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~ DES DÉFINITIONS ~

Dans le domaine de la santé publique et du développement, la notion de « mobilisation sociale » fait référence selon l’UNICEF (2005, p. 6) « aux processus qui permettent de mobiliser et de motiver un grand nombre de partenaires et de collaborateurs au niveau national comme au niveau local afin d’accroître l’attention et la demande pour la réalisation de certains objectifs à travers le dialogue. Les représentants des institutions publiques, les réseaux sociaux ou citoyens, les groupes religieux et non-religieux sont invités à travailler de manière coordonnée pour impliquer des groupes de personnes spécifiques dans un dialogue autour de messages planifiés. En d’autres termes, la mobilisation sociale cherche à faciliter le changement à travers l’engagement d’un ensemble d’acteurs dans des efforts concertés et complémentaires » (Notre traduction). Il apparaît clairement à travers cette définition institutionnelle que la mobilisation sociale ne saurait se réduire à la diffusion verticale et descendante d’informations, mais qu’elle repose au contraire sur un échange d’informations et de connaissances entre les partis-prenantes de problèmes que l’on cherche à traiter collectivement. »

Jourdain Frédéric, Perrin Yvon. La mobilisation sociale contre Aedes albopictus : inventaire des méthodes, outils et synthèse des expériences. Paris : Centre national d’expertise sur les vecteurs, 2016, 69 p. En ligne : https://www.anses.fr/fr/system/files/CNEV-Ft-Avril2016-Mobilisation_sociale_aedes_albopictus_inventaire_outils_synthese.pdf

 


 

« Dans le cadre de la mobilisation sociale contre le moustique tigre, les recherches montrent l’intérêt de la prise en compte des discours des habitants, qui fournissent de nombreux éléments sur lesquels se baser pour adapter les messages :

  • Le primat de la perception de la nuisance, plutôt que du risque sanitaire ;
  • La méconnaissance du fonctionnement du moustique et l’idée qu’il soit animé par une volonté de nuire ;
  • Le fait que chacun croit mener une « guerre » solitaire contre le moustique ;
  • Le manque de communication entre les habitants à ce sujet.

À partir de ces éléments, on peut repérer des premiers leviers de la mobilisation sociale dans la lutte aux nuisances causées par les moustiques tigres :

  • S’ajuster aux représentations et savoir répondre aux idées toutes faites, afin d’inscrire les changements des comportements dans des rituels préexistants ;
  • Occasionner la communication entre les habitants sur le sujet pour qu’ils puissent faire front commun, ou en tout cas rendre visible l’engagement de tout le monde. »

Sagni Andrea. Le moustique tigre, les ambroisies et les chenilles processionnaires, comment mobiliser les publics ? Synthèse du séminaire collaboratif chercheurs, acteurs de terrain, décideurs. Lyon : Ireps Auvergne Rhône-Alpes, 2021, 13 p. En ligne : http://ireps-ara.org/actualite/action_dl.asp?action=999&idz=47d8b67e6472f70727eba8e42b732e7c


 

La communication sociale désigne l’ensemble des actes de communication qui visent à modifier des comportements, des représentations ou à renforcer des solidarités. La mobilisation sociale est un processus utilisant la communication pour rallier à une cause et inciter à l’action le plus grand nombre de personnes afin d’atteindre un objectif social commun, grâce aux efforts et contributions de tous. Les notions de communication sociale et de mobilisation sociale sont intimement liées : la première étant un levier permettant d’obtenir la seconde, l’une et l’autre s’avérant indispensables au succès de tout projet de lutte contre les moustiques urbains.

Guide à l'attention des collectivités souhaitant mettre en œuvre une lutte contre les moustiques urbains vecteurs de dengue, de chikungunya et de zika. Maisons-Alfort : Anses, Centre national d'expertise sur les vecteurs, 2016, p. 29. En ligne : https://www.anses.fr/fr/system/files/CNEV-Ft-Juin2016-Guide_collectivites_lutte_antivectorielle.pdf

Mise à jour : 20/07/2022