Le rapport du Haut conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA) alerte sur le recul de la présence des enfants dans les espaces publics, remplacés par des lieux clos. Cette "nouvelle sédentarité" compromet leur développement, leur sociabilité et leur lien avec la nature. Parmi les causes, le HCFEA pointe des infrastructures inadéquates en zones rurales, la pollution, ainsi que les inquiétudes des parents face aux risques pour la sécurité des enfants. Ce phénomène affecte particulièrement les quartiers défavorisés et limite davantage l’autonomie des filles, souvent retenues par des craintes d’agressions. Le HCFEA appelle à une mobilisation collective, s’appuyant sur des initiatives telles que "Ville amie des enfants", "Villes éducatrices" et les conseils municipaux de jeunes, tout en promouvant des projets éducatifs, préventifs et de santé pour améliorer la qualité de vie des enfants.
Données probantes et prometteuses - Santé environnement
David Banta en 2023, définit les données probantes comme "des conclusions tirées de recherches et autres connaissances qui peuvent servir de base utile à la prise de décision dans le domaine de la santé publique et des soins de santé », et le Centre de collaboration nationale en santé publique canadien (2011), précise que « la santé publique fondée sur des données probantes est "le processus consistant à extraire et à disséminer les meilleures données disponibles issues de la recherche, de la pratique et de l’expérience, ainsi qu’à utiliser ces données pour éclairer et améliorer la pratique et les politiques en santé publique". »
Les références bibliographiques mentionnées ci-dessous sont extraites de la base de données Bib-Bop ; les documents sont accessibles en ligne ou consultables dans notre centre de documentation à Dijon. Ils proposent des données probantes ou des synthèses de connaissances sur les thématiques de santé déclinées dans le cadre du Rrapps BFC.
Ce guide s’adresse aux personnes œuvrant dans les milieux publics, communautaires ou des médias en lien avec l’environnement ou la santé et qui souhaitent communiquer de manière plus efficace à propos des changements climatiques et des moyens de les atténuer ou de s’y adapter. Il est basé sur un rapport de recherche "Communiquer sur l’adaptation aux changements climatiques dans un contexte pandémique au Québec" réalisé en 2023. Décrivant les grandes embûches à la communication des changements climatiques (complexité, écoémotions négatives, déni, ...) dans une première partie, le guide prodigue ensuite des conseils pour adopter une approche équilibrée, ciblée, constructive et mobilisante.
Fruit d'un travail collaboratif entre experts, acteurs de terrain et personnes sinistrées, cette publication présente une analyse de l'état de préparation de la société française face aux conséquences du dérèglement climatique et dresse des constats sans appel. Elle formule des propositions pour mieux se préparer à faire face aux évènements climatiques extrêmes et réduire leurs impacts sur les populations, notamment les plus vulnérables. Ce rapport vise à renforcer la capacité collective de résilience par la prospective, l'anticipation, l'engagement solidaire.
Faisant le triple constat que le modèle alimentaire actuel pousse à la dégradation de la condition de vie des personnes, à la détérioration croissante de la santé publique et des écosystèmes, le Secours catholique, le réseau Civam, Solidarité paysans et la Fédération française des diabétiques en collaboration avec le bureau d’étude Le Basic ont réalisé un rapport chiffré et enrichi de nombreux témoignages de terrain pour estimer les coûts sanitaire, social et environnemental de l'alimentation. Les quatre organisations y dénoncent un système qui bloque structurellement la résolution de la triple équation de l’accessibilité sociale, de la durabilité de l'alimentation et de la juste rémunération des producteurs. Elles démontrent notamment que le prix payé pour se nourrir ne reflète en aucune manière les coûts pour la société, et invite à repenser en profondeur le système alimentaire ainsi que la façon dont il est soutenu, notamment par les pouvoirs publics. Elles pointent 30 pistes concrètes pour garantir un accès équitable à une nourriture de qualité, tout en assurant un revenu décent pour les agriculteurs et en respectant les limites planétaires, et invitent à dépasser collectivement les clivages, à prendre conscience des enjeux et à opérer un sursaut démocratique salutaire.
Ce rapport est le fruit d’un partenariat continu entre le Rapport mondial de suivi sur l’éducation (GEM) et le projet de Suivi et d’évaluation de la communication et de l’éducation climatiques . Il constitue la première d’une nouvelle série de publications du Rapport GEM visant à faire progresser la recherche et le suivi des liens entre l’éducation et les autres objectifs de développement durable. Cette publication soutient que l’éducation au changement climatique joue un rôle évident, quoique sous-estimé, dans le développement des capacités professionnelles nécessaires à la transition vers une économie verte, circulaire et régénératrice et qu'elle doit s’adapter pour faire partie intégrante du programme de lutte contre le changement climatique. Le rapport émet des recommandations à l'attention des dirigeants mondiaux en indiquant quatre objectifs à poursuivre.
Cette synthèse des connaissances s’inscrit dans le projet Villes vivantes dont l’objectif est d’aider les municipalités à se doter d’actions concrètes pour mettre en œuvre des trames vertes de proximité au bénéfice de certains groupes de population pouvant davantage subir les effets délétères des changements climatiques comme les personnes aînées et les personnes en situation de défavorisation. Elle a pour objectif d'identifier les facteurs qui influencent les déplacements actifs (marche ou vélo) ainsi que l’utilisation des trames vertes urbaines pour ses deux groupes de population. Ces facteurs facilitant ou limitant ont été regroupés en quatre catégories : les facteurs individuels ou personnels, les facteurs de l’environnement physique ou bâti, les facteurs de l’environnement social et les facteurs climatiques ou météorologiques.
Ces actes proposent une synthèse des échanges et des tables rondes du colloque "Faire battre One health au coeur de la France" organisé par le do-tank France for one health qui promeut la création de liens entre les acteurs de la santé animale, de la santé environnementale et de la santé humaine et qui a pour objectif d'informer et de porter des propositions pour développer One health en France. Trois tables rondes ont structuré les deux matinées d'échanges : 1) comment donner vie à One health dans les territoires ; 2) comment affirmer au sein de l’Etat un changement culturel en faveur de One health ; 3) comment adapter les pratiques professionnelles aux défis posés par One health. Trois propositions sont émises pour lever les freins qui subsistent et pour soutenir la concrétisation et la diffusion de cette approche.
Ce document synthétise un article scientifique dans lequel ses auteurs et autrices ont exploré, en réalisant une revue de la littérature, dans quelle mesure les principes et les méthodes de la promotion de la santé et de la réduction des risques sont intégrés dans les pratiques One Health.
Cette étude menée par l’Irdes, en partenariat avec le secrétariat général du Haut conseil pour l’avenir de l’Assurance maladie (Hcaam) – dont elle n’engage pas les membres – porte sur l’empreinte écologique des systèmes de santé et les différentes stratégies susceptibles d’atténuer celle-ci. Cette question ayant été peu documentée à ce jour, il est apparu nécessaire d’élaborer une synthèse de la littérature existante, de plus en plus abondante, concernant les différentes stratégies envisageables et leur efficacité. L’objectif ici est de proposer un cadre d’action fondé sur des preuves, visant à assurer la soutenabilité environnementale du système de santé français. Deux revues de littérature sont proposées : la première présente un panorama des principales sources de pollution et des principaux domaines du système de santé qui contribuent à l’empreinte écologique ; la seconde identifie un échantillon représentatif des mesures mises en œuvre dans les pays industrialisés – et leur impact estimé – pour réduire l’empreinte écologique des activités de soins. Les résultats de ces deux revues et l’analyse des principaux acteurs impliqués dans la surveillance et la réduction de l’impact environnemental des soins en France ont servi de base pour proposer un cadre d’action holistique visant à améliorer la soutenabilité environnementale du système de santé. [D'après résumé auteur]
Présentant les grands défis écologiques et les inégalités socio-environnementales de notre temps, plus de 150 auteurs présentent les méthodes et approches de la santé publique environnementale d’aujourd’hui en s’appuyant sur les données les plus récentes, établissent des objectifs au gré d’exemples illustrés et d’études de cas en Europe, en Afrique et en Amérique du Nord. Cette 2ème édition s’enrichit de nouvelles perspectives comme la démarche « Une seule santé », le concept d’exposome, et offre une vision globale des impacts sanitaires des changements climatiques.
Cette synthèse de la littérature, réalisée par l’Observatoire régional de la santé (ORS) des Pays de la Loire, à la demande de l’Agence régionale de santé (ARS), est destinée aux décideurs publics comme du personnel de l'éducation nationale et des aménageurs. Elle vise à décrire les liens entre les espaces scolaires et les déterminants de la santé : qualité de l’air, ambiance sonore, confort thermique et visuel, activité physique, accès à la nature et à la biodiversité… Afin d'accompagner aux mieux les acteurs dans l’aménagement d’écoles favorables à la santé, elle propose également des recommandations, et des outils existants.
Fruit d'un travail collaboratif entre le département Energie climat de l'Institut Paris Région, l’Association des maires d'Ile-de-France (AMIF), l’Agence régionale énergie climat (AREC) et l’ADEME Ile-de-France, ce recueil de recommandations et de bonnes pratiques, élaboré avec un groupe d'élus franciliens volontaires, a pour objectif d'aider les élus à s'emparer des questions d'adaptation au changement climatique. Il apporte des réponses en donnant des clés opérationnelles pour favoriser le passage à l'action et mieux prendre en compte cet impératif dans les politiques publiques locales.