariats pour une prise en charge plus digne et adaptée. Il s’inscrit dans une démarche plus large de documentation sur le mal-logement et la précarité au féminin, notamment pour les femmes seules ou accompagnées d’enfants.

Paris : Secours Catholique Caritas France, Réseau CIVAM, Solidarité paysans, Fédération française des diabétiques, 2024, 88 p.

Faisant le triple constat que le modèle alimentaire actuel pousse à la dégradation de la condition de vie des personnes, à la détérioration croissante de la santé publique et des écosystèmes, le Secours catholique, le réseau Civam, Solidarité paysans et la Fédération française des diabétiques en collaboration avec le bureau d’étude Le Basic ont réalisé un rapport chiffré et enrichi de nombreux témoignages de terrain pour estimer les coûts sanitaire, social et environnemental de l'alimentation. Les quatre organisations y dénoncent un système qui bloque structurellement la résolution de la triple équation de l’accessibilité sociale, de la durabilité de l'alimentation et de la juste rémunération des producteurs. Elles démontrent notamment que le prix payé pour se nourrir ne reflète en aucune manière les coûts pour la société, et invite à repenser en profondeur le système alimentaire ainsi que la façon dont il est soutenu, notamment par les pouvoirs publics. Elles pointent 30 pistes concrètes pour garantir un accès équitable à une nourriture de qualité, tout en assurant un revenu décent pour les agriculteurs et en respectant les limites planétaires, et invitent à dépasser collectivement les clivages, à prendre conscience des enjeux et à opérer un sursaut démocratique salutaire.

DJATAOU Noor-Yasmin, FURNON-PETRESCU Hélène, SEILER Carine
Paris : IGAS, 2024, 112 p.

Ce rapport apporte un éclairage sur la pauvreté des jeunes ruraux de 16 à 29 ans, leurs conditions de vie et analyse leurs facteurs spécifiques de fragilité au regard de ceux de l’ensemble de la jeunesse.

Paris : ATD Quart Monde, 2024, 37 p.

Ce plaidoyer d'ATD Quart Monde dénonce le paradoxe suivant : bien que des institutions et organismes aient pour mission d’aider les citoyens à accéder à leurs droits, les personnes en situation de pauvreté rencontrent souvent des obstacles, ce qui entraîne insatisfaction, souffrance et maltraitance. Quatre propositions clés sont avancées pour inverser cette situation : garantir un revenu minimum inconditionnel : mettre en place un revenu insaisissable et sans condition pour assurer une existence digne et des droits durables ; humaniser les services publics : offrir un accueil personnalisé, humain et non exclusivement numérique, avec un accompagnement adapté ; associer les plus pauvres à l’action publique : s'appuyer sur leur vécu pour façonner des politiques plus justes et inclusives ; simplifier les recours juridiques et administratifs : garantir un accès équitable à l’information et au soutien juridique, sans dépendre du bon vouloir des institutions. Ces mesures visent à rendre les droits réellement accessibles à tous.

Paris : Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), Délégation interministérielle à l'hébergement et à l'accès au logement, 2024, 78 p.

Suite aux difficultés remontées par les gestionnaires d’établissements pour accéder à une alimentation journalière de qualité, la Fédération des acteurs de la solidarité propose un plan d’accompagnement « prestation d’alimentation » dont l'objectif est d’aider les structures et leurs équipes à améliorer leur offre et à proposer un accompagnement par l’alimentation adaptée aux personnes en situation de précarité qu’ils hébergent et accompagnent. Cette publication est un recueil de 7 fiches réparties en trois parties : la première partie présente dans une fiche pédagogique des éléments de méthode et de réflexion ; la seconde partie comporte des fiches pratiques et des exemples d'actions à mettre en place ; la dernière partie propose des outils de sensibilisation, d'information et de communication à destination des personnes en situation de précarité alimentaire et des professionnels qui les accompagnent. La Fédération formule par ailleurs des recommandations à destination des pouvoirs publics pour lutter contre la précarité alimentaire dans le cadre du futur déploiement du "Plan logement d'Abord 2".

AMIAND Laurent, MORILLION Clément (et al.)
Paris : Croix-Rouge française, CREDOC, 2024, 165 p.

Fruit d'un travail collaboratif entre experts, acteurs de terrain et personnes sinistrées, cette publication présente une analyse de l'état de préparation de la société française face aux conséquences du dérèglement climatique et dresse des constats sans appel. Elle formule des propositions pour mieux se préparer à faire face aux évènements climatiques extrêmes et réduire leurs impacts sur les populations, notamment les plus vulnérables. Ce rapport vise à renforcer la capacité collective de résilience par la prospective, l'anticipation, l'engagement solidaire.

BACHMANN Nicole
Berne : Promotion santé Suisse, 2024, 20 p.

Cette publication explique comment les relations et réseaux sociaux influencent directement la santé psychique et le bien-être. Elle présente les bases scientifiques, les défis (inégalités, cercles vicieux d’isolement) et propose des recommandations d’action au niveau communal et cantonal, notamment pour les enfants, les adolescents et les personnes âgées.

Paris : Institut Montaigne, 2024, 188 p.

Après 18 mois de travail collaboratif incluant plus d’une centaine d’auditions, ce rapport formule six recommandations clés pour lutter contre la précarité alimentaire en France. Il propose des solutions concrètes et applicables pour réduire cette précarité et promouvoir une alimentation saine et accessible pour tous, en mobilisant des leviers socio-économiques, culturels et géographiques. Parmi les recommandations, le chèque alimentaire se distingue comme un outil central pour garantir l’accès à une alimentation de qualité, particulièrement crucial pour les ménages vulnérables face à l’inflation croissante. Dans un contexte de hausse continue des prix, cette mesure longtemps discutée devient incontournable dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. L’Institut Montaigne insiste sur l’urgence d’une intervention, soulignant que, pour de nombreux ménages modestes, l’alimentation est désormais une variable d’ajustement budgétaire, ce qui pose de graves risques pour la santé publique.

Paris : Secours Catholique Caritas France, 2024, 167 p.

Ce rapport est fondé sur les statistiques collectées par le Secours Catholique durant l'année 2023, enrichies d’entretiens réalisés avec des bénévoles et des personnes rencontrées. Il comporte un dossier thématique sur l’accès aux prestations sociales des personnes accompagnées par l’association ainsi que sur les conséquences de la dématérialisation. Il propose également un profil général avec 15 fiches décrivant les caractéristiques sociodémographiques, les situations face à l’emploi ainsi que les ressources et conditions de vie des ménages rencontrés. Divers regards viennent croiser et éclairer les analyses : celui de personnes rencontrées, par le biais de textes d’analyse collective élaborés, à partir de leur vécu, par trois groupes au cours de l’année 2024, à Metz, Versailles et Saint-Quentin ; les regards du Secours Catholique, qui intègrent des constats de terrain, des exemples d’actions mises en œuvre et des propositions concrètes ; le regard de la Défenseure des droits, Claire Hédon, qui réagit au rapport et partage des pistes de réflexion.